Adobe a identifié l’un des principaux irritants de la création assistée par IA : la mémoire de poisson rouge des générateurs. Avec la nouvelle fonction « Elements », Firefly peut désormais conserver des personnages, des objets ou des décors générés précédemment pour les réutiliser dans de futures créations. Un héros de bande dessinée, une mascotte ou un produit pourront ainsi garder la même apparence d’une image à l’autre.
Firefly se souvient enfin de ce qu’il a créé
L’entreprise ajoute aussi « Projects », un espace destiné à regrouper les ressources, les générations et le contexte créatif d’un même travail. Une manière d’éviter de fouiller dans des dizaines de dossiers pour retrouver « cette image générée il y a trois semaines dont personne ne se souvient du nom ».
L’assistant IA gagne également quelques nouveaux tours dans son sac. Il peut désormais concevoir une identité de marque complète à partir d’une simple description : logo, couleurs et style graphique compris. Adobe met aussi en avant la génération de vidéos promotionnelles à partir de photos de produits, la création automatique d’un premier montage vidéo ou encore la transformation de storyboards en séquences animées.
Pour Adobe, l’objectif reste de laisser les décisions créatives aux humains. L’IA s’occupe de l’exécution, tandis que le créateur garde la main sur la direction artistique. Une position qui ressemble aussi à un message adressé à une industrie inquiète de voir les algorithmes empiéter sur le terrain des artistes.
L’autre annonce importante concerne l’intégration directe de l’assistant IA dans les applications Creative Cloud. Jusqu’à présent, Firefly vivait surtout dans son propre environnement. Désormais, Photoshop, Premiere Pro, Illustrator, InDesign et Frame.io accueillent un panneau latéral permettant de dialoguer directement avec l’assistant.
Concrètement, Premiere pourra classer automatiquement les rushes, renommer des clips ou préparer une première ébauche de montage. Photoshop se chargera de remplacer des arrière-plans, redimensionner des visuels pour plusieurs plateformes ou réorganiser des calques. Illustrator pourra générer des dizaines de variantes d’un même document ou vérifier certains paramètres avant impression.
L’éditeur précise toutefois que son assistant n’est pas un agent capable de prendre le contrôle de l’ordinateur. Il ne déplace pas le curseur à votre place et ne reproduit pas vos gestes à l’écran. Pour l’instant, Adobe préfère lui confier les corvées plutôt que les clés du bureau. Les nouvelles fonctions de Firefly sont disponibles dès maintenant en bêta, tandis que le studio créatif Firefly est proposé sur liste d’attente. Quant aux assistants intégrés aux applications Creative Cloud, ils sont désormais en bêta publique.
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