Tout commence avec un coup de com plutôt bien vu. LDLC balance un mini-PC baptisé « Stim Machine », un nom qui sonne pile comme celui de Valve à l’oral, et qui balance un tableau comparatif sans complexe avec coches vertes pour sa machine, croix rouges pour celle de Valve. Le message est clair, on fait mieux pour le même prix.
Une config qui tape plus fort sur le papier

Niveau specs, le PC embarque un Ryzen 5 8400F (6 cœurs, 12 threads, Zen 4) accompagné d’une Radeon RX 9060 XT 8 Go en RDNA4, là où la Steam Machine mise sur une puce semi-custom mélangeant Zen 4 et Zen 4c côté CPU, et du RDNA3 côté GPU. Sur le papier, l’avantage va clairement à LDLC, surtout côté graphique puisque la RX 9060 XT est une vraie carte dédiée de génération récente.
On retrouve aussi 16 Go de DDR5-5600 et un SSD NVMe de 500 Go, le tout posé dans un boîtier SilverStone Sugo SG13B-Q. Et comme c’est du Mini-ITX standard, contrairement au format sur-mesure de Valve, on peut changer la RAM, le GPU ou le stockage plus tard sans prise de tête. La contrepartie, c’est un boîtier nettement plus gros (222 x 285 x 181 mm contre un format beaucoup plus compact côté Steam Machine), et pas de Windows ni de SteamOS préinstallé. LDLC promet cependant un tuto pour l’installer soi-même.
LDLC affiche son PC à 999,99 € en kit non monté, ou 1039,99 € assemblé. Et c’est volontairement calculé, puisque la Steam Machine est vendue 1039 € en Europe (sans le Steam Controller, sinon c’est 1108 € avec).
LDLC se dégonfle sur le nom
Et c’est là que ça devient marrant. Deux jours après avoir lancé sa pirouette, LDLC a fait disparaître toutes les mentions « Stim Machine » de son site après que la presse ait titré partout le nom parodique. Le produit s’appelle maintenant simplement « LDLC PC Box », sans aucun lien évident avec Valve dans le nom. Les arguments comparatifs face à la Steam Machine sont toujours bien présents sur la fiche produit, mais le jeu de mots bien senti, lui, a disparu.
Difficile de ne pas y voir une trouille de représailles juridiques. S’amuser à copier la sonorité du nom d’un produit qui vient de sortir, ça s’appelle du parasitisme de marque, et c’est le genre de truc qui peut très vite coûter cher si l’entreprise visée décide de réagir. Visiblement, quelqu’un chez LDLC a eu le bon réflexe d’appeler les juristes avant que ça aille trop loin.
Reste que sur le fond, l’argument tient toujours. Pour le même budget, LDLC propose un PC plus modulaire avec un GPU plus récent, mais sans l’expérience clé en main et le format salon de la Steam Machine. Il propose aussi un produit disponible dès maintenant et sans problème de stock ni de tirage au sort pour l’obtenir.
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