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House of the Dragon : même Game of Thrones n’a jamais atteint ce niveau de malaise

La saison 2 de House of the Dragon regorge de moments où on se couvre les yeux, mais il y en a rarement eu autant que dans l’épisode 7.

Depuis le début de cette troisième saison, House of the Dragon monte progressivement en intensité. Alors que la Danse des Dragons semble désormais impossible à arrêter, on se retrouve avec des chapitres dont l’action est condensée. L’épisode 7 ne fait pas exception, il continue de faire avancer les intrigues avec une efficacité inégalée jusqu’ici et offre plusieurs séquences assez marquantes.

Et pourtant, c’est probablement l’épisode le plus difficile à regarder de la saison. Pas parce qu’il est mauvais, bien au contraire. Il s’agit même de l’un des plus solides jusqu’à présent. Mais il pousse tellement loin le malaise et la violence émotionnelle qu’il devient parfois très inconfortable. Voici les 3 choses qui ont marqué cet épisode.

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Des relation mère fils comme on en veut pas

La principale raison de notre malaise va paraître évidente à beaucoup de gens. Quelques épisodes auparavant, un certain baiser entre deux personnages avait provoqué de vives réactions sur les réseaux. Cette fois-ci, la vision impliquant Alicent et Aemond en pleine relation intime est sans doute la scène la plus dérangeante que la franchise ait jamais proposée. Même si l’épisode révèle finalement qu’Aemond partage en réalité son lit avec Alys Rivers et que la séquence relève de la vision, le simple fait de voir une relation sexuelle entre une mère et son fils a le don de nous glacer le sang plus qu’à l’accoutumée.

La saga Game of Thrones n’a pourtant jamais eu peur de l’inceste. Les Lannister ont rendu célèbre la relation entre frère et sœur, Daemon et Rhaenyra ont normalisé celle entre oncle et nièce, sans oublier les nombreux mariages entre cousins dans la maison Targaryen. Mais cette fois, la série franchit une limite supplémentaire, peut-être la seule qui n’avait jamais été franchie à l’écran.

La souffrance des uns

L’autre raison qui rend cet épisode difficile concerne les relations entre les personnages. La guerre commence à briser les liens qui existaient encore entre eux, et ça fait parfois plus mal que les combats eux-mêmes. La conversation entre Baela et Addam, où la jeune femme repousse le fils de Corlys malgré les sentiments qu’il semble lui porter, laisse un goût amer. Surtout au vu de la manière dont il apprend qu’elle a fricoté avec son frère (à lui, pas à elle, pour une fois). Le cringe à son paroxysme.

Pour le troisième et dernier évènement, impossible de ne pas évoquer l’affrontement entre les dragons. Techniquement, c’est sans doute l’une des meilleures séquences de la série. Les effets spéciaux sont impressionnants et on retrouve enfin l’essence de ce que les fans attendaient depuis les débuts de House of the Dragon (même si ce sont toujours des vouivres et pas des dragons)

Le problème est qu’on s’attache à ces petites bêtes. Les voir s’entre-déchirer, hurler de douleur et être utilisées comme de simples armes est encore plus difficile à supporter que la mort des humains. La série réussit parfaitement à rappeler que les véritables victimes de cette guerre sont parfois celles qui n’ont jamais choisi d’y participer.

Le bonheur des autres

Malgré tout ce malaise, l’épisode reste paradoxalement l’un des plus plaisants de la saison. De là à dire que c’est justement parce qu’il va chercher les limites, il n’y a qu’un pas. Le rapprochement entre Rhaenyra et Mysaria, apporte enfin une respiration bienvenue et un peu de substance par rapport aux évènements de la saison précédente. La guerre entre les Verts et les Noirs s’accélère enfin sur tous les fronts, donnant le sentiment que toutes les pièces sont désormais en place pour un grand final, qui est arrivé bien plus vite qu’on l’espérait.

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