Pendant des années, rouler en hybride permettait d’esquiver élégamment le malus écologique. Malheureusement tous les futurs automobilistes vont devoir mettre la main au portefeuille, électrique ou non. Le gouvernement resserre sérieusement la vis en 2026 et cette fois, personne ne passe entre les mailles du filet. Les hybrides rechargeables qui bénéficiaient encore d’une exonération totale en 2024 ont déjà perdu ce privilège depuis janvier 2025.
Le coup de massue arrive vraiment l’année prochaine. Le seuil de déclenchement du malus CO2 descend à 108 grammes par kilomètre, contre 113 actuellement. Ça peut paraître anecdotique comme différence, mais dans les faits, ça change tout. Des dizaines de modèles hybrides grand public basculent soudain dans la zone rouge.
Le poids devient un vrai problème
Parlons maintenant du malus au poids, parce que c’est là que ça fait vraiment mal pour les hybrides. Le seuil passe de 1 600 à 1 500 kilos dès janvier 2026. Or, les hybrides rechargeables pèsent naturellement plus lourd à cause de leur double motorisation et de leurs batteries. Un Peugeot 3008 hybride rechargeable frôle les 1 800 kilos, un Renault Austral hybride dépasse allègrement les 1 600 kilos. Ce n’est pas la tendance à faire des SUV toujours plus gros et toujours plus lourds qui va aider à échapper au malus.
Même avec un abattement prévu pour certains modèles rechargeables ayant plus de 50 kilomètres d’autonomie électrique, la note grimpe vite. Le barème fonctionne par tranches progressives et chaque kilo supplémentaire compte. On peut facilement atteindre plusieurs centaines d’euros de taxe pour un véhicule qui, il y a deux ans encore, passait totalement sous les radars fiscaux.
Même les électriques trinquent
Histoire de ne pas faire de jaloux, les voitures électriques entrent aussi dans la danse. Elles bénéficient d’un abattement de 600 kilos, mais pour prendre l’exemple d’une des voitures électriques les plus vendues en France, une Tesla Model Y pèse près de 2 tonnes. Forcément, beaucoup de modèles similaires un peu plus lourds vont devoir passer par la case malus.
L’addition s’alourdit sérieusement
Le plafond du malus atteint 80 000 euros en 2026, puis 90 000 euros en 2027. Certes, ces montants stratosphériques ne concernent qu’une poignée de voitures thermiques très haut de gamme. Mais cette hausse du plafond entraîne mécaniquement une revalorisation de toutes les tranches inférieures. Autrement dit, même les véhicules moyens de gamme verront leur malus augmenter.
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