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[Dossier] MS, Sony, Ubi, Bethesda… Tout ce qu’on devrait voir à l’E3, le mois prochain

Sony : c'est le futur

Par Gaylord le

Date française de la conférence : le 16 juin à 3h du matin

L’ambiance sera beaucoup plus futuriste chez Sony. Pour les trois néandertaliens du fond qui se contentent encore d’une manette ou d’un combo clavier/souris, sachez que le futur approche. Un futur fait de visières en réalité virtuelle que Sony présentait pour la première fois au public l’an passé dans des gigantesques stands bleus marine (la couleur du futur). Nous sommes dans la dernière ligne droite avant le lancement officiel début 2016 alors autant vous dire que ça va beaucoup tourner autour de ça. Il se murmure en coulisses que les sacs à vomi seront eux aussi bleus marine. Le futur qu’on vous dit.

Pmorpheus

Dans cette nouvelle tendance du « tout immergé » qu’une poignée de constructeurs veulent à tout prix nous vendre comme étant le futur (possible) du jeu vidéo, Sony compte bien se démarquer par une tripotée de jeux maisons conçus autour de la bestiole. Des jeux dont on ne sait pour l’instant rien mais que l’on nous promet déjà comme des expériences inédites. Shuhei Yoshida, le grand patron de Sony Computer Entertainment, confiait il y a quelques temps à Gamestop la mise en chantier de jeux dans un studio dédié uniquement à Morpheus. Plus surprenant, Yoshida annonçait placer de grandes attentes sur cet outsider mystérieux « dont on ne soupçonne même pas l’existence et qui débarquerait avec quelque chose d’incroyable ». Un appel du pied un brin fantaisiste mais encourageant pour les développeurs : le futur, c’est un peu vous aussi.

Reste le problème des jeux sur PlayStation 4, la grande question qui taraude le géant japonais depuis son line up de lancement. Certes, nous avons connu les très bons Infamous: Second Son et Bloodborne, mais dans l’idée, la console new gen de Sony souffre d’un manque de diversité. Après un an et demi d’existence, on décide qu’il faut montrer aux joueurs que l’on pense à eux avec le retour d’une ribambelle de grandes licences. Et si on croise assez fort les doigts, ils seront peut-être jouables sur le salon. Le plus attendu d’entre eux reste bien évidemmment Uncharted 4, repoussé en 2016, dont on espère bien une démo jouable dans un coin de l’espace Sony fait de lianes et de coffres poussiéreux. On a juste un peu peur que ça jure avec l’ambiance bleue marine du futur.

uncharted4

Un E3 n’en serait pas un sans ses rumeurs qui tachent, et les bruits de couloir évoquant un nouveau modèle de PS4 résonnent un peu plus fort que les autres. On parle bien sûr de la fameuse « PS Four » aux proportions réduites, bien que d’autres spécialistes en fausses rumeurs fassent l’apologie d’une console embarquant un disque dur plus conséquent. Et la 4k, et le futur du blu-ray dans tout ça ? Ce serait oublier un peu vite que ces consoles sont aussi (et surtout) pensées comme des condensés de technologie multimedia. Rassurez-vous, Sony reste ce constructeur parfois précoce qui s’impose par le matériel avec son format bien à lui. L’annonce d’une mise à jour de la console pour supporter ces nouveaux formats ne serait alors pas impossible.

ps4 slim

Théorie inverse : en se basant sur cette fameuse image leakée, on pourrait tout aussi bien imaginer une version appauvrie de la machine, dépourvue de toute connexion multimédia. Une version entrée de gamme entièrement dédiée au jeu dans la veine de la dernière version de la Wii, beaucoup moins chère. Un tacle assassin dans les dents de Microsoft qui ferait rire toute l’industrie.

Côté jeux, on s’attend à goûter à des friandises colorées comme l’ultra mignon Tearaway hérité de la PS Vita (et utilisateur inespéré de la PlayStation Camera), le prometteur Rime et le remake de Ratchet et Clank prévu pour le printemps 2016. En termes de petites victoires sur la vie, l’arrivée en grande pompe de Titanfall 2 et le chapardage de Street Fighter V seront d’intéressantes cartes à jouer pour asseoir la petite suprématie de la console auprès des « vrais » joueurs (ceux à qui ont ne la fait pas). Des messes basses fanboyesques évoquent aussi des suites pas franchement nécessaires comme God of War 4 ou Gran Turismo 7. Le monde entier s’imagine déjà quelles promesses vont être brisées cette année par No Man’s Sky et l’édition PS Plus de Drive Club.

nomanssky

Une poignée de jeux maison, mais surtout, des indépendants de plus en plus présents dans les filets du Japonais. Sony l’avait très bien démontré sur le stand de son édition 2014 en déversant une quantité presque affolante de « petits jeux » plus ou moins jouissifs. Je vous en avais montré un petit bout l’année dernière lors de mes pérégrinations en Terre sainte, Sony est dans un élan semblable à celui de Microsoft aux débuts de son Xbox Live Arcade. Les abonnés du PS Plus le savent très bien (peut-être trop). Cela justifie du coup la présence physique d’une PS Vita toujours aussi moribonde en termes de vente. Au moins pour soutenir des concepts amuse-gueules comme Metrico ou Murasaki Baby, surtout pour la joie de redécouvrir les jeux indépendants de 2011 dans leur version nomade.

Dans tous les cas, PS4 et PS Vita vont continuer de déterrer une flopée de jeux d’antan. Vous vous souvenez du retour de Grim Fandango ? Le jeu a reçu un très bon accueil (8/10 chez nous) et ouvre une voie royale à une série de remakes du catalogue LucasArts, dont Full Throttle, le prochain prétendant au titre de remastered. Le remake prend une place de plus en plus importante, il est évident que Sony va continuer de raviver la flamme d’une poignée de ses licences phares. Les paris sont ouverts : une compil HD Gran Turismo ? Le retour de Syphon Filter ? Celui de Twisted Metal ? Un Parappa the Rapper réalisé par David Cage ? Une version PS4 de Gravity Rush (histoire que le message soit bien clair pour les possesseurs de PS Vita) ? Wait and see comme diraient les journalistes qui ne savent pas conclure.

P.S. Hey, vous avez vu, pas un mot sur The Last Guardian ! #JournalismeTotal