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Si vous aimez The Equalizer et Taken, ne ratez pas l’un des meilleurs films d’action sur Netflix !

Énième exemple d’une division entre la critique et le public, ou tout simple d’une œuvre qui a gagné sa notoriété avec les années, Man on Fire a un regain de popularité sur Netflix. Et c’est mérité !

Parfois la recommandation Netflix fait bien les choses et permet de mettre en avant des œuvres hors catalogue maison qui n’en reste pas moins des belles séances de rattrape – ou de revisionnage – en perspective. Et cela fonctionne puisque Man on Fire occupe actuellement le Top 10 des films de la plateforme de streaming depuis plusieurs jours. Un long-métrage de 2004 réalisé par le regretté Tony Scott avec Denzel Washington en tête d’affiche. Un film qui a gagné ses galons d’immanquable avec les années.

Car comme souvent avec le frangin de Ridley Scott, responsable notamment de Top Gun, True Romance, Unstoppable ou Le Dernier Samaritain, ses œuvres ont rarement été du goût de tout le monde à leur sortie, avant de devenir des locomotives dans les vidéo club. Man on Fire tient une place spéciale dans sa filmographie puisque le film, conspué par la critique, a trouvé ses fans immédiatement. Rien que sur Allociné, il est à 2,8 étoiles presse pour 3,9 public. Et sa légitimité n’a cessé de grandir depuis, au point où on le retrouve, désormais, régulièrement dans les tops des meilleurs films d’action ou sur le podium des œuvres de Scott et de Denzel. Voici pourquoi vous devez le (re)voir.

Si vous aimez The Equalizer et Taken, ne ratez pas l'un des meilleurs films d'action sur Netflix !
© Fox

Le synopsis de Man on Fire

Le Mexique connaît une vague d’enlèvements sans précédent et les demandes de rançons sont quotidiennes. Plusieurs familles fortunées font appel à des gardes du corps pour protéger leurs enfants.

Dans ce contexte particulier, l’ex-agent de la CIA John Creasy arrive à Mexico pour rendre visite à un vieil ami. Ne sachant plus trop quoi faire de sa vie, il se fait embaucher par les Ramos pour protéger leur jeune fille de 12 ans, Pita. La gamine, curieuse et têtue, tente de se rapprocher de Creasy alors que ce dernier préfère noyer ses démons dans l’alcool. Mais petit à petit, un lien fort va finir par se créer.

C’est à ce moment-là que Pita est enlevée sous les yeux de Creasy, gravement blessé pendant la tentative. À nouveau debout, il va tout faire pour retrouver les responsables et il ne reculera devant aucune violence.

Si vous aimez The Equalizer et Taken, ne ratez pas l'un des meilleurs films d'action sur Netflix !
© Fox

Du Denzel qui sent bon la poudre

Denzel Washington en justicier implacable prêt à tout pour punir salement les responsables, pour celles et ceux qui viendraient de tomber dessus sur Netflix, Man on Fire pourrait être pris pour un préquel à The Equalizer. Tony Scott respecte les codes du film de vengeance, non sans l’imprégner de son propre style.

Qu’on aime ou non le frère de Ridley – de notre côté la question ne se pose pas – on ne pourra jamais lui enlever qu’il avait un mérite : être fidèle à ses idées. Une constance qu’il ne l’empêchait pas d’expérimenter derrière la caméra, comme ce fût le cas avec Man on Fire. En compagnie de son directeur de la photographie Paul Cameron et son monteur Christian Wagner, le réalisateur signe une œuvre avant tout sensoriel qui bouscule ses plans dès que la machine Creasy se met en marche, comme pour fusionner avec l’esprit confus du personnage. C’est déroutant par moment, épileptique plus d’une fois, et on retrouve ce filtre colorimétrique dont aime user Scott. Une manière de filmer qui n’est pas sans rappeler Hyper Tension avec Jason Statham.

Si vous aimez The Equalizer et Taken, ne ratez pas l'un des meilleurs films d'action sur Netflix !
© Fox

Tony Scott était ce genre de cinéaste, celui qui n’avait pas peur de déplaire, qui en avait même l’habitude, et qui ne verra pas que bon nombre de ses bébés sont aujourd’hui considérés comme culte par toute une branche de la cinéphilie. Un cinéaste qui pouvait déconstruire le film d’action en choisissant de faire démarrer cette même action après une grosse heure. Des minutes de perdues ? Bien au contraire.

Cette première partie permet d’apprécier le talent de la jeune prodige Dakota Fanning et de créer le cœur du récit. Car contrairement à la version de 1987 (les deux films s’inspirent du même roman), Scott privilégie la relation père/fille de substitution au portrait de tueur qu’est Creasy. Le moment venu, le pourquoi il agit est devenu plus important que le comment et cela fait naître un fort lien affectif entre le spectateur et le personnage. Un contexte narratif dans lequel nage parfaitement Denzel Washington.

Ce qui n’empêche pas le film de se montrer cruel quand Creasy passe à l’action. C’était l’un des points majeurs soulevé par la critique à l’époque, la cruauté des images. Et même si on a vu bien plus choquant dans ce genre d’oeuvre depuis, il faut reconnaître que Man on Fire porte bien son nom avec un justicier froid, calculateur, et surtout prêt à tout pour remonter la chaîne alimentaire. Le long-métrage assume sa morale ambiguë concernant la mise en œuvre d’une vengeance personnelle, notamment par des dialogues assez francs sur le sujet.

Man on Fire n’est pas fait pour plaire à tout le monde, mais c’est un film avec une vraie identité, visuelle et narrative, porté par deux comédiens exceptionnels. Un métrage qu’on oblige pas à apprécier, néanmoins qu’il faut avoir vu au moins une fois.

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