Depuis le 5 novembre, les conducteurs français de Tesla peuvent activer une nouvelle fonction baptisée MultiPass. L’idée est aussi simple que redoutablement pratique : la carte-clé NFC, habituellement utilisée pour déverrouiller la voiture, devient un badge de recharge universel. En activant l’option « Afficher les chargeurs tiers » dans l’application Tesla ou directement depuis l’écran du véhicule, le conducteur peut associer cette carte et l’utiliser comme moyen d’identification sur les bornes partenaires.
Toutes les bornes deviennent des Superchargeurs (presque)
Concrètement, pour démarrer une session de recharge sur un chargeur compatible, il suffit de présenter la carte-clé sur la borne ou de sélectionner le point de charge dans l’app Tesla. Le paiement s’effectue automatiquement via le moyen enregistré dans le compte Tesla, sans inscription ni application supplémentaire. L’« expérience » devient presque aussi fluide qu’avec un Superchargeur.
Tesla précise ne pas appliquer de surcoût : le tarif est celui fixé par l’opérateur de la borne. Le prix au kWh varie donc selon le réseau utilisé. L’ensemble du processus — accès, facturation et historique — est centralisé dans l’écosystème Tesla, qui garde la main sur la simplicité de l’expérience utilisateur. Le MultiPass n’est pas une exclusivité française : après un lancement discret aux Pays-Bas, le service s’étend progressivement à l’Allemagne, à la France donc et à d’autres pays européens. Tesla s’appuie sur un agrégateur de réseaux pour se connecter à plus de 1.000 opérateurs et à des milliers de bornes à travers le continent.
L’objectif de Tesla est de rapprocher l’expérience de recharge sur les bornes tierces de celle des Superchargeurs, et réduire le nombre d’inscriptions nécessaires lorsqu’on s’éloigne du réseau du constructeur. À terme, la marque veut que ses clients puissent se brancher partout en Europe avec la même simplicité.
Mais tout n’est pas encore parfait : toutes les bornes ne sont pas compatibles. Tesla sélectionne celles qui répondent à des critères techniques précis et qui ont prouvé leur fiabilité. Une borne défectueuse ou trop peu utilisée peut être retirée de la liste. Certaines zones rurales ou des réseaux plus confidentiels ne figurent donc pas encore dans le catalogue.
Avec MultiPass, Tesla s’attaque à l’un des derniers irritants de la mobilité électrique : la fragmentation des réseaux. En centralisant l’accès et le paiement, le groupe cherche à simplifier la vie des conducteurs qui jonglaient jusque-là entre Chargemap, Freshmile, Ionity ou encore les badges des collectivités locales. Ce nouveau service ne remplace pas encore toutes les cartes, mais il s’en approche. Pour les longs trajets cependant, conserver un pass universel tiers reste prudent.
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