C’est en Allemagne pour le moment que IKEA va proposer des kits solaires à installer soi-même sur un balcon. Un connait déjà la principe : un ou deux panneaux rigides, un micro-onduleur fourni par EcoFlow, et une prise standard pour injecter l’électricité directement dans le circuit domestique. Aucun installateur, aucun gros chantier : le kit se fixe au garde-corps ou au mur, se branche et fonctionne aussitôt. À partir de 449 euros, les clients allemands peuvent ainsi s’équiper pour réduire une part de leur facture.
IKEA joue la carte du plug-and-play
IKEA décline son offre en plusieurs versions : pack de base sans stockage, ou kits plus complets avec batterie pour accumuler l’énergie non consommée. La gamme grimpe à plus de 1200 euros pour les modèles intermédiaires, jusqu’à près de 2700 euros pour quatre panneaux et une batterie de plus grande capacité. Le tout reste dans la logique IKEA : installation simple, manuel clair, et une remise de 15% pour les membres du programme fidélité.
Si l’expérience fonctionne en Allemagne, ce n’est pas un hasard. Le pays a déjà largement adopté le “Balkonkraftwerk”, ces micro-centrales solaires de balcon autorisées et encouragées. Plus d’un million de foyers y auraient déjà recours. La France, elle, avance plus lentement : la réglementation est plus contraignante, et l’autoconsommation reste souvent cantonnée aux maisons individuelles.
Pour l’heure, aucune date n’est annoncée pour une commercialisation en France. IKEA continue pourtant de pousser le solaire sur le marché hexagonal, via son offre Solstråle, centrée sur des installations de toiture en partenariat avec Voltalia. Mais la version “balcon” reste au stade du test, sans extension officielle.
L’idée séduit : un kit prêt à brancher, livré dans un carton, sans technicien ni devis compliqué. À moyen terme, IKEA pourrait s’appuyer sur cette solution pour rendre l’autoconsommation plus accessible en milieu urbain. Reste à voir si le succès allemand convaincra le géant suédois de franchir le Rhin avec ses kits plug-and-play.
Pour l’heure, ceux qui rêvent d’alimenter leur cafetière du matin grâce à deux petits panneaux fixés sur la rambarde devront patienter ou se tourner vers des alternatives déjà disponibles sur le marché français. Mais le signal est clair : même pour la production d’énergie, IKEA entend bien rester dans tous les foyers.
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