Alors qu’Andor approche déjà de la seconde moitié de sa saison et n’est plus qu’à six épisodes de nous faire ses adieux, les fans de Star Wars vont avoir droit à une double dose de leur univers favori. 4 mai oblige – le célèbre détournement « may the fourth be with you » -, Disney se devait de leur offrir un bonbon supplémentaire avec la sortie de Star Wars : Tales of the Underworld, troisième volet de la série d’animation toujours chapeautée par Dave Filoni.
Après Tales of the Jedi et Tales of the Empire, cette nouvelle fournée s’intéresse au monde des hors-la-loi, ni bons ni mauvais, dont le camp change en fonction, souvent, de qui paie le plus. Pas de changement majeur dans la manière dont le show se présente, à savoir six épisodes d’une quinzaine de minutes chacun, divisés en deux parties distinctes.
Tales of the Underworld va suivre ainsi deux personnages. Le premier est Asajj Ventress, assassin en chef du Comte Dooku passée chasseuse de primes, popularisée par la série Clone Wars. Ici, elle va trouver une nouvelle chance de rédemption en s’échappant aux côtés d’un allié inattendu. Le second est une tête toute aussi connue puisqu’il s’agit du chasseur de primes Cad Bane, également introduit dans Clone Wars, mais qui est également apparu en chair et en os dans Le Livre de Boba Fett. Dans la série, il va être confronté à son passé et à un ancien ami ayant rejoint les forces de l’ordre. Et voici, de notre point de vue, trois bonnes raisons de vous laisser convaincre.
1 – Un format abordable
Cela peut paraître bête puisque l’argument est similaire aux deux précédentes séries, mais il reste, à notre sens, essentiel pour amener les sceptiques à s’intéresser à Tales of the Underworld : sa construction. Bien que cela soit une suite à Tales of the Jedi et Tales of the Empire dans sa fabrication, elle ne l’est absolument pas question chronologie, de sorte que vous puissiez très bien vous lancer dans l’aventure sans avoir vu les deux précédentes. Idéal pour qui voudrait prendre le train en marche OU qui n’en avait rien à faire des histoires précédentes. On ne juge pas.

Et si on trouve un poil à redire sur le principe de découper deux récits en trois, alors qu’on aurait pu tenir tout cela dans deux épisodes de quarante-cinq minutes – mais le mercantilisme a ses raisons que la raison ignore -, il faut reconnaître que cela favorise l’enchaînement des épisodes ou, au contraire, l’organisation de notre visionnage. C’est psychologique, il paraît plus facile d’ingurgiter des morceaux de quinze minutes les uns après les autres en se disant « cela ne dure pas longtemps, je peux encore en regarder un », ou de se dire qu’on n’a justement que quinze minutes devant nous, alors pourquoi ne pas en profiter pour s’en regarder un. Avec les Tales of, la stratégie marketing visant à remplir le catalogue de Disney+ ET l’expérience utilisateur font bon ménage.
2 – Deux personnages iconiques
À notre sens, le souci de Tales of the Empire était de se centrer sur deux protagonistes dont l’aura était très, très loin des héros de la série précédente. On ne peut pas dire que Star Wars : Tales of the Underwold atteigne le niveau des Jedi, mais on ne peut nier que dans le lore, Ventress et Bane ont une place toute particulière.
Ventress a été l’un des personnages principaux de Clone Wars et son histoire a connu de nombreux bouleversements, passant d’antagoniste à une zone bien plus grise avant de choisir l’ultime sacrifice. Au même titre qu’Ahsoka chez les Jedi, Ventress est sans doute devenue l’une des figures majeures de l’univers, sans pour autant être apparue dans aucun film.
De son côté, Bane est devenu immédiatement iconique grâce à son style marqué, très référencé aux westerns de Sergio Leone. Dans Star Wars, les chasseurs de primes ont toujours eu une certaine cote chez les fans et ce n’est pas la popularité de Boba Fett qui dira le contraire. Bane se démarque de ce dernier avec un caractère plus sombre et une adresse au blaster sans pareille. Une sorte de Clint Eastwood qui aurait mal tourné.
3 – Parce qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise situation
Star Wars : Tales of the Underwold entend, comme toujours, naviguer dans les recoins inconnus laissés par les productions principales afin de remplir les fiches Wikipédia de la saga. On en sait ainsi davantage autant sur le présent de Ventress que sur le passé de Bane. Utile ? Oui et non. Non, car pour le fan adepte de la grande Histoire de la licence, ces morceaux racontés ici ne sont pas d’une importance capitale.
Cependant, de notre côté, on apprécie fortement que le show mette en lumière toutes ces décisions qui peuvent faire basculer une vie et les répercussions sur les autres. Rien n’est écrit et la vie de Bane ou Ventress est dictée par une succession de choix, bons ou mauvais, qui vont entraîner un mouvement de bascule. Tout en soulignant l’influence de l’autre sur ces décisions. Tales of the Underworld s’en fiche d’inscrire les actions des deux protagonistes en lettres capitales dans la franchise, elle veut simplement nous dire qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise situation. Elle résume la vie d’abord par des rencontres. Et c’est assez curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée…
🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.