Votre expérience sur ChatGPT s’apprête à changer du tout au tout. OpenAI déploie la publicité aux États-Unis auprès de certains utilisateurs. Ce test concerne d’abord les adultes ayant souscrit un abonnement Free ou Go. Si cette arrivée n’a rien de surprenant, elle apporte son lot de questions pour les utilisateurs qui font de ChatGPT un confident, un conseiller médical ou un gestionnaire de projets. Dans un communiqué, la firme détaille ses ambitions et les modalités de ce déploiement. Allez-vous devoir prêter plus attention aux réponses de l’agent conversationnel ? Qui pourra accéder à vos questions et vos réponses ? On fait le point sur tout ce qu’il faut savoir.
ChatGPT promet de la neutralité
La prochaine fois que vous demanderez à ChatGPT de faire un budget pour vos vacances, va-t-il privilégier les entreprises qui paient pour de la publicité ? Dès ce mois de février, OpenAI intègre des annonces dans les conversations avec ses utilisateurs gratuits et Go. De quoi se demander si les réponses de l’intelligence artificielle ne vont pas être influencées par la somme déboursée par les marques partenaires. Dans son communiqué, ChatGPT promet une indépendance des réponses. Concrètement, il n’est pas question pour l’entreprise de glisser des réclames dans les réponses de son intelligence artificielle. L’entreprise promet que “les publicités n’influencent pas les réponses fournies par ChatGPT. Elles sont optimisées uniquement en fonction de leur utilité pour vous”.
ChatGPT promet qu’elles seront distinctes de la réponse organique et clairement identifiée en tant que telle. Sur les images, on peut d’ailleurs voir qu’elles se démarquent par la présence d’un fond gris et la mention “sponsorisé”. OpenAI concède en revanche que vos recherches impacteront le choix des publicités à proposer. Par exemple, si vous recherchez une recette, ChatGPT sera plus susceptible de vous proposer des publicités liées à la livraison de courses, à des accessoires de cuisine ou des produits alimentaires. “S’il y a plusieurs annonceurs, nous sélectionnerons celui qui est le plus pertinent pour votre discussion et vous le proposerons en premier”.
À noter que la publicité ne sera pas affichée à proximité de sujets sensibles, tels que la santé, la santé mentale ou la politique. L’objectif affiché d’OpenAI, une utilisation responsabilisée et raisonnée de ce levier économique. La firme concède d’ailleurs être encore en phase d’apprentissage. “Nous accordons une attention particulière aux retours de notre communauté afin de nous assurer que les publicités soient utiles et s’intègrent naturellement dans l’expérience ChatGPT”.
Et vos données alors ?
C’est ce qui inquiète le plus les utilisateurs de ChatGPT, à une heure où l’agent conversationnel est devenu un confident et une aide dans bien des moments embarrassants. Dans un avenir proche, les marques auront-elles accès à vos recherches les plus honteuses ? Non. Seule OpenAI conserve et traite vos données de recherche. C’est grâce à elles que l’entreprise fera le choix de proposer une publicité plutôt qu’une autre. Les annonceurs de leur côté recevront uniquement des informations générales sur les performances de leurs publicités, telles que le nombre de vues ou de clics.
Il sera d’ailleurs possible de désactiver les publicités recommandées. Vous pourrez également effacer vos données publicitaires et ne pas prendre en compte les discussions précédentes et la mémoire de votre application. À noter qu’un historique vous permettra aussi de voir les publicités qui vous ont été montrées dans la journée afin d’y revenir si l’une des offres a attiré votre attention. ChatGPT est convaincu du bienfondé de cette démarche. “Dans une interface conversationnelle, les publicités peuvent être plus pertinentes et utiles, en mettant les utilisateurs en relation avec de nouveaux produits et services qui correspondent naturellement à leurs besoins”.
En France ?
Pour l’heure, cette formule avec publicité ne concerne qu’une poignée d’utilisateurs américains. La firme va néanmoins vouloir la déployer autour du monde pour monétiser plus efficacement son agent conversationnel. Reste à voir désormais quand la France pourra en profiter et quelles options s’offriront aux clients qui ne souhaitent pas composer avec de la publicité. Si les forfaits Free et Go (8,99 euros) incluront des pages de réclame, les forfaits Plus (23 euros par mois) et Pro (229 euros par mois) en seront exempts.
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