C’est presque dix ans après l’élaboration du projet que Ballerina voit enfin le jour sur nos écrans. Une décennie qui a vu John Wick multiplier les films, lancer une série, annuler une série, et apparemment revenir d’entre les morts. Ce qui n’a pas empêché son premier spin-off officiel de faire son petit bonhomme de chemin, avec toutes les complications qui entourent une production de ce calibre. Exemple, une phase importante de tournage supplémentaire, chapeautée par Chad Stahelski lui-même, et, conséquence directe, un décalage de date de sortie.
Mais cette fois, on y est ! Ballerina sort en salle et qui de mieux pour en parler que celui qui a eu la lourde tâche de reprendre la caméra sous la validation de Stahelski, Len Wiseman ? Un réalisateur qui s’est fait un nom avec la saga Underworld au début des années 2000 avant de signer le quatrième opus de la franchise Die Hard ou encore une nouvelle version de Total Recall.
“On n’est jamais allés là dans John Wick, mais ça en a l’esprit”
Et si le cinéaste nous a vite vendu le privilège de participer à la franchise, ayant accepté la mission immédiatement, il ne cache pas que le premier challenge était de s’assurer que le “ton soit respecté, que l’univers créé reste intact”. Il faut dire qu’en quatre longs-métrages, Stahelski et ses scénaristes, dont Shay Hattenq qui signe également celui de Ballerina, ont étoffé tout un univers autour du monde des assassins, du Continental, de la Grande Table et des différentes maisons.
C’est d’ailleurs au cœur de la Ruska Roma que se déroule l’histoire de Ballerina, une partie de la mythologie dont Wiseman a adoré “explorer les couches” afin de développer l’univers de son côté. “Il fallait faire attention à ce qui doit y figurer, ce qui ne devrait pas exister, tout en restant fidèles au monde et au ton. Il était obligatoire que ce nouveau territoire reste cohérent avec l’univers”.
Respecter la ligne directrice, tout en pouvant exploiter les marges, voilà ce qui a convaincu Wiseman de relever le défi, cette “liberté d’emmener le public dans un voyage différent, fou, complètement délirant”. Se dire qu’ “on n’est jamais allés là dans John Wick, mais ça en a l’esprit”. On ne va pas se le cacher et, si vous avez lu notre critique, vous savez que c’est peut-être ce respect de l’univers qui a étouffé une bonne partie du film…
Preuve en est, Len Wiseman lui-même nous avoue qu’il n’aurait jamais accepté le job si son idée avait été “de tout chambouler”. “Je fais partie de ce projet parce que j’aime cet univers et que je veux le développer. C’est une aventure complètement nouvelle, mais dans un monde où les fans se diront : « ‘Oui, c’est bien l’univers que j’aime'”.
“Si tu n’es pas prêt à relever des défis, alors il ne faut pas accepter ce travail”
Peu importe le résultat final, il est indéniable que Len Wiseman a pris beaucoup de plaisir sur le tournage et que la pression d’intégrer le johnwickverse, bien que présente, était aussi ce qu’il y avait d’excitant. Pour quelqu’un qui a eu la lourde responsabilité de ressusciter la saga Die Hard des années après Une Journée en enfer, il faut reconnaître que ce n’a jamais été le genre d’obstacle qui lui fait peur. Le cinéaste est habité par la passion de son métier, un métier qu’il rêvait de faire depuis ses 14 ans.
“Oui c’est difficile, mais tous les films le sont, chacun avec leurs propres défis. C’est une difficulté qui pousse à la créativité, à trouver un équilibre. On me demande souvent à quel point c’était dur de maintenir l’équilibre, s’il y avait de la pression. Oui, il y en avait, mais on parle moins de l’autre côté. On parle plus des difficultés que du plaisir qu’on a à le faire. Avec les difficultés viennent aussi beaucoup d’opportunités”.
“En tant que réalisateurs, on s’inspire tous les uns des autres”
On en parlait dans notre article sur Ballerina, le visage du cinéma d’action a beaucoup changé depuis l’arrivée de John Wick sur le terrain. Pour celui qui baigne dans ce cinéma depuis le début des années 2000, il restait la question de savoir comment il avait accueilli ces changements au fil du temps.
Et il faut reconnaître que, pour Wiseman, le visage du genre n’a pas connu de modifications profondes, lui-même assumant s’être inspiré de ses prédécesseurs pour Underworld, tout comme John Wick l’a fait également. “Je pense que nous, réalisateurs, on s’inspire tous les uns les autres. Il y a beaucoup d’influences dans l’univers de Wick”. Un terrain pas totalement inexploré donc, puisqu’il a apprécié voir des choses inspirées par Underworld à sa suite. “C’est un cycle qui continue encore aujourd’hui”. Reste à voir si Ballerina inspirera d’autres métrages à son tour…
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