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[Dossier] Nous avons sélectionné dix MMORPG gratuits ou payants à essayer pour occuper votre été

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Par Nerces le

Pour certains, l’été est synonyme de vacances au bout du monde, de grandes découvertes. Pour d’autres, il s’agit simplement de partir au soleil qu’il soit à des milliers de kilomètres ou au coin de la rue. Enfin, il en est qui en profitent pour passer du temps, au calme, devant leur console / leur PC afin de profiter de ces dévoreurs de vie sociale que l’on n’a pas le temps de pratiquer le reste de l’année, les MMORPG. NB : ce dossier a été mis à jour le 06/07/2018

Au cours de l’année, c’est bien simple, on n’a jamais le temps de se poser… Compléter une session de 30 minutes n’est déjà pas facile, mais parvenir à pousser jusqu’à 90 minutes tient de la gageure. Dans ces conditions, il n’est pas aisé de faire progresser l’avatar d’un jeu de rôle massivement multijoueur, ce genre plus connu par son acronyme anglais, le MMORPG. Par essence, ces jeux impliquent d’investir un temps considérable pour développer un personnage, profiter de la persistance de l’univers et des interactions avec les autres joueurs.

Les vacances – et a fortiori la pause estivale – se prêtent davantage à ce loisir chronophage alors si vous n’avez pas les moyens ou l’envie de partir de l’autre côté de la planète, nous vous proposons de vous changer les idées à la découverte d’univers fantastiques. Compte tenu de l’offre pléthorique, nous avons retenu dix titres qui méritent le détour. Dix titres répartis en deux catégories selon que l’accès soit gratuit et le financement assuré par des microtransactions ou payant via un « gros » achat unique ou une formule d’abonnement.

Nous avons dû choisir dix MMO au total, mais il en existe une multitude que nous ne citerons pas dans ce dossier comme, en vrac, Aion, Dofus, LOTRO, Everquest… tous de très bons jeux à essayer également si le cœur vous en dit.

Lord of the Rings Online, un très bon MMO mais très austère en 2017
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Guild Wars 2

  • Plateforme(s) : PC et Mac.
  • Mode de paiement : jeu gratuit et extensions par paiement unique, pas d’abonnement.

Doucement, mais surement, Guild Wars prend de la bouteille. La franchise imaginée par ArenaNet a été lancée en avril 2005 et ce second opus que nous vous conseillons aujourd’hui est commercialisé depuis quatre ans. Il a déjà connu deux extensions massives – Heart of Thorns et Path of Fire – qui ont permis un renouvellement important des options de jeu et du gameplay en ajoutant de nouvelles zones à explorer, de nouvelles professions et l’intégration de montures pour varier les plaisirs.

La sortie d’Heart of Thorns a marqué un changement majeur pour Guild Wars 2 : auparavant, le jeu était payant, il est alors passé complètement gratuit, téléchargeable sur le site du développeur. En revanche, les extensions restent, elles, payantes (à raison de 29,99 euros l’unité ou 49,99 euros le pack de deux) afin de financer serveurs et développements futurs, comme la succession des saisons du Living World, destiné à faire vivre de nouvelles aventures – de manière régulière – aux joueurs. Le monde gagne en dynamisme alors que les décisions des joueurs ont des conséquences sur ce qui les entoure.

Eve Online

Un autre vétéran du jeu massivement multijoueur, Eve Online n’est pas à proprement parler un jeu de rôle. Il tombe donc davantage dans la catégorie des MMO, mais cela ne change rien au fait que l’on y joue aux côtés de (très) nombreux autres joueurs et que l’on participe à la vie d’un univers persistant et cohérent. Eve Online se distingue d’ailleurs sur de nombreux points ce qui en fait un MMO singulier. Il a été l’un des premiers à permettre de payer son abonnement avec la monnaie générée dans le jeu et ce n’est pas une surprise dans la mesure où il développe, plus que beaucoup d’autres jeux, une économie ordonnée, rationnelle.

Eve Online ce sont de vastes corporations composées d’immenses vaisseaux spatiaux qui se livrent une concurrence sans fin. Concurrence économique donc, mais aussi et surtout concurrence militaire avec – vous en avez forcément entendu parler – des affrontements militaires dantesques mettant aux prises des millier de vaisseaux. Si le défi est particulièrement gratifiant, il est aussi très lourd : Eve Online n’est clairement pas le plus simple à prendre en main et nous vous suggérons vivement de trouver une sorte de mentor pour vous guider à travers ses (passionnantes) arcanes.

Secret World Legends

  • Plateforme(s) : PC
  • Mode de paiement : free-to-play.

