C’est une publication postée sur le compte Facebook de la Gendarmerie du Guard qui a lancé l’alerte. Depuis quelques semaines, l’escroquerie au vol de salaire fait de plus en plus de victime. Facilitée par le télétravail et la dématérialisation des échanges professionnels, cette technique bien rodée est pourtant très simple à mettre en place.
Un mail pro et c’est fini
L’étape la plus complexe de cette escroquerie au vol de salaire réside dans la nécessité pour le malfrat de pirater l’adresse mail professionnelle de sa victime. Un rapide tour sur LinkedIn suffit à savoir où vous travaillez, il suffit ensuite de dénicher la nomenclature de mail de votre entreprise, et le tour est joué. Grâce à des messages de phishing, ou a un vol de mot de passe, le pirate peut se faire passer pour un interlocuteur officiel, et dérober vos données personnelles.
Une fois infiltré dans votre boîte mail professionnelle, il ne reste plus qu’au hacker à envoyer un mail aux services de ressources humaines de l’entreprise en se faisant passer pour vous. Il suffit alors de demander la saisie de nouvelles informations bancaires, en prétextant un changement de banque par exemple. Une fois le changement validé par le département des ressources humaines, le piège se referme. Le pirate n’a plus qu’à encaisser directement le salaire de sa victime sur son compte, qui se rendra compte de l’escroquerie une fois le premier virement passé. La procédure de récupération des fonds peut être longue, et surtout incertaine dans le cas d’un virement à l’étranger.
Attention à vos mots de passe
Avec “le développement du télétravail, le nombre de victimes a significativement augmenté“, précise la gendarmerie. Pour éviter d’être victime de ce type d’escroquerie, quelques mesures simples sont à mettre en place au sein de votre entreprise. Par exemple, exigez que ce type de démarches soit systématiquement réalisé en présentiel. Sachez aussi que si vous avez beaucoup à perdre sur ce type d’arnaque, votre employeur peut lui aussi voir sa responsabilité engagée, par exemple si le nom figurant sur le compte pirate n’est pas le vôtre, il pourra voir sa responsabilité engagée s’il n’a pas suffisamment vérifié les coordonnées bancaires avant de procéder au virement.
Ce n’est pas foncièrement original, mais il est également déconseillé de communiquer ses données personnelles sensibles (identité, mots de passe, numéro de Sécurité sociale, fiches de paie…) par voie électronique. Préférez toujours remettre ce type de documents en présentiel, et éviter de conserver des données sensibles sur un Drive ou dans votre galerie photo.