C’est sans doute l’un des reproches les plus fréquents faits aux smartphones modernes : écrans toujours plus lumineux, puces toujours plus puissantes, fonctions d’IA en arrière-plan… et une autonomie qui peine à suivre. Dans ce contexte, l’idée d’une batterie de 20.000 mAh a de quoi faire rêver.
Des smartphones qui tiennent (enfin) plusieurs jours
Une telle capacité pourrait permettre d’utiliser son téléphone pendant deux, voire trois jours sans passer par la prise électrique, même pour un usage soutenu. Navigation GPS, vidéo en streaming, réseaux sociaux, photos, jeux : tout cela deviendrait moins anxiogène pour l’utilisateur, qui n’aurait plus à surveiller son pourcentage de batterie dès le milieu de l’après-midi.
Cette piste est d’autant plus intéressante que Samsung est resté jusqu’ici assez prudent. Même le très fin Galaxy S25 Edge se contente encore d’une batterie lithium-ion classique, là où certains concurrents ont déjà commencé à adopter de nouvelles chimies. Le changement de cap, s’il se confirme, serait donc notable.
Mais qu’a donc de spécial cette fameuse batterie silicium-carbone ? Tout se joue dans un composant clé : l’anode. Dans les batteries lithium-ion traditionnelles, elle est faite de graphite. Un matériau fiable, mais limité en capacité de stockage. Le silicium-carbone remplace une partie de ce graphite par du silicium, un matériau capable d’absorber beaucoup plus d’ions lithium. Résultat : à taille équivalente, la batterie peut stocker bien plus d’énergie. On parle parfois d’un potentiel théorique jusqu’à dix fois supérieur, même si les gains réels sont plus progressifs.
L’intérêt pour l’utilisateur est évident : plus de capacité sans transformer le smartphone en brique. Pas besoin d’un appareil plus épais ou plus lourd pour gagner en autonomie. C’est ce qui explique l’enthousiasme autour de cette technologie, déjà adoptée par certains modèles récents. Le HONOR Win, par exemple, embarque une batterie de 10.000 mAh, un chiffre encore inimaginable il y a quelques années.
Samsung irait plus loin avec une architecture dite « double cellule » : une première batterie de 12.000 mAh, épaulée par une seconde de 8.000 mAh. Une approche modulaire qui permet de répartir la charge et, à terme, d’optimiser la gestion de l’énergie. Reste un point essentiel : la sécurité. Lors des essais évoqués par la rumeur, la cellule secondaire aurait gonflé de manière importante. Or le silicium a un défaut bien connu : il se dilate lorsqu’il se charge, ce qui complique son intégration dans des appareils compacts.
Samsung avance donc avec précaution, et rien n’indique que cette batterie soit prête à débarquer dans nos poches. L’entreprise travaille d’ailleurs déjà sur le silicium-carbone dans un autre contexte, via un partenariat avec KGM pour des batteries destinées aux véhicules électriques. Une façon de tester la technologie à grande échelle avant de l’adapter au smartphone.
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