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