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Et si la tech nous aidait à mieux dormir ?

Au lendemain de la présentation par le gouvernement de la nouvelle feuille de route interministérielle dédiée à la promotion du sommeil, on s’interroge sur le rôle de la tech dans notre sommeil.

Dans le sillage de la présentation officielle du plan d’action interministériel pour le sommeil 2025-2026, l’enjeu sanitaire est posé. En France, en cinquante ans, la durée moyenne du sommeil a chuté d’1h30, et un Français sur cinq dort désormais moins de 6 heures par nuit. Près de la moitié de la population présenterait au moins un trouble du sommeil.

Il faut sauver le dodo des Français

Dans ce contexte, difficile d’imaginer que la tech ait un rôle positif à jouer. On connaît le rôle néfaste des écrans sur le sommeil, et il est plutôt conseiller de délaisser la technologie avant de se mettre au lit. Mais c’était sans compter sur Withings, pionnier de la santé connectée. Bien décidé à encourager le virage du numérique pour le dépistage et la prévention des problèmes de santé, et notamment ceux liés au sommeil, la marque s’appuie sur deux constats majeurs : l’ampleur de l’apnée du sommeil, trouble encore largement sous-diagnostiqué – près de 14 millions de Français concernés et 80% des cas non identifiés – et la perte de repères des habitudes de sommeil, notamment chez les adolescents et jeunes adultes, qui souffrent d’un profond dérèglement de leur rythme biologique.

Selon les données agrégées par la start-up, seuls 15% des adultes en France dorment suffisamment cinq nuits sur sept, un indicateur de la fragmentation accrue des rythmes biologiques.

Vers une alliance public / privé ?

Dans ce panorama, le président de Withings plaide pour un recours massif aux objets connectés couplés à l’intelligence artificielle, afin de répondre à deux urgences : mesurer objectivement la qualité du sommeil à l’échelle individuelle, et permettre un dépistage de l’apnée du sommeil à grande échelle, un défi technique et logistique jusque-là réservé à l’hôpital ou à des parcours de soins complexes.

Malgré certaines limites techniques – la précision du diagnostic médical ne pouvant remplacer une polysomnographie en laboratoire – ces objets connectés permettent de capter efficacement la quantité et la qualité du sommeil, en complément d’un suivi de santé adapté. Le dialogue s’ouvre désormais entre la sphère publique, porteuse de la nouvelle feuille de route, et l’écosystème technologique représenté par les marques du secteur privé. Dans ce cadre, l’un des enjeux principaux consistera à veiller au respect de la vie privée et des données personnelles.

Au-delà des promesses, le scénario qui se dessine appelle à une articulation fine : garantir la fiabilité des outils, protéger la confidentialité des données, éviter la fracture numérique et intégrer ces innovations dans le parcours de soins. Si l’alliance se concrétisait, la France pourrait bien faire figure de modèle européen en matière de prévention numérique et de santé du sommeil. Le débat ne fait que commencer, mais le signal est clair : la lutte contre la crise du sommeil ne se limitera plus à des recommandations générales, elle passera désormais par la donnée et l’accompagnement personnalisé.

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