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Les nouvelles lunettes connectées de Meta avec écran ont fuité

Une vidéo publiée par erreur sur YouTube a révélé avant l’heure l’existence des Meta Ray‑Ban Display, des lunettes équipées d’un mini‑écran monoculaire et d’un bracelet de contrôle.

Ni simple accessoire audio, ni véritable dispositif de réalité augmentée, ce prototype signé Meta n’aurait pas dû être dévoilé au public. En tout cas pas tout de suite. La fuite, qui provient d’une vidéo mise en ligne par l’entreprise, avant d’être rapidement retirée, vient pourtant de rebattre les cartes. Exit le casque futuriste pensé par Apple avec son Vision Pro. Les lunettes à écran de l’entreprise américaine misent sur un affichage tête haute (HUD) monoculaire. Une petite image fixe, logée dans le coin droit du champ de vision, permettra de délivrer des itinéraires, des messages ou les réponses de l’assistant Meta AI. Pas de superposition sur l’environnement réel donc, mais une logique plus discrète de tableau de bord.

Un contrôle au poignet

C’est là toute la spécificité de ces nouvelles Ray-Ban Display. Le contrôle se ferait via un bracelet connecté, capable de capter les signaux musculaires de la main et permettrait d’écrire, de valider ou de naviguer d’un simple effleurement ou pincement des doigts. Une approche hybride entre contrôle gestuel et interaction mains libres, présentée comme une alternative à la commande vocale, encore imparfaite dans des environnements bruyants.

Pour cocréer son nouveau jouet, la marque mise à nouveau sur Ray‑Ban, avec qui elle a déjà signé ses premières lunettes connectées. Contrairement au modèle précédent, dépourvu d’écran et dont la seule utilité consistait à remplacer un appareil photo, et des écouteurs, l’ambition de Meta ici est de remplacer encore un peu plus le smartphone, en apportant une surcouche de confort pour des usages ciblés. Qu’il s’agisse de navigation GPS, de lecture de notifications, ou d’interaction avec l’IA... tout est pensé pour échanger encore plus facilement avec la technologie au quotidien. Si Meta ouvre son écosystème aux développeurs tiers, on pourrait imaginer un foisonnement de mini‑applications pensées pour nous faciliter la vie au quotidien.

Des obstacles à surmonter

Pour convaincre au‑delà des technophiles, les Meta Ray‑Ban Display devront surmonter plusieurs obstacles majeurs. L’autonomie doit permettre aux utilisateurs de porter leurs lunettes toute la journée, sans ressentir de gêne ou de contrainte technique. Aussi, l’affichage HUD doit réussir le pari d’être à la fois discret et pratique, jonglant entre le risque d’être trop gadget, ou au contraire trop intrusif. L’ergonomie du bracelet est tout aussi déterminante : trop complexe à utiliser, il deviendrait un frein immédiat. Le prix aussi, devra permettre une adoption massive, sous peine ne jamais convaincre le grand public.

Reste la question sensible de la vie privée. Déjà critiquées pour la présence de caméras frontales, les Ray‑Ban Meta sont sous surveillance des autorités. L’ajout d’un écran génère un nouvel enjeu de transparence. Reste que passé ces considérations essentielles, les Meta Ray‑Ban Display pourraient s’imposer comme un jalon crédible dans la transition vers les vraies lunettes AR promises par l’industrie. À la veille du Meta Connect 2025, tous les espoirs restent permis.

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