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Cette amende vous pend au nez si vous n’avez pas cet équipement à partir du 1er novembre

La loi Montagne II revient en force, et avec elle des conséquences financières rudes pour les automobilistes.

À partir du 1er novembre 2025, la loi Montagne II entre une nouvelle fois en vigueur, et ce n’est pas une bonne nouvelle. Jusqu’au 31 mars 2026, les automobilistes circulant dans les zones de montagne devront obligatoirement équiper leur véhicule de pneus hiver, chaînes ou chaussettes à neige. Une mesure qui concerne 34 départements et qui, même si elle est dictée par la sécurité, continue de soulever des interrogations côté conducteur.

Une mesure pensée pour dompter le chaos hivernal

Adoptée en 2016, la loi Montagne II a un objectif simple, celui d’éviter que les routes des massifs français se transforment en patinoire l’hiver. Chaque année, ce sont les mêmes images qui reviennent. Les conducteurs font face à des files interminables à cause des véhicules bloqués dans les cols et des routes fermées faute d’équipement. En imposant des dispositifs d’adhérence, le gouvernement espère réduire ces incidents et fluidifier la circulation.

Cette obligation concerne les zones les plus exposées : Alpes, Jura, Vosges, Pyrénées, Massif central et Corse. Mais attention : toutes les communes d’un département ne sont pas forcément concernées. C’est aux préfets de déterminer les périmètres exacts, signalés par un panneau bleu indiquant une “zone pneus neige”.

Ce qu’il faut avoir dans sa voiture

Concrètement, deux options permettent d’être en règle. La première consiste à équiper son véhicule de quatre pneus hiver ou quatre saisons homologués 3PMSF. Ils sont reconnaissables à leur logo montagne et flocon. Depuis novembre 2024, les simples pneus “M+S” ne suffisent plus. La seconde solution, plus économique, est de détenir des chaînes ou chaussettes à neige prêtes à être montées sur les roues motrices. Les véhicules déjà équipés de pneus cloutés restent exemptés. Les conducteurs de poids lourds devront quant à eux posséder des chaînes sur au moins deux roues motrices, même avec des pneus hiver.

En théorie, le non-respect de cette obligation peut entraîner une amende de 135 euros et l’immobilisation du véhicule. En pratique, les forces de l’ordre privilégient encore la pédagogie. Le décret rendant la sanction applicable n’a toujours pas été publié. Pour le moment pas de procès-verbal, mais mieux vaut ne pas tenter le diable.

Ce qu’en pensent les automobilistes

Côté conducteur, cette mesure passe mal pour certains, notamment à cause du coût élevé des pneus hiver, qui peut grimper à 600 ou 700 euros pour un jeu complet. D’autres y voient au contraire une avancée nécessaire, synonyme de sécurité renforcée et de routes plus fiables en hiver.

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