C’est un jeudi noir qui s’annonce dans les transports parisiens. Après une première mobilisation peu suivie, le taux de grévistes annoncé sur le réseau métro et RER devrait osciller entre 80% et 95%, selon les dernières estimations syndicales. Ce mouvement, soutenu par la régie des transports parisiens, entend incarner une réaction frontale à la politique d’austérité budgétaire engagée par le gouvernement, qui prévoit 43,8 milliards d’euros d’économies pour l’année à venir.
En réponse à un plan d’économies jugé brutal, les syndicats appellent à une journée noire ce 18 septembre. Une mobilisation d’une rare ampleur qui promet de paralyser l’ensemble du réseau RATP, transformant la circulation francilienne et le quotidien de millions d’usagers.
Métro et RER à l’arrêt
Les préavis déposés prévoient une paralysie quasi totale de certains axes : moins d’un train ou bus sur cinq en circulation aux heures de pointe, avec certaines lignes complètement à l’arrêt. En parallèle de ces retards généralisés, les axes routiers s’annoncent saturés, et les solutions alternatives prises d’assaut. De leur côté, les 12 millions d’usagers concernés sont fortement invités à privilégier télétravail, covoiturage ou mobilité douce pour cette journée noire. D’autant plus que sans négociations prévues entre syndicats et direction, la grève du 18 septembre pourrait n’être que le premier pas d’une longue série à venir.
D’autres secteurs paralysés
Mais la journée de grève prévue jeudi 18 septembre ne se résumera pas à une simple paralysie des transports. Si trains, métros, RER, avions ou bus devraient connaître de fortes perturbations, le mouvement dépasse largement le secteur ferroviaire. L’appel intersyndical lancé fin août a trouvé un large écho auprès des autres corps de métiers. Les enseignants seront en première ligne. Leur rentrée s’est faite sous tension, et la journée du 18 septembre s’annonce comme un point de tension dans les écoles.
Autre secteur touché, les pharmaciens. Déjà mobilisés depuis cet été contre les baisses de remises commerciales sur les médicaments génériques, ils prévoient de fermer leurs officines pour marquer le coup. Même constat du côté des électriciens et gaziers, engagés dans un bras de fer depuis le début du mois.
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