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Avec l’achat de Manus, Meta sort le carnet de chèques pour doubler tout le monde sur l’IA

Meta n’a plus envie de courir derrière. Pour prendre la tête de la course à l’intelligence artificielle, le groupe de Mark Zuckerberg a signé un chèque de plus de 2 milliards de dollars pour racheter Manus, une start-up spécialisée dans les agents IA. Une opération spectaculaire confirmant une stratégie assumée : investir massivement pour aller plus vite que Google, Microsoft et OpenAI.

Chez Meta, le message a le mérite de la clarté : il est temps de passer devant. Le géant des réseaux sociaux a décidé de sortir l’artillerie lourde : le rachat de Manus, pour un montant estimé à plus de 2 milliards de dollars, est complètement dans cette logique. L’objectif est de rattraper, et si possible dépasser, les concurrents déjà bien installés sur le terrain des agents IA.

Meta n’hésite plus à payer le prix fort

Car pendant que Meta peaufinait ses modèles, Google, Microsoft et OpenAI ont pris de l’avance. Leurs agents savent déjà enchaîner des tâches complexes : créer une application, rédiger des rapports, préparer une présentation ou même organiser des déplacements. Des usages très concrets qui peuvent intéresser les entreprises, les développeurs et même les particuliers.

Plutôt que de repartir d’une page blanche, Meta a choisi une voie plus directe : s’offrir une équipe qui a déjà prouvé qu’elle savait faire. Manus s’est fait remarquer au printemps avec une démonstration convaincante d’un agent capable de produire des rapports fouillés ou de bâtir des sites web sur simple demande. Une visibilité renforcée par le contexte brûlant de l’IA, marqué notamment par l’irruption de DeepSeek dont les performances ont agité toute la Silicon Valley.

Fondée en 2022, Manus a grandi vite, et surtout bien. Sa plateforme repose sur des agents capables de se connecter aux outils professionnels du quotidien, comme les messageries d’entreprise, les suites collaboratives et des services web pour automatiser des processus entiers. Générer une proposition commerciale à partir de notes d’appel, synthétiser une réunion ou rédiger un plan marketing : des tâches autrefois chronophages, désormais expédiées en quelques minutes.

La start-up s’appuie sur des modèles développés par des acteurs reconnus comme Anthropic ou Alibaba. Surtout, elle n’est pas qu’une belle vitrine technologique : Manus revendiquait déjà plus de 100 millions de dollars de revenus récurrents annuels, seulement huit mois après son lancement. Un chiffre rare dans l’univers de l’IA générative.

Le fondateur et patron de Manus, Xiao Hong rejoint Meta avec un poste de vice-président. « Rejoindre Meta nous permet de construire sur une base plus solide et durable », a-t-il assuré en promettant une continuité dans le fonctionnement du service. Le nouveau proprio prévoit de continuer à vendre les services de Manus tout en l’intégrant progressivement à ses propres produits, d’Instagram à WhatsApp. Les milliards d’utilisateurs des réseaux sociaux de Meta sont un terrain de jeu idéal pour les agents IA.

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