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Taxe potager : le gouvernement va-t-il vraiment imposer vos légumes du jardin ?

Depuis plusieurs semaines, la possibilité d’une “taxe potager” agite les internautes sur les réseaux sociaux. On fait le point.

L’idée d’un impôt sur la production de légumes du jardin a fait germer l’inquiétude chez de nombreux Français. Mais à l’heure où les fake news fleurissent plus vite que les radis au printemps, on vous aide à désherber le vrai du faux.

D’où vient la taxe potager ?

La rumeur d’une taxe potager n’est pas nouvelle. Elle trouve ses racines dans un article publié sur le site satirique Actualite.co, qui prétendait que l’État envisageait de taxer tous les jardins potagers de plus de 20 m2 à hauteur de 200 euros par an, afin de compenser le manque à gagner des agriculteurs professionnels. Rapidement, la nouvelle a été reprise et déformée sur les réseaux sociaux, suscitant l’indignation des amateurs de jardinage et la création de pétitions en ligne. Une bonne fake news comme il en existe des dizaines sur le web.

Pourtant, dès 2016, les médias et les autorités publiques avaient déjà démenti cette information, rappelant qu’aucune mesure de ce type n’était à l’étude. Le ministère des Finances lui-même avait réaffirmé qu’il n’existait aucun projet de taxe sur la production des jardins potagers de particuliers. Il serait, dans tous les cas, bien difficile de surveiller ce type de production, à moins de s’inviter dans tous les jardins de France.

Pas un radis à l’État

La législation française est claire : il n’existe aucune taxe spécifique sur la simple production de légumes dans son jardin, même si la surface dépasse 20 mètres carrés. Les jardiniers peuvent continuer à cultiver leurs fruits et légumes sans craindre une nouvelle imposition. À noter cependant que la vente des produits du potager n’est pas totalement exonérée de fiscalité. Si un particulier décide de vendre ses récoltes, il doit respecter certaines règles. En France, la vente occasionnelle de fruits et légumes issus d’un potager de moins de 500 mètres carrés, accolé à la maison, est considérée comme un revenu accessoire et n’est généralement pas imposable. En revanche, si le potager n’est pas accolé au domicile ou si la vente devient une activité principale, les revenus peuvent être imposés au titre des revenus agricoles, dans la limite de 85 800 euros de chiffre d’affaires annuel.

Une rumeur qui fait les choux gras des réseaux sociaux

Cette fake news, bien que démentie à plusieurs reprises, continue de réapparaître périodiquement, notamment en période de tensions sociales ou économiques. Inflation et baisse du pouvoir d’achat oblige, la crainte d’une nouvelle taxe n’a pas manqué de faire vibrer la corde sensible des internautes.

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Source : NeoZone

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