Les chiffres donnent le vertige. Entre 3h et 6h du matin, un sexagénaire parti en vacances au Maroc, a eu la mauvaise surprise d’être débité toutes les deux minutes de… 250€. En quelques heures, sa facture a dépassé les 37 737€. Une somme “hallucinante”, rapporte-t-il à nos confrères de France Info, mais pourtant emblématique des écueils liés à l’utilisation du téléphone hors de l’Union européenne.
Le roaming peut vous coûter cher
L’homme assure avoir adapté son forfait mobile avant de quitter la France, et n’avoir eu aucune action sur son téléphone durant la nuit. Orange, son opérateur, oppose une tout autre version : l’entreprise assure que Dominique a bel et bien validé une autorisation de dépassement de son forfait et reçu, à ce titre, pas moins de 16 SMS d’alerte pour chaque palier franchi. Au cœur du litige, la notion de consentement et d’information au sujet du roaming. Ce manque de clarté, ajouté à la complexité des systèmes d’alerte et des forfaits internationaux, termine de porter l’affaire en épingle. Si Orange campe sur sa position, le consommateur a d’ores et déjà engagé la voie judiciaire et multiplié les démarches de médiation.
En vacances, attention au hors forfait
Le forfait du sexagénaire incluait 5 Go de data, mais seulement en zone Europe élargie : hors UE, la facturation s’effectue alors à la consommation, souvent à prix d’or. C’est l’activation de “l’itinérance des données mobiles” (roaming) qui, combinée à l’absence de blocage ou mauvaise manipulation des réglages, ouvre la porte à ces surfacturations express. En l’espace de quelques minutes, des applications fonctionnant en tâche de fond (mise à jour automatique, synchronisation dans le cloud…) peuvent consommer des gigaoctets sans alerter leur propriétaire endormi.
Pour éviter les mauvaises surprises, quelques précautions s’imposent :
- Désactiver systématiquement les données mobiles avant de quitter la France ou l’Europe
- Privilégier autant que possible l’utilisation du Wi-Fi dans les hôtels, cafés ou espaces publics
- Considérer l’achat d’une carte SIM locale pour les séjours longue durée
- Vérifier dans son espace client les alertes éventuelles et souscrire, si possible, à un pass international avant le départ
En cas de litige, la saisine du service réclamation de l’opérateur, voire du médiateur des télécoms, reste le dernier recours, mais la résolution s’étale souvent sur plusieurs mois. Il est alors nécessaire de prouver votre bonne foi, sans aucune assurance d’être remboursés. Le plus simple reste de donc de rester sur vos gardes, afin d’éviter les mauvaises surprises.
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