Alors que Superman est sorti dans nos salles et qu’il s’apprête à déferler dans les cinémas américains, lançant ainsi officiellement une toute nouvelle ère pour les super-héros DC sur grand écran, les choix opérés par James Gunn n’ont pas fait que des heureux. Les nouvelles aventures de Clark & Lois seront politiques ou ne seront pas.
Si vous êtes tombés sur notre critique, vous savez que nous avons particulièrement apprécié le retour du Kryptonien sur les écrans, y compris pour son versant plus politisé. James Gunn lui-même ne se cache pas d’avoir voulu revenir aux origines du personnage, lorsqu’il était le symbole d’une immigration aspirant au rêve américain. Quoi de plus normal pour une création de Jerry Siegel et Joe Shuster, tout deux enfants d’immigrants juifs. Superman, c’est l’étranger doté d’une incroyable gentillesse qui fait le bien autour de lui.
Autant dire que cela ne plaît pas beaucoup aux conservateurs américains qui y voient une nouvelle preuve d’un “wokisme” qui gangrènerait Hollywood. Une idée qui a trouvé un nouvel émissaire en la personne d’un autre Superman : Dean Cain. Celui qui a incarné le héros dans Les nouvelles aventures de Lois & Clark n’a pas caché son animosité envers le long-métrage de Gunn. Il a déclaré lors d’une interview à TMZ, que mettre l’accent sur ce côté de Superman était une “erreur”, car cela prône une immigration qui n’est plus souhaitable aux États-Unis, ou du moins dans un cadre extrêmement limité. Selon lui, il faut s’attendre à ce que cela nuise fortement au box-office du film.
L’acteur conservateur connu désormais pour ses rôles dans des petites productions favorables aux traditions chrétiennes (entendez “un papa, une maman”) est davantage le client de la version “American Way” de Superman. Soit l’époque où le super-héros se transforme petit à petit en symbole de l’idéologie américaine lorsque les conflits internationaux exigeaient une vitrine populaire. Même la version de Zack Snyder n’avait pas trouvé grâce à ses yeux.
Un film qui tacle Israël ?
On peut revenir à ses racines juives, promouvoir l’immigration et pourtant, ne pas cacher quelques propos contre Israël. Du moins c’est ce qui commence petit à petit à participer à la controverse contre ce nouveau Superman. En effet, beaucoup de spectateurs ayant vu le film n’ont pas manqué de faire le parallèle sur les réseaux sociaux entre l’une des intrigues du long-métrage et la situation géopolitique actuelle.

L’un des éléments fondateurs du scénario se déroule loin de Metropolis, avec l’invasion de Jarhanpur par la Boravia. L’histoire débute après que Superman ait empêché le conflit. Il est facile de faire ensuite des parallèles entre la Boravia et Israël tout au long du métrage. La Boravia est un pays “allié” des États-Unis. Luthor vend au gouvernement des armes alors qu’en face, Jarhanpur est complètement démuni. La position des deux territoires sur le Globe n’est pas non plus sans rappeler Israël et Gaza. Cerise sur le gâteau, le président boravien a des faux airs de Benjamin Netanyahou… Difficile de faire moins subtil, mais on rappelle que certains voient encore Homelander comme le héros de l’histoire dans The Boys, alors…
La polémique risque de vite enfler après la sortie de Superman dans les salles du monde entier. Mais quant à savoir si cela nuira vraiment au box-office comme le prédit Dean Cain, on se donne rendez-vous dès mardi pour les chiffres du weekend.
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