Sortant à quelques semaines d’intervalles l’un de l’autre, la guerre entre les deux rivaux Call of Duty Black Ops 7 et Battlefield 6 n’a jamais été aussi intense. D’un côté, un titre arcade avec un immense contenu prévu, de l’autre, un titre qui se veut plus réaliste en promettant d’éviter tout débordement en dehors du thème militaire. Seulement, dans la vie, il faut parfois faire des choix. Alors, plutôt COD BO7 ou BF6 cette année ?
Call of Duty Black Ops 7 : L’évolution dans la continuité
Treyarch nous livre cette année un Black Ops 7 qui reprendre l’histoire du 2, un des plus populaire de la série. Situé en 2035, le jeu nous propulse dans un futur proche avec des technologies avancées, tout en conservant l’ADN qui fait le succès de la série.
Le système Omnimovement perfectionné
La grande nouveauté de Black Ops 7 réside dans l’amélioration du système Omnimovement introduit l’année dernière. Cette fois, Treyarch a ajouté les wall jumps, permettant de rebondir sur les murs pour atteindre des positions surélevées. Après quelques heures de jeu, ces mouvements deviennent naturels et offrent vraiment des options tactiques intéressantes. Vous pouvez maintenant balancer une grenade aveuglante dans une fenêtre, sauter sur le mur pour atteindre cette même fenêtre et éliminer le sniper qui s’y trouvait. C’est fluide, c’est fun, et ça change vraiment la donne.
Un multijoueur accessible, mais familier
Black Ops 7 ressemble énormément à Black Ops 6. Certains joueurs parlent même de « reskin » sur les forums, et je comprends cette frustration. Les 16 cartes 6v6 au lancement proposent des environnements variés allant du Japon futuriste aux déserts d’Australie, mais le gameplay reste fondamentalement similaire. Les nouveaux scorestreaks comme le D.A.W.G (un robot chien) ou le Rhino (version robotique du juggernaut) apportent une touche de fraîcheur, mais on reste en terrain connu.
Mon avis sur le multi de COD et sa facilité de prise en main
Voilà où Call of Duty excelle vraiment selon moi. Dès ma première partie, je savais exactement ce que je devais faire. Les ennemis sont clairement visibles, les cartes sont lisibles et même si vous mourrez beaucoup (mais c’est pas de ma faute, plutôt celle de mes coéquipiers tu connais), au moins on sait pourquoi. Il y a un sniper dans cette fenêtre ? Vous le voyez. Les indicateurs visuels sont clairs. Cette lisibilité fait toute la différence pour les sessions détente en fin de journée sans se faire forcément rouler dessus.
Le mode Zombies semble également très solide avec la plus grande carte jamais créée, même si je n’ai pas encore eu le temps de l’explorer en profondeur. La campagne coopérative promet aussi une expérience intéressante, mais là encore, il faudra attendre le lancement officiel pour se faire un avis définitif. Mon avis concerne donc principalement le mode multijoueur ici, qui est de toute façon l’expérience la plus attendue chaque année dans les COD.
Battlefield 6 et son retour aux sources qui divise
De son côté, Battlefield 6 marque une véritable renaissance pour la franchise après le désastre Battlefield 2042. EA et DICE ont écouté la communauté et sont revenus à ce qui fonctionnait avec une forme comprenant 64 joueurs maximum, quatre classes distinctes et une emphase sur la destruction environnementale.
Un gameplay affiné, mais (un peu trop) exigeant
Battlefield 6 propose ce que beaucoup considèrent comme le meilleur gameplay de la série. Les sensations de tir sont excellentes, rappelant par moments Battlefield 3 et 4. Le nouveau système de combat cinétique permet de traîner des coéquipiers pour les réanimer, de monter son arme sur des objets pour plus de stabilité, ou encore de se pencher pour jeter un œil derrière un coin. Sur le papier, c’est magnifique.
Les véhicules retrouvent également leur équilibre entre réalisme et fun. Piloter un char et envoyer un obus sur un véhicule ennemi procure une satisfaction viscérale. Les hélicoptères restent exigeants à maîtriser, mais EA a ajouté une aide au vol.
Mais ils sont où ? Qui ou qu’est-ce qui m’a tué ?
À mon sens, Battlefield 6 pousse le réalisme visuel à un point qui devient problématique pour le gameplay. Cette quête de réalisme fait que les ennemis se fondent dans le décor. Les uniformes se camouflent naturellement dans les environnements, les effets de lumière peuvent aveugler et les distances moyennes rendent la détection des adversaires vraiment difficile.
