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Disney a censuré une intelligence artificielle dans ce film, mais pourquoi ?

L’IA n’a pas bonne réputation dans les industries créatives mais Disney s’y intéresse tout de même, à ses risques et périls.

L’apparition de personnages générés par intelligence artificielle dans de grandes productions hollywoodiennes est plus proche qu’on ne le pense. Une sortie cinéma majeure de l’année 2025 aurait d’ailleurs dû inclure l’une des premières figures du genre. Dans le cadre d’une enquête axée sur l’utilisation de l’IA chez Disney, le Wall Street Journal révèle que le troisième opus de la franchise Tron, intitulé Tron : Ares, prévoyait de mettre en scène un personnage à la personnalité et aux dialogues générés par IA. Un choix “artistique” que l’on aurait presque envie de défendre, puisque la franchise entière se base sur cette technologie.

Les équipes du film souhaitaient accompagner le personnage de Kevin Flynn (joué par Jeff Bridges) d’un acolyte IA du nom de Bit. Et d’après les explications de l’un des scénaristes, cette petite mascotte n’aurait pas remplacé un acteur, loin de là. L’objectif était de fournir un contexte et des directives de personnalité à l’IA, afin de générer des dialogues en direct qu’un comédien de doublage aurait alors interprétés. Face à la réticence du public quant à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans un cadre artistique, Disney a préféré abandonner l’idée pour éviter le bad buzz. Une décision qui ne surprend pas lorsque l’on revient sur les tentatives récentes de l’entreprise en matière d’IA.

Disney et l’IA, ça ne match pas

La firme aux grandes oreilles n’en est pas à son premier scandale suite à l’utilisation d’intelligence artificielle. Rien que ces derniers mois, la technologie a fait débat dans les parcs à thèmes ainsi que sur un jeu en ligne à succès. En janvier dernier, l’utilisation de tableaux générés par IA comme éléments décoratifs dans la nouvelle boutique souvenir de l’attraction Haunted Mansion à Disneyland en Californie n’a pas manqué de faire grand bruit outre-Atlantique. Depuis, le doute s’est installé chez les visiteurs qui n’hésitent plus à remettre en question l’authenticité de certaines œuvres et posters au sein des parcs. Plus récemment, l’entreprise a donc été contrainte de prouver qu’un poster dessiné pour promouvoir la saison d’Halloween dans le parc n’était pas l’œuvre d’une IA.

Toutefois, l’affaire la plus marquante reste néanmoins celle des dérives de Dark Vador dans Fortnite. Disney et Unreal ont tenté de donner vie à l’antagoniste légendaire en offrant à son double numérique la capacité d’interagir avec les joueurs en direct. Une fonctionnalité qui n’a pas tardé à donner naissance à des conversations inappropriées prononcées par une voix synthétique imitant à la perfection celle de James Earl Jones. Face aux retours majoritairement négatifs du public dans ces deux cas, Disney ne se laissera pas tenter par l’appel de l’IA trop rapidement, ou du moins pas avant d’avoir trouvé des artifices juridiques ou culturels pour faire passer la pilule.

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