À défaut d’être le plus abouti ou le plus complet des MMORPG actuellement sur le marché, Secret World Legends peut compter sur un concept original pour se distinguer de la masse. Il se repose sur un univers contemporain qui emprunte bien davantage aux maîtres du fantastiques, du surnaturel qu’aux classiques de l’heroic fantasy ou de la science-fiction. Il y a du Edgar Allan Poe ou du H.P. Lovecraft dans les missions qui nous sont proposées et, franchement, cela fait un bien fou.

Hélas, tout cela a bien failli être compromis par un lancement chaotique qui a poussé les développeurs à revoir, d’abord leur modèle économique, puis une vaste partie de leur système de jeu pour aboutir à un relancement en 2017 sous le titre que nous connaissons aujourd’hui. Techniquement, le jeu a un peu vieilli – forcément en dix ans – mais le concept reste intéressant, l’ambiance lovecraftienne fait son petit effet et les mécaniques de jeu gardent un côté agréablement décalé fait d’investigations et d’enquêtes, même si les combats restent d’actualité, bien sûr.

World of Tanks

  • Plateforme(s) : PC, Android, iOS, PlayStation 4, Xbox 360 et Xbox One.
  • Mode de paiement : free-to-play.

Depuis bientôt dix ans, World of Tanks assurent le succès et l’existence même de la société Wargaming.net. Le jeu de char d’assaut est devenu une icône dans le monde des MMO et alors que le plagiat est monnaie courante, il n’a étonnamment jamais été vraiment copié. La majorité des plateformes du moment peuvent profiter de leur client spécifique alors que la version PC est sans surprise la plus ancienne. C’est aussi la plus complète, la plus variée et celle qui dispose de la communauté la plus vaste… mais pas forcément la plus intéressante.

World of Tanks paye ici son implantation géographique et même si le nombre de joueurs simultané est assez hallucinant, il faut reconnaître une surreprésentation de participants des pays d’Europe de l’Est. Aucun mal à cela, simplement la communauté francophone est plus réduite. Reste que l’on peut échanger – en anglais plutôt donc – avec de nombreux joueurs afin d’organiser d’épiques combats de chars issus des armées soviétique, américaine, allemande, française, japonaise, britannique, suédois, tchèque, polonaise…

Rift

  • Plateforme(s) : PC.
  • Mode de paiement : free-to-play.

Même s’il ne constitue pas le premier jeu du genre, on a souvent dit que World of WarCraft a véritablement fait exploser le MMORPG et que de nombreux jeux ont ensuite appliqué une recette plus ou moins similaire. C’est vrai… mais rarement autant que n’a pu le faire Trion Worlds avec Rift. L’avantage est qu’un ancien de World of WarCraft s’y retrouvera très vite dans l’interface de Rift. On repère immédiatement le fonctionnement des quêtes, l’organisation du jeu et des compétences.

Rift propose également un système de deux factions antagonistes avec, pour chacune d’elles, plusieurs races à choisir. En revanche, Rift a le bon goût d’être entièrement free-to-play : rien à acheter donc pour se lancer dans l’aventure… Enfin seulement pour se lancer car ensuite, le jeu se repose un peu trop sur les achats ingame pour faire progresser les héros. Si les nombreuses incitations ne sont pas (trop) dérangeantes, soulignons le fait que ces micro-achats changent considérablement la donne (comprenez, la vitesse de progression), plus que sur beaucoup d’autres jeux du genre.

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World of WarCraft

  • Plateforme(s) : PC et Mac.
  • Mode de paiement : gratuit jusqu’au niveau 20, puis abonnement mensuel de 12,99 euros.

À tout seigneur, tout honneur, nous débutons avec une référence à l’un des vétérans du secteurs, au poids lourd toutes générations confondues, l’inoxydable World of WarCraft. Cette année 2018 est d’ailleurs importante pour le titre de Blizzard puisque le studio californien profite de cet été pour sortir une nouvelle extension – la septième – baptisée Battle for Azeroth. Voilà donc bientôt 15 ans que World of WarCraft est actif. Le nombre de joueurs a connu des hauts et des bas et s’il est difficile d’estimer les abonnés actuels, les serveurs restent très peuplés.

Avec Battle for Azeroth, Blizzard tente de renouveler le conflit qui oppose les deux factions historiques de la franchise WarCraft : la Horde conduite par les Orques et l’Alliance menée par les Humains. L’extension apporte son lot de nouveautés comme l’augmentation du niveau maximum qui passe à 120 et l’intégration de zones inédites. En revanche, les mécaniques de jeu – si souvent copiées – ne bougeront pas à sa sortie, le 14 août. Sans doute le moment idéal pour (re)plonger dans le monde d’Azeroth !

The Elder Scrolls Online

  • Plateforme(s) : PC, Mac, PlayStation 4 et Xbox One.
  • Mode de paiement : jeu payant, extensions payantes et abonnement premium facultatif.

