Passer au contenu

Les caméras des Tesla pourraient poser plus de problèmes que prévu aux robotaxis

Tesla assure depuis des années que des caméras et de l’IA suffisent pour faire rouler une voiture sans conducteur. Une approche qui pourrait empêcher ses robotaxis de circuler dans certains États américains, qui veulent imposer plusieurs types de capteurs aux véhicules autonomes.

Elon Musk n’a jamais caché son peu d’enthousiasme pour les capteurs lidars et les radars. Pour le patron de Tesla, une voiture autonome doit pouvoir se débrouiller comme un humain : avec des yeux, ou plutôt des caméras, et un logiciel suffisamment intelligent pour comprendre ce qui se passe autour d’elle.

Les concurrents de Tesla n’ont rien à craindre

Ce choix technique, répété et défendu depuis des années, pourrait néanmoins finir par coûter cher à Tesla. Plusieurs États américains envisagent en effet d’exiger que les véhicules entièrement autonomes embarquent des caméras, mais aussi deux autres catégories de capteurs. Autrement dit, la vision seule ne suffirait plus. Le New Jersey examine actuellement un projet de loi qui créerait un programme pilote de trois ans pour tester et déployer des véhicules autonomes. Avant de retirer les opérateurs de sécurité humains, les constructeurs devraient parcourir environ 80.000 kilomètres, sur les routes de l’État sans incident majeur.

Ils devraient également signaler certains accidents et obtenir une autorisation avant de lancer un service commercial. Le texte doit encore être soumis au vote, attendu plus tard dans l’année. Le passage le plus gênant pour Tesla concerne les capteurs. Les robotaxis devraient combiner des caméras avec deux autres technologies de détection. Une règle similaire est également envisagée dans l’État de New York.

Waymo, filiale d’Alphabet, et Zoox, propriété d’Amazon, n’auraient pas grand-chose à modifier. Leurs véhicules utilisent déjà des caméras, des radars et des lidars. Le radar repose sur des ondes radio pour repérer les objets et peut notamment aider lorsque la visibilité se dégrade. Le lidar se sert d’impulsions laser pour produire une représentation en trois dimensions de l’environnement.

Tesla a volontairement abandonné ces équipements. Elon Musk a déjà qualifié le lidar de « mauvaise direction » et affirmé que les entreprises qui en dépendent sont condamnées. « Les humains ne projettent pas de lasers avec leurs yeux pour conduire », justifiait-il sur son réseau social en mars 2025. Il estime même que multiplier les capteurs pourrait réduire la sécurité, en cas de désaccord entre les informations fournies par les caméras, les radars et les lidars.

Le constructeur ne compte pas laisser passer le texte sans réagir. Tesla demande désormais à ses clients du New Jersey de contacter leurs élus pour s’opposer au projet de loi, et accuse les législateurs de ne pas se concentrer sur les résultats en matière de sécurité et de vouloir, dans les faits, l’exclure du marché local.

🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.

Mode