En 2025, Call of Duty devait impérativement redresser la barre. Après des années de domination automatique du marché du FPS, la licence d’Activision se retrouve pour la première fois dans une position très fragile. Black Ops 7, censé incarner ce renouveau, peine pourtant à convaincre, au point que de nombreux joueurs le décrivent comme le pire Call of Duty de l’histoire sur le plan du gameplay.
Le contexte n’a rien d’anodin. D’un côté, Battlefield 6 tente un retour aux sources plus tactique et spectaculaire, tandis qu’Arc Raiders, nouveau venu sur la scène des shooters, séduit par son approche coopérative et son identité très marquée. De l’autre, Call of Duty traîne encore les casseroles de Black Ops 6 dont le suivi post-lancement avait déclenché une série de polémiques, notamment autour de contenus jugés bâclés par les joueurs et d’une monétisation agressive.
Les premiers signaux semblaient encourageants. Activision avait fait machine arrière sur certaines décisions très critiquées, comme les skins cartoon jugés hors-sujet, et a proposé ce qui est considéré par beaucoup comme le meilleur mode Zombies depuis plus de dix ans. Mais ces efforts ont été rapidement éclipsés par de nouvelles controverses. L’utilisation d’éléments générés par intelligence artificielle, notamment pour des cartes de joueur et visuels cosmétiques, a suscité l’indignation des fans. Pour une partie du public, cette intégration de l’IA symbolise un manque d’investissement créatif dans une série déjà accusée de recyclage annuel.
À cela s’ajoute un ressenti de gameplay particulièrement sévère. De nombreux joueurs dénoncent des sensations de tir imprécises, un équilibrage bancal et des cartes mal conçues, donnant l’impression d’un jeu désordonné voire même incohérent. Sur les réseaux sociaux et forums, le terme de “pire Call of Duty jamais sorti” revient avec insistance. Cela se confirme aujourd’hui par les chiffres.
Une population qui dégringole
Malgré des weekends gratuits, des promotions agressives et une période des fêtes traditionnellement favorable à n’importe quelle grosse licence, le lanceur Call of Duty regroupant Black Ops 7, Warzone et Black Ops 6 affiche un pic de joueurs sur Steam particulièrement bas. Avec un maximum d’environ 52 000 joueurs sur 24 heures, la franchise se retrouve reléguée loin derrière des titres concurrents, y compris Battlefield 6 et Arc Raiders. Plus inquiétant encore, le mois de décembre a vu une baisse continue de fréquentation, là où la série connaissait autrefois un afflux massif de nouveaux joueurs.
L’avenir reste donc incertain. Activision mise sur les prochaines saisons pour relancer l’intérêt, mais le contenu post-lancement peine déjà à inverser la tendance. Et l’horizon s’annonce encore plus encombré puisque le prochain Call of Duty devra non seulement réparer une image abîmée, mais aussi faire face à un mastodonte comme GTA 6, dont le lancement pourrait monopoliser l’attention du public. Nous n’avons pas encore connaissance des chiffres de vente du jeu, mais il est probable que le désintérêt pour la licence s’y lise encore plus clairement, surtout après les campagnes de remboursement dès sa sortie.
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