Tesla a récemment apporté des changements importants à son système de conduite assistée, l’Autopilot, notamment en modifiant le mécanisme de sanctions pour les utilisateurs qui ne respectent pas les consignes de sécurité.
On ne peut pas faire n’importe quoi au volant
La mise à jour 2024.20 inaugure une nouvelle approche pour gérer les abus du système. Historiquement, les conducteurs qui ignoraient les alertes de l’Autopilot pouvaient voir cette fonctionnalité désactivée après un certain nombre de violations. Tesla a mis en place un système de points plus flexible et orienté vers la réhabilitation.
Le principe de « l’Autopilot Jail », ou prison de l’Autopilot, a été ajusté pour offrir aux conducteurs une chance de récupérer leur accès au système plus rapidement, à condition de démontrer un comportement responsable. Si un conducteur accumule cinq « strikeouts » – des désengagements forcés de l’Autopilot après plusieurs avertissements de manque d’attention – l’accès au système est suspendu.
Cependant, avec la mise à jour 2024.20, Tesla a imaginé une période de probation hebdomadaire. Pour chaque semaine sans incident, un point est retiré de leur total. Par exemple, si un conducteur a accumulé quatre désengagements, une semaine de conduite sans violation réduit ce nombre à trois. Ce système encourage une utilisation plus prudente et permet aux conducteurs de regagner progressivement la confiance du système (même s’ils pourront avoir l’impression de rouler avec un garde-chiourme sur le siège passager…).
Pour maximiser la sécurité, Tesla maintient que l’utilisation de l’Autopilot doit être encadrée par des règles strictes. Une utilisation inappropriée, définie par l’accumulation de cinq strikeouts, entraîne une suspension d’une semaine de l’accès à l’Autopilot. Un désengagement est enregistré lorsque le système Autopilot se désactive automatiquement après plusieurs avertissements sonores et visuels indiquant une inattention du conducteur. Cette mesure vise à garantir que les conducteurs restent vigilants et gardent les mains sur le volant en tout temps.
Les désengagements initiés par le conducteur lui-même ne sont pas comptabilisés comme des abus, ils sont considérés comme des tentatives de reprise du contrôle manuel dans certaines situations. Tesla insiste également sur l’interdiction de l’utilisation de smartphones et autres appareils au volant pendant l’utilisation de l’Autopilot pour minimiser les distractions.
Ces améliorations font suite à des enquêtes approfondies de la NHTSA (National Highway Traffic Safety Administration) aux États-Unis, qui a recommandé des mises à jour pour améliorer la sécurité du système semi-autonome de Tesla. En décembre 2023, après une enquête de deux ans, les autorités américaines en charge de la sécurité routière a souligné l’importance d’améliorer les logiciels de conduite assistée pour prévenir les accidents.