Le 14 octobre dernier, Disney+ a envoyé un mail à ses abonnés pour les notifier d’une modification de ses conditions générales d’utilisation. En amont de la révision de la grille tarifaire — qui va inclure une formule low cost avec de la publicité — Mickey a encore quelques changements à annoncer. La plus importante concerne la publicité, qui devait n’être incluse que dans l’abonnement le moins cher. Néanmoins, une subtilité risque de susciter quelques grognements. En effet, tous les utilisateurs devront composer avec de courtes pages de réclames. Pour les abonnés à la formule proposée à 5,99 euros par mois, l’expérience devrait être similaire à celle de Netflix. Concrètement, quelques publicités seront diffusées avant la lecture d’un épisode ou pendant si celui-ci est long. Il en sera de même pour les films. La récurrence de ces interruptions n’a pas encore été précisée par le service de streaming.
Si les utilisateurs qui prêts à débourser 8,99 ou 11,99 euros par mois se croyaient épargnés, Disney+ se réserve tout de même le droit d’ajouter quelques coupures. On peut lire dans le mail repéré par PhonAndroid : “Une disposition a été ajoutée pour préciser que les abonnements ‘sans publicité’ peuvent inclure un contenu promotionnel limité, des informations sur des marques Disney y compris dans le contenu en direct ou des événements spéciaux qui contiennent des pauses publicitaires traditionnelles”.
La démarche n’est pas sans rappeler celle adoptée par Prime Video depuis son lancement, qui veut que chaque épisode ou film soit précédé d’une courte annonce pour promouvoir la production la plus populaire du moment au sein de son catalogue. Reste à voir désormais quelles sont les marques Disney concernées par de telles mesures. Des publicités pour Disneyland Paris ou encore des produits dérivés ne sont pas à exclure.
Pas de bloqueurs pour passer entre les mailles du filet
Disney+ a ajouté une section dédiée aux bloqueurs de publicité, très utilisés sur navigateur. Comme YouTube, qui fait la chasse à ce genre d’outils, la plateforme interdit son usage dans ses rayonnages. Si vous vouliez souscrire un abonnement avec publicité et utiliser un moyen pour contourner les pages de réclame, sachez que cela ne sera pas possible. L’entreprise annonce l’ajout d’une “clause interdisant les bloqueurs de publicités”, elle précise également qu’elle se “réserve le droit, moyennant préavis, de suspendre ou résilier votre abonnement si vous prenez des mesures pour empêcher l’affichage des publicités”.
Encore quelques jours avant la hausse
Dans moins de deux semaines, les abonnés Disney+ seront mis face à un choix. Dès le 1ᵉʳ novembre, leur abonnement passera automatiquement à 11,99 euros par mois au lieu de 8,99 euros. Cette hausse, de trois euros tout de même, leur permettra de conserver toutes les options dont ils bénéficient actuellement. Cela comprend l’accès à l’Ultra HD, HDR et le son Dolby Atmos. Cette formule Premium inclut par ailleurs quatre écrans simultanés et le téléchargement pour profiter de vos contenus hors connexion. Pour 8,99 euros par mois, le prix de l’abonnement actuel, il faudra faire quelques concessions du côté de la qualité et surtout du nombre d’écrans disponibles simultanément. Seuls deux profils pourront regarder une série en même temps, et uniquement en Full HD. Enfin, pour la formule la plus avantageuse financièrement, le téléchargement ne sera pas disponible. Du reste, l’abonnement partage les mêmes caractéristiques que celui proposé 2 euros plus cher, avec évidemment plusieurs interruptions pour justifier son titre d’abonnement supporté par la publicité.
À noter que cette modification des conditions d’utilisations n’inclut pour l’heure pas le partage de mot de passe. Néanmoins, à l’instar de Netflix, le géant du divertissement envisage de prochainement limiter l’accès à un compte aux seuls résidents d’un même foyer. Le Canada est déjà concerné par de telles mesures, qui devraient être déployées au cours de l’année 2024 dans le reste du monde.