Depuis leur arrivée sur le marché français, les Tesla se vendent comme des petits pains. En septembre dernier, la Model 3 est même devenue la voiture la plus vendue du mois en Europe. Un vrai record pour la marque créée par Elon Musk, qui devient ainsi le premier constructeur de voitures électriques à occuper cette toute première position.
Mais si les Tesla sont la voiture de rêve de beaucoup de personnes, elles ne sont pas parfaites pour autant. En effet, des chercheurs en sécurité informatique remettent régulièrement en doute le fonctionnement de ces voitures, et une partie plus précise : la sécurité du verrouillage de ces dernières.
Le problème d’authentification des cartes est bien connu chez Tesla
Car contrairement aux voitures que nous croisons tous les jours dans la rue, pas de clé pour ouvrir une Tesla. Si l’application est la solution plébiscitée par la marque, il existe également l’alternative de la carte NFC. Cette dernière a l’avantage d’être unique à chaque voiture, ce qui est un gage de sécurité selon la marque.
Un avis que ne partage pas du tout Martin Herfut, un chercheur en informatique autrichien. Ce dernier a d’ailleurs fait une démonstration impressionnante. Il arrive ainsi à ouvrir et prendre le contrôle d’une Tesla en à peine 130 secondes. Comme il l’explique dans l’article accompagnant sa découverte, Herfut estime que cette faille a été créée par Tesla elle-même.
L’an dernier la marque américaine a publié une mise à jour qui devait permettre de simplifier la vie des utilisateurs en rendant le déverrouillage de la voiture par une clé plus facile. Le mouvement était plus naturel, il n’était pas nécessaire de poser la carte pile au bon endroit. Une fonctionnalité banale au premier abord, mais qui s’est révélée être une vraie faille de sécurité majeure.
130 secondes où la voiture est en accès libre
Pour bien comprendre la faille informatique découverte par Herfut, il faut comprendre comment s’ouvre une Tesla. Une fois que vous avez déposé la carte sur le lecteur, situé sur la portière, vous avez 2 minutes top chrono pour vous identifier, sinon la voiture ne va pas démarrer. Mais selon Herfut ce laps de temps serait largement suffisant pour créer des nouvelles cartes et ainsi pouvoir utiliser ce biais dans le système de Tesla.
Car durant les 130 secondes entre la première authentification et le nouveau verrouillage de la voiture, cette dernière accepte toutes les nouvelles cartes Tesla et les reconnaît comme authentiques alors qu’elles ne le sont pas du tout.
Plus dangereux encore pour les utilisateurs de Tesla, l’application mobile qui est rattachée à la voiture ne détecte rien d’anormal pendant cette manœuvre. Il est donc impossible de se rendre compte que l’on est en train de se faire voler sa Tesla. À noter cependant qu’Herfut a assuré que ce système avait peu de chance de se déployer à grande échelle.
Ce dernier demande malgré tout de grandes connaissances en informatique, et tout le monde ne pourra pas voler une Tesla de la sorte. En tout cas, ce n’est pas la première fois que la marque d’Elon Musk se fait pincer pour sa cybersécurité imparfaite.