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Après l’évacuation médicale d’urgence à bord de l’ISS, la NASA avance en urgence une mission habitée

Branle-bas de combat à Houston ! Depuis l’évacuation médicale d’urgence, l’ISS tourne en effectif réduit et la NASA n’a plus le choix : elle doit envoyer des renforts au plus vite !

Le 14 janvier, la NASA a été contrainte de rapatrier en urgence l’équipage Crew-11, présent à bord de l’ISS, sur le plancher des vaches. Un des membres souffrait d’un problème de santé, qui, heureusement a été pris en charge avant qu’une catastrophe n’advienne. Mais depuis le 14 janvier, jour de l’évacuation, l’ISS a des airs de vaisseau fantôme, puisque seuls trois astronautes assurent aujourd’hui la maintenance de la station.

Pour un complexe grand comme un terrain de football, c’est bien trop peu ; l’ISS étant conçu pour fonctionner normalement avec sept personnes à son bord. Une situation inédite qui a obligé la NASA à bousculer un peu son calendrier pour combler le vide laissé par le départ de Crew-11.

ISS : le grand sauvetage est avancé !

Initialement prévue pour le 15 février, la mission Crew-12 a été avancée de quatre jours. La NASA vise désormais un décollage le 11 février prochain à 12 h 00 (heure de Paris) depuis le pas de tir de Cap Canaveral, en Floride. Les trois astronautes restant (Chris Williams, Sergey Kud-Sverchkov et Sergei Mikaev) pourront ainsi être soulagés et voir leur emploi du temps se désemplir un peu.

Ainsi, ce sera le vaisseau Crew Dragon baptisé Grace qui viendra à leur secours ; il transportera un quatuor d’exception, dont une figure très connue dans l’Hexagone : la Française Sophie Adenot, qui effectuera ici son baptême de l’espace. Elle sera accompagnée de Jessica Meir, commandante de bord plus expérimentée, du pilote Jack Hathaway et du cosmonaute Andrey Fedyaev.

Si ce décollage anticipé est possible, c’est avant tout parce que SpaceX et la NASA ont réussi à préparer le vaisseau Crew Dragon et la fusée Falcon 9 bien avant l’échéance fixée, permettant ainsi de réduire le temps où l’ISS restera vulnérable.

Si trois jours de décalage entre le lancement de la Falcon 9 peuvent paraître peu, c’est en réalité énorme. En effet, comme l’ISS tourne avec le minimum vital de personnes à son bord, gagner 72 heures sur le calendrier, c’est donc offrir trois jours de sommeil et de sécurité supplémentaires au trio qui doit être en surrégime, tout en limitant les risques d’incidents sur le mastodonte de 450 tonnes.

Le départ précipité de Crew-11 a laissé un trou béant dans l’emploi du temps de la NASA. Pour ne pas déstabiliser toute la chaîne de production des futurs vaisseaux Crew Dragon (Crew-13 et suivants), l’agence ne peut pas simplement avancer toutes les missions futures de trois mois. Les usines de SpaceX tournant à flux tendu pour assembler les lanceurs, il est impossible de forcer la cadence de production sans compromettre la sécurité des équipages.

Un séjour prolongé

C’est pourquoi elle a choisi d’envoyer Crew-12 comme une mission tampon. En restant neuf mois au lieu de six, Sophie Adenot et son équipe vont rattraper le décalage provoqué par le départ prématuré de leurs prédécesseurs et assurer la continuité des expéditions 74 et 75. Un sacrifice nécessaire : leur séjour a été prolongé pour que le cycle normal des rotations reprenne son rythme de croisière d’ici la fin de l’année.

Si les conditions météorologiques ou techniques faisaient des siennes le 11 février, la NASA a tout de même prévu des créneaux de repli les 12 et 13 février (respectivement à 11 h 38 et 11 h 15, heure française). Croisons les doigts pour que tout se passe bien ; la NASA n’a vraiment pas besoin d’essuyer de nouvelles difficultés après l’incident du 14 janvier.

Ne dramatisons pas toutefois : la résilience de l’ISS a été prouvée maintes et maintes fois et les trois fenêtres de tir prévues garantissent mathématiquement un retour à la normale dans les trois prochaines semaines. Dès que l’écoutille de la capsule Grace sera verrouillée, l’équipage à bord de l’ISS pourra enfin reprendre le cours normal de sa vie en orbite.

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