La Chine vient de franchir un nouveau cap dans sa gestion hégémonique des réseaux sociaux. Il y a quelques mois, le gouvernement interdisait déjà les personnages dont le genre n’était pas clairement défini. En ligne de mire, les hommes jugés trop efféminés, comme l’archer Venti dans Genshin Impact. Cette fois rapporte le South China Morning Post, une série de nouvelles règles publiée par les autorités vient interdire certains sujets, mais aussi bon nombre de comportements.
Des dizaines d’interdictions
Concrètement, les nouvelles règles interdisent désormais aux streamers d’adopter un “style de vie extravagant“, sans pour autant préciser à quoi cela fait référence. Le journal détaille cependant que le simple fait de montrer des produits de luxe, de l’argent liquide ou de promouvoir sa propre richesse au détriment de groupes à faibles revenus sera passible de poursuites. Le “gaspillage excessif de nourriture” sera également puni, à l’image des récentes actions gouvernementales pour endiguer ce phénomène de plus en plus problématique dans le pays.
Parmi les 31 nouvelles règles édictées par le Parti communiste chinois, la nécessité pour les influenceurs “d’incarner activement les valeurs socialistes fondamentales” du gouvernement. En plus de l’interdiction de critiquer les autorités, les streamers devront aussi adopter “le bon ton dans l’orientation politique“.
En plus de la politique, certains sujets comme la médecine, la finance ou le droit seront également interdits, à moins que les personnes en question ne puissent prouver une “qualification pertinente” sur le sujet. Encore une fois, aucune précision sur la nature des qualifications nécessaires n’a été fournie par le gouvernement. Utiliser un deepfake sera également passible de sanctions.
Les robots sont aussi visés
En cas de manquement aux règles, les streamers dissidents s’exposent à de lourdes sanctions. La police chinoise de l’Internet compterait plus de 50 000 agents de surveillance prêts à faire régner l’ordre. De son côté, cette nouvelle règlementation ne s’appliquera pas qu’aux humains. Selon l’Administration nationale de la radio et de la télévision de Chine, toute intelligence artificielle capable de livrer des discours contraires à la politique chinoise pourra également faire l’objet de sanctions. L’IA de Google n’a qu’à bien se tenir.