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Clap de fin pour Brava, le four connecté qui cuisinait avec la lumière

L’aventure Brava s’arrête brutalement. Le fabricant américain de fours connectés haut de gamme a annoncé la fin de ses activités. Cette disparition laisse ses utilisateurs dans l’incertitude, tout en confirmant les limites d’un marché pourtant très prometteur.

C’était l’une des propositions les plus singulières de la cuisine connectée. Lancé à la fin des années 2010, Brava avait misé sur une technologie originale baptisée « Pure Light Cooking ». Son four compact utilise des lampes halogènes puissantes pour cuire les aliments directement, sans préchauffage, avec la promesse d’une cuisson rapide et précise.

Des utilisateurs laissés dans le flou

Sur le papier, le concept avait de quoi séduire. Le Brava Oven permet de cuire plusieurs aliments en même temps grâce à des zones de chaleur indépendantes, tout en automatisant largement la préparation via une bibliothèque de recettes guidées. L’appareil visait clairement une clientèle technophile, prête à investir plus de 1.000 $ dans un produit présenté comme une alternative intelligente au four traditionnel. Mais cette approche très dépendante du logiciel et du cloud s’est révélée être un talon d’Achille.

Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, l’entreprise a confirmé avoir cessé ses activités le 6 mars de cette année. Conséquence immédiate : plus aucun four ne sera vendu, et surtout, aucune mise à jour logicielle ni nouvelle recette ne sera proposée. Brava assure que ses services en ligne — le Brava Cloud et la bibliothèque de recettes — fonctionnent encore. Mais l’entreprise prévient qu’ils pourraient être « limités ou interrompus à tout moment ». Même incertitude pour le support technique, les réparations et les pièces de rechange, toujours disponibles mais « pour une durée limitée ».

Pour les clients, la pilule est difficile à avaler. Beaucoup utilisent leur four depuis plusieurs années au quotidien, et redoutent désormais de voir leur appareil perdre une partie de ses capacités. En cas de coupure du cloud, le four deviendra un presse-papiers encombrant et très cher…

Ces dernières années, plusieurs fabricants de fours connectés ont disparu ou changé de cap. Weber avait déjà mis fin à June, un autre acteur emblématique du secteur. Aujourd’hui, le marché se resserre autour de quelques acteurs. Anova (Electrolux) mise sur la cuisson vapeur de précision, tandis que Tovala et Suvie adoptent un modèle hybride mêlant appareil et livraison de repas. D’autres marques comme Breville ou Chef IQ proposent des fonctions connectées, mais sans rupture technologique comparable à celle de Brava.

Contrairement à ses concurrents, Brava ne se contentait pas d’ajouter du logiciel à un four classique : il tentait de repenser la cuisson elle-même, avec une approche basée sur la lumière. Fondée sur « une idée audacieuse » visant à « réinventer la cuisine », selon ses propres mots, le constructeur aura au moins marqué les esprits. Mais son positionnement (produit cher, dépendance au cloud, usage encore niche) a contribué à plomber son activité.

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Source : Brava

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