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Face aux Ray-Ban de Meta, Brilliant Labs dégaine ses lunettes connectées à 299 $

La start-up Brilliant Labs veut prouver qu’il n’y a pas que Meta sur le marché des lunettes intelligentes. La monture Halo, moins chère, plus discrète et open source, embarque un assistant IA capable de voir, d’écouter… et de se souvenir.

Brilliant Labs entre dans l’arène des lunettes connectées avec un produit qui vise clairement les Ray-Ban Meta, mais avec une approche différente. Proposées à 299 $ — soit un prix d’entrée inférieur à celui des lunettes connectées de Meta —, les Halo misent sur la discrétion, l’intelligence embarquée et l’ouverture aux développeurs.

Une IA intégrée qui voit, entend et se souvient

À la différence des Ray-Ban Meta, conçues pour capturer des photos et vidéos à partager sur les réseaux sociaux, Halo ne dispose d’aucune caméra à visée sociale. Un seul capteur optique est présent, utilisé uniquement pour les fonctions d’IA contextuelle. Pas de LED d’enregistrement, pas de prise de vue : l’utilisateur garde la main sur sa vie privée. C’est un parti pris assumé, qui évite la surveillance ambiante et offre une assistance numérique active.

Les Halo adoptent un design proche des célèbres Wayfarer, avec un look sobre et un unique coloris noir mat au lancement. À peine plus lourdes que les Frame de la même entreprise (un précédent modèle sorti en 2024), elles restent très légères avec un poids juste au-dessus des 40 grammes.

À bord, un processeur Alif B1 accompagné d’un NPU (unité de traitement neuronal) permet à l’assistant vocal Noa de fonctionner en local pour certaines tâches, avec des conversations présentées comme « naturelles et contextuelles ». Noa comprend ce que l’utilisateur dit, interprète ce qu’il voit, et peut même se souvenir des interactions grâce à une technologie baptisée Narrative. L’idée est que les lunettes se rappellent du prénom d’une personne ou le contenu d’un échange, sans qu’on ait besoin de le noter.

Contrairement aux Ray-Ban de Meta, centrées sur la capture et l’interaction sociale, Halo préfère jouer la carte de l’utilité discrète mais proactive. L’interface visuelle est projetée dans la vision périphérique de l’utilisateur via un micro-écran OLED couleur de manière minimaliste. Le son, lui, est transmis via conduction osseuse, autrement dit pas d’écouteurs visibles, pas d’intrusion.

Halo Brilliant Labs
© Brilliant Labs

Comme les modèles précédents de la start-up, Halo est entièrement open source. Les schémas matériels et le code sont publiés sur GitHub, et l’appareil tourne sous ZephyrOS avec du script en Lua. L’objectif est de proposer une plateforme que les développeurs pourront s’approprier et transformer.

Les lunettes possèdent une batterie annoncée à 14 heures d’autonomie, de la connectivité Bluetooth 5.3, et des verres ajustables de +2 à -6 dioptries. Des verres correcteurs sont également disponibles.

Deux formules sont prévues pour Noa : une gratuite avec des fonctions limitées, et une version payante « Plus », encore non tarifée, qui débloquera toutes les capacités de l’assistant. Les Halo seront expédiées fin novembre 2025, en quantités limitées et selon l’ordre des précommandes.

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