La bataille pour la préservation des jeux vidéo ne fait que commencer. Le mouvement Stop Killing Games – lancé en 2024 par le YouTuber Ross Scott alias Accused Farms suite à la fermeture définitive de The Crew par Ubisoft – poursuit ses efforts afin d’éviter que les titres dépendants de serveurs ne finissent par disparaître. Le fondateur vient en effet d’annoncer la création de deux ONG (organisations non gouvernementales), une en Europe et une aux États-Unis, qui pourraient faire avancer la cause bien plus rapidement qu’on ne l’imaginait. Ces nouvelles entités serviront de point d’ancrage dans ces deux régions du monde afin de faciliter les actions locales mais aussi internationales.
De quoi concrétiser la cause
Pour Ross Scott, le travail de Stop Killing Games finira par payer. “Pour commencer, je pense que nous allons gagner cette bataille, et mettre un terme au problème des éditeurs qui détruisent les jeux vidéo que vous avez déjà payés” déclare-t-il en introduction de sa dernière vidéo. “Nous avons plusieurs pistes à explorer, et plus j’en apprends sur cette affaire, plus je me rends compte que cela peut devenir un cas bien plus complexe.”
Et c’est ainsi que les deux ONG vont entrer en jeu. D’après le fondateur du mouvement, ces organisations permettront de concrétiser les actions de l’ensemble des activistes de Stop Killing Games :
“Cela nous permettra de mener un contre-lobbying à long terme sur cette question et également de renforcer nos actions de surveillance. Si vous vous souvenez bien, j’ai contribué à la création d’un site multilingue contenant des instructions faciles à suivre pour signaler The Crew aux agences de protection des consommateurs. Eh bien, peut-être que l’ONG pourrait mettre en place quelque chose de similaire pour chaque fermeture importante lorsqu’un jeu sera détruit à l’avenir.“
De plus amples détails concernant les objectifs de ces ONG seront partagés prochainement, mais Ross Scott dévoile déjà que l’organisation basée aux États-Unis a déjà reçu le soutien de certains activistes politiques qui sont “parvenus à obtenir des financements concrets“. Il ajoute même que le processus législatif est d’ores et déjà en cours dans plusieurs États, et s’avoue surpris “qu’une loi soit en cours d’élaboration à ce sujet aux États-Unis avec l’Union Européenne.” Toutefois, les choses s’apprêtent également à bouger en Europe.
Une rencontre avec la Commission Européenne prévue ce jour
La campagne de signature entamée afin de présenter l’initiative Stop Killing Games auprès de la Commission Européenne a enfin été vérifiée. Les organisateurs ont obtenu un rendez-vous avec la Commission ce lundi 23 février et seront représentés par Alberto Hidalgo Cerezo, docteur en droit diplômé de l’Université de San Pablo afin d’expliquer en quoi la destruction de jeu suite à la fermeture de serveurs est d’ores et déjà un problème d’après les lois actuelles protégeant les consommateurs. Il sera également accompagné par un représentant de l’association de consommateurs UF-Que Choisir que les Français connaissent très bien.
Ross Scott avoue ne pas savoir à quoi s’attendre de cette rencontre, qui pourrait très bien n’être qu’une formalité sans aucun impact réel à l’heure actuelle. Néanmoins, il s’agit tout de même d’un sacré pas en avant qui, avec l’appui futur de l’ONG européenne, pourra très certainement faire bouger les choses. Qui sait, peut-être que d’ici quelques années, plus aucun jeu ne pourra disparaître du jour au lendemain sur simple décision d’un studio. Il ne reste plus qu’à espérer que les efforts de Stop Killing Games fassent de ce rêve une réalité.
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