Inspiré du Nutri-score, le Carbon’Info vise à rendre lisible l’impact carbone des produits alimentaires. Imaginé par le groupe Leclerc, cet indicateur qui mesure l’empreinte carbone de plus de 6 000 produits alimentaires de la marque distributeur (Marque Repère, Eco+, Bio Village, Nos Régions ont du Talent), s’inscrit dans une stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Objectif : guider les consommateurs vers des achats plus responsables.
Comment ça marche ?
Accessible depuis quelques jours sur le site officiel de la plateforme et sur le drive, le Carbon’Info affiche pour chaque référence, une estimation des émissions de gaz à effet de serre générées tout au long de son cycle de vie : production des matières premières, transformation, emballage, transport, distribution et utilisation finale par le consommateur.
La méthodologie s’appuie sur les recommandations de l’ADEME et la base de données Agribalyse, référence française sur l’analyse d’impact environnemental des produits alimentaires. Le calcul tient compte de l’ensemble des étapes, offrant une information claire, transparente et comparable entre les produits. Le lancement de s’inscrit dans la stratégie environnementale globale de l’enseigne, qui vise à réduire de 50 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2035, tous scopes confondus.

Vers une généralisation en France ?
L’initiative répond à une demande croissante d’information de la part des consommateurs. L’impact carbone et devenu, au même titre que les indications nutritionnelles, un argument de poids pour orienter les achats. En lançant le Carbon’Info, Leclerc permet aux consommateurs et aux consommatrices de comparer facilement, à prix équivalent, afin de privilégier les produits les moins émetteurs. Si pour le moment, l’indicateur constitue une action isolée, il pourrait aussi inciter les producteurs à améliorer leur propre bilan carbone pour rester compétitifs, et les distributeurs à se mettre au pas. On peut aussi espérer que l’arrivée de ce nouvel indicateur accélère la démocratisation d’une initiative à l’échelle européenne, à l’image de ce qui était envisagé avec le Planet Score.
Il faut dire qu’au-delà des indications nutritionnelles, l’éducation au bilan carbone est un enjeu crucial. La méconnaissance de l’empreinte des produits est encore très répandue, notamment sur l’impact relatif du transport ou des différentes filières agricoles. Carbon’Info permettra ainsi de mieux distinguer l’empreinte du bœuf, nettement supérieure à celle du canard ou du poulet, ou encore celle des produits laitiers, souvent sous-estimée.
Qu’est-ce qui change pour les clients ?
Selon un sondage récent de l’Observatoire E.Leclerc des Nouvelles Consommations, deux Français sur trois sont favorables à l’affichage d’un tel indicateur. Si l’affichage carbone est une première étape salutaire, il doit s’inscrire dans le cadre d’une évolution des politiques publiques global. Reste à voir si l’arrivée du Carbon’Info se traduira par une évolution durable des comportements d’achat et, à terme, par une transformation structurelle du marché alimentaire français.
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