S’il a connu des débuts difficiles et un démarrage en dents de scie, The Elder Scrolls Online a aujourd’hui pris sa vitesse de croisière. Faisant logiquement suite aux fameux jeux de rôle de Bethesda, il permet d’arpenter le monde de Tamriel en (re)découvrant quantités de régions déjà aperçues sur Morrowind, Oblivion ou Skyrim par exemple. L’exploration est au cœur d’un gameplay qui se focalise également sur l’expérience solo. Quelques petits soucis d’équilibrage existent encore à ce niveau, mais TESO – pour les intimes – se distingue des autres MMORPG en permettant cette double approche, seul / en groupe.

Bethesda apporte un soin tout particulier au suivi de son jeu qui profite régulièrement de mises à jour gratuites, mais aussi – à la manière de certains concurrents – de véritables extensions, massives… et payantes. L’an dernier, Morrowind avait permis de redécouvrir les contrées de Vvarfendell et fin-mai 2018, l’extension Summerset a ouvert une région de Tamriel que seuls les vétérans avaient déjà explorée : l’archipel de l’Automne, domaine des Hauts-Elfes, accessible à la sortie du premier Elder Scrolls, Arena… en 1994.

Final Fantasy XIV

  • Plateforme(s) : PC, Mac et PlayStation 4.
  • Mode de paiement : achat du jeu puis abonnement mensuel de 10,99 euros minimum.

Au même titre que The Elder Scrolls Online, Final Fantasy XIV a connu un lancement pour le moins compliqué. Celui-ci remonte à 2010 et on bien cru que Square Enix ne s’en sortirait jamais. L’éditeur a finalement pris le taureau par les cornes en lançant l’année suivante A Realm Reborn, version du jeu que l’on connaît aujourd’hui. Depuis, le jeu de base a déjà été complété par deux extensions particulièrement riches en contenus, Heavensward et Stormblood. Notez que chacune de ces extensions se paye indépendamment du jeu de base, lui-même déjà payant… même si des bundles sont disponibles.

Justifiant sa réputation de MMORPG pour « riches », Final Fantasy XIV implique également un abonnement mensuel de 10,99 euros pour la formule basique (un seul personnage), sachant que l’édition dite standard permet de profiter de 7 personnages en plus par monde pour 2 euros mensuels de plus. Au même titre que sa tarification est complexe, Final Fantasy XIV dispose d’un gameplay profond, mais qui nécessite une certaine expérience. Il s’agit d’un des gros MMORPG les plus délicats à maîtriser et c’est aussi pour cela qu’il est tant prisé des joueurs expérimentés… ou des aficionados de la franchise.

Black Desert Online

  • Plateforme(s) : PC
  • Mode de paiement : achat du jeu, puis contenus facultatifs.

Autre titre majeur du MMO asiatique, Black Desert Online est la preuve vivante de la distinction qui peut se faire entre marchés occidentaux et extrême-orientaux. En effet, le jeu est free-to-play dans son pays d’origine, la Corée du Sud, et chez certains voisins, mais en Amérique du Nord ou en Europe, il fonctionne comme un jeu à achat unique, relativement peu cher qui plus est. Attention toutefois, Black Desert Online change également sensiblement de la philosophie occidentale entourant le MMO.

Techniquement, le jeu ne souffre aucune critique et son interface de création de personnage reste l’une des plus complètes disponible à ce jour. Il se veut aussi accessible et même les néophytes complets sont les bienvenus. En revanche, il faut accepter un gameplay tout entier tourné vers le grinding ou, en français, le fait de répéter inlassablement certaines actions pour faire grimper son personnage. Au-delà de cela, Black Desert Online dispose d’un système de profession particulièrement riche et de combats à grande échelle impressionnants.

Conan Exiles

  • Plateforme(s) : PC, PlayStation 4 et Xbox One
  • Mode de paiement : achat du jeu.

Terminons notre sélection de MMORPG payants par un titre qui fera tiquer certains puristes du genre. Il est vrai que de par son fonctionnement et ses limitations, Conan Exiles ne rend pas vraiment honneur au « massivement » des jeux de rôle massivement multijoueur. Logiquement situé dans l’univers imaginé par Robert E. Howard, il y a plus de 80 ans, Conan Exiles est un jeu de survie en monde ouvert et persistant. Nous n’y incarnons pas Conan, mais un « simple » barbare laissé pour mort en plein désert.

Tout l’intérêt du jeu repose sur le besoin de nourrir, faire boire, vêtir et chauffer son héros… lui permettre de survivre donc. Cela passe par un vaste système de confection / artisanat autorisant à peu près toutes les fantaisies. Problème, cela passe aussi par la connexion à des serveurs de jeu généralement limités à 40 places, mais pas à 40 personnages. Il faut donc parfois jouer des coudes pour se reconnecter sur le serveur sur lequel on a commencé à jouer / à faire progresser son héros. Sachant de toute façon que, sur une carte aussi vaste, 40 joueurs, ça ne fait pas lourd pour un MMO.