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Atlas : un « coach mental » planqué derrière l’oreille

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Avec son premier appareil, la jeune pousse Atlas veut mesurer notre présence d’esprit au quotidien. Ce petit capteur collé derrière l’oreille analyse l’activité cérébrale, le stress et l’effort mental pour aider à mieux comprendre ce qui nous réussit vraiment.

Les montres connectées savent déjà compter nos pas, surveiller notre sommeil et nous rappeler que notre rythme cardiaque fait parfois des siennes. Atlas veut aller plus loin avec un objet qui s’intéresse directement au cerveau. Son premier produit, l’Atlas 1.0, se colle derrière l’oreille avec un adhésif et enregistre plusieurs signaux : ondes cérébrales via EEG, activité électrodermale, mouvements et signature vocale.

Atlas veut savoir si vous êtes vraiment là

La société précise que l’appareil n’enregistre pas les conversations. Il ne garde pas les mots prononcés, mais analyse l’activité liée à la parole pour mieux comprendre l’état de l’utilisateur. C’est un point important, car porter un capteur qui s’intéresse à la voix peut vite faire lever un sourcil ou deux.

L’application, disponible uniquement sur iOS, affiche ensuite trois grands indicateurs : la présence, le stress et l’« Energy Burn », soit l’intensité de l’effort mental. L’utilisateur peut associer ces données à ses activités : travail, sport, dîner, trajet, réunion ou moments passés avec certaines personnes. L’idée est simple : repérer ce qui aide à être concentré, disponible ou en forme, et ce qui vide les batteries.

Atlas pose des questions assez concrètes. Était-on vraiment « présent » pendant un repas en famille ? Travaille-t-on mieux sous pression ? Un footing apporte-t-il surtout de la performance ou du soulagement ? À chacun ensuite de voir si ces réponses sont utiles, ou si elles ajoutent une courbe de plus à surveiller dans sa journée.

Le fabricant affirme avoir résolu un problème technique compliqué : mesurer l’activité cérébrale en mouvement, et pas seulement quand une personne dort, médite ou reste assise devant un écran. Selon l’entreprise, l’Atlas 1.0 peut fonctionner pendant que l’on marche, parle, conduit, fait du sport ou utilise son téléphone. La société dit aussi s’appuyer sur plus de 500.000 enregistrements cérébraux collectés en conditions réelles. Ces données alimentent ses algorithmes, censés apprendre avec le temps les habitudes, les lieux et les situations qui influencent l’état mental de chaque utilisateur.

Fondée en 2021 par les neuroscientifiques Ana Montero et André Marques-Smith, Atlas présente son produit comme un outil de connaissance de soi. Ana Montero estime que certains moments importants de la vie deviennent désormais mesurables. André Marques-Smith insiste de son côté sur la qualité des données en mouvement, comparée à celle de systèmes de recherche en laboratoire.

Tout cela est bien gentil (ou dystopique), mais il faut encore voir ce que ça donnera au quotidien. Un capteur peut aider à mieux se comprendre, mais il ne remplacera pas le recul personnel. Et l’Atlas 1.0 n’est pas donné : 499 $ en précommande, avec un abonnement obligatoire de 30 $ par mois pour les capteurs, les adhésifs, l’application et les analyses personnalisées.

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