J’ai perdu le compte du nombre de fois où je suis mort sans même comprendre d’où venaient les tirs. Ce n’est pas une question de compétence ou de réflexes, c’est simplement que l’ennemi était visuellement invisible dans son environnement.
Cette difficulté de repérage transforme souvent Battlefield 6 en jeu de hasard frustrant. Vous pouvez avoir la meilleure position tactique du monde, si vous ne voyez pas les ennemis arriver, vous êtes mort. Et contrairement à Call of Duty où la mort s’accompagne généralement d’une compréhension de ce qui s’est passé, sur Battlefield 6, vous vous retrouvez souvent à fixer l’écran de respawn en vous demandant simplement : « Mais il était où exactement ? »
Le système de spot qui n’arrange rien
Le système de spot de Battlefield 6 n’aide pas vraiment à compenser ce problème de visibilité. Seule la classe Recon bénéficie d’outils de repérage avancés avec ses drones et gadgets, mais ça ne résout pas le problème fondamental, avant de pouvoir marquer un ennemi, encore faut-il le voir.
Les effets cinématiques comme le lens flare du soleil qui prend la moitié de l’écran, ou l’effet d’adaptation à la lumière quand vous sortez d’un bâtiment, ajoutent une couche supplémentaire de frustration. Ces choix artistiques peuvent être impressionnants d’un point de vue cinématographique, mais ils nuisent clairement au gameplay compétitif.
Les points forts de Battlefield 6
Malgré ces aspects, Battlefield 6 n’est pas un mauvais jeu. Loin de là. Quand tout fonctionne, quand vous jouez en escouade coordonnée, quand vous parvenez à repérer vos ennemis, l’expérience est fantastique. La destruction environnementale est spectaculaire et le design sonore est exceptionnel.
Les neuf cartes au lancement offrent une belle variété, de l’Égypte à Gibraltar en passant par New York et une version remasterisée d’Operation Firestorm de Battlefield 3. Les modes de jeu classiques (Conquest, Breakthrough, Rush) sont tous présents, accompagnés de modes plus rapides comme Team Deathmatch ou le nouveau mode Escalation.
La campagne solo, bien que courte, est étonnamment réussie et figure parmi les meilleures de la série. L’intrigue se déroulant en 2027 face à l’armée privée Pax Armata fonctionne bien.
Mon verdict personnel
Si vous cherchez du fun immédiat et accessible, prenez Call of Duty Black Ops 7. Si vous avez une escouade de potes avec qui jouer de manière coordonnée et que vous êtes prêt à accepter les frustrations liées à la visibilité, Battlefield 6 peut offrir des moments épiques.
Call of Duty Black Ops 7 excelle dans ce qu’il fait de mieux : un multijoueur nerveux, accessible, où vous pouvez débarquer à n’importe quelle heure et passer un bon moment. Oui, c’est très similaire à Black Ops 6. Oui, ça va vite, peut-être trop vite. Mais au moins, vous voyez vos ennemis, vous comprenez ce qui se passe.
Battlefield 6 vise l’expérience de guerre à grande échelle et y parvient par moments de manière brillante. Mais cette quête de réalisme visuel pénalise trop le gameplay à mon goût. Mourir constamment d’ennemis invisibles dans le décor, ce n’est pas du challenge, c’est de la frustration pure. Les développeurs ont privilégié l’esthétique à la lisibilité, et ça se paie cash dans l’expérience de jeu.
Le choix selon votre profil
Prenez Call of Duty Black Ops 7 si :
- Vous jouez principalement en solo ou avec des amis occasionnels
- Vous aimez l’action rapide et immédiate
- Vous voulez un jeu facile à prendre en main après une journée de boulot
- Vous appréciez les parties courtes et intenses
- La lisibilité du gameplay est importante pour vous
Prenez Battlefield 6 si :
- Vous avez une escouade fixe pour jouer régulièrement
- Vous appréciez la coordination tactique et le jeu d’équipe
- Le réalisme visuel prime sur la lisibilité pour vous
- Vous aimez les grandes batailles épiques avec véhicules
- Vous êtes prêt à investir du temps pour maîtriser les mécaniques
- Les problèmes de visibilité ne vous dérangent pas
Les deux jeux ont leur place dans le paysage des FPS 2025, mais ils visent clairement des publics différents. Call of Duty reste le roi de l’accessibilité et du fun immédiat, tandis que Battlefield 6 s’adresse aux joueurs cherchant une expérience plus tactique et immersive, malgré ses défauts de visibilité qui plombent malheureusement l’expérience.
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