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Astérix : avec les nouveautés de cette année, le parc fait un grand bond vers l’avenir

Samedi dernier, appareil photo en main, je suis allé faire un tour au Parc Astérix pour voir où en était la zone Égypte. Et clairement, ce que j’ai vu là-bas mérite d’évoquer la transformation actuelle et à venir du parc qui est en train de résoudre quelque chose que l’on pouvait lui reprocher : la thématisation.

On a tous en tête une Rue de Paris qui ressemblait à un décor posé là sans trop savoir pourquoi, ou des attractions qui fonctionnaient bien, mais qui ne racontaient plus rien depuis longtemps. Cette saison, en me baladant dans la zone Égypte, j’ai eu l’assurance assez nette que le Parc Astérix est bel est bien en train de prendre le sujet à bras le corps.

La Descente du Nil et L’Envol d’Ibis, même attraction, mais toute autre ambiance

Première étape, La Descente du Nil. Pour ceux qui connaissent encore l’ancien Oxygénarium, le système reste le même dans les grandes lignes, on grimpe dans une bouée et on se laisse porter par le parcours aquatique. La file d’attente bénéficie d’une, avec une thématisation qui pose l’ambiance en l’intégrant parfaitement au monde égyptien du Parc Astérix.

Direction ensuite L’Envol d’Ibis, l’ancienne attraction des Chaises Volantes. Là encore, la mécanique ne change pas, mais ce qu’on survole a complètement changé de visage. Un jardin aquatique avec des jets d’eau, de la végétation partout, une vraie mise en scène pensée pour qu’on ait quelque chose à regarder pendant les dix mètres de hauteur. C’est simple sur le papier, mais en vrai ça change beaucoup la perception de l’attraction.

Le parc a pris le temps de retravailler chaque recoin de la zone pour que tout se tienne, des décors jusqu’à la signalétique. C’est exactement le genre de cohérence qui manquait au parc jusqu’ici.

Les Comptoirs d’Épidemaïs, le nouveau resto qui a remplacé Le Cirque

Je suis aussi passé pars Les Comptoirs d’Épidemaïs, le restaurant qui a pris la place du Restaurant du Cirque et qui a ouvert ses portes le 6 juin. L’idée dernière, c’est de raconter le voyage du marchand phénicien Épidemaïs à travers les saveurs qu’il aurait ramenées de ses expéditions. Sur place, ça se traduit par un buffet à volonté avec du houmous, un bar à couscous, des tajines au poulet, et quelques boissons signature pour accompagner le tout.

La zone grecque, le prochain gros morceau

J’ai aussi pris quelques photos du chantier de l’extension de la zone grecque, qui avance à grands pas en ce moment. Pour rappel, cet espace doit ouvrir en 2027 avec deux nouvelles attractions familiales, une aire de jeux, et un restaurant baptisé La Table de Dyonisos qui pourra accueillir jusqu’à 450 personnes. Vu l’ampleur des travaux déjà visibles depuis les allées du parc, on sent que ça ne sera pas un simple ajout cosmétique, mais une vraie nouvelle zone à part entière.

Un plan à 250 millions d’euros qui donne le ton

Tout ça s’inscrit en réalité dans une feuille de route bien plus large. Le Parc Astérix a annoncé un investissement de 250 millions d’euros d’ici 2030, avec un calendrier assez chargé. Après la zone Égypte cette année, il y aura donc la zone grecque et l’ouverture de l’hôtel L’Odyssée en 2027 (300 chambres sur le thème des voyages d’Astérix en Orient), puis la zone Londinium en 2028, une zone indoor inspirée d’Astérix chez les Bretons avec une montagne russe immersive et un dark ride familial.

Au total, le parc vise 20 % de capacité supplémentaire, avec deux tiers de ces nouveaux espaces en intérieur. Concrètement, ça veut dire moins de dépendance à la météo pour les visiteurs, ce qui n’est pas un détail quand on connaît les étés capricieux en Île-de-France, que ce soit de par la pluie ou maintenant par les températures caniculaires.

Cette dynamique a aussi été récompensée à l’extérieur du parc. Cétautomatix a été élue meilleure nouvelle attraction d’Europe aux Parksmania Awards, et le restaurant Les Fastes du Nil a reçu le titre de meilleure nouveauté restauration au monde.

Le spectacle nocturne, la vraie surprise de cet été

Mais s’il y a une annonce qui montre à quel point le parc voit plus loin que son image habituelle, c’est le nouveau spectacle nocturne. Astérix et la Potion d’Étoiles débarque le 11 juillet vers 22 h au-dessus du lac, et autant dire que le parc n’a pas fait les choses à moitié.

Le dispositif technique impressionne sur le papier : plus de 370 drones, 60 jets d’eau capables de monter jusqu’à 20 mètres de haut, un écran d’eau géant, 150 projecteurs, et 2500 effets pyrotechniques, tout ça relié par 12 km de câbles. On parle ici du genre de spectacle qu’on associe d’habitude à Disneyland Paris plutôt qu’au Parc Astérix, et c’est justement ce qui rend la chose intéressante. Le parc s’attaque frontalement à ce terrain-là, sans complexe, et cela bénéficie plus aux visiteurs que le spot publicitaire de Cléopâtre menant une petite guéguerre contre Olaf.

Ce que ça dit sur la direction prise par le parc

Parc Astérix
© Robin Sabbadini

En sortant du parc samedi, ce qui m’est resté en tête, c’est que tout ça offre une grande cohérence à l’ensemble du parc. La rethématisation de l’Égypte, le chantier grec déjà bien avancé, le plan à 250 millions étalé sur cinq ans, et maintenant ce spectacle nocturne ambitieux, tout ça raconte la même histoire. Le Parc Astérix ne veut plus juste être le parc des sensations fortes à côté du géant Disney. Il veut devenir une vraie destination d’entertainment complète, où la thématisation et l’immersion sont au niveau de ce que nous sommes en droit d’attendre, avec en plus un tarif accessible.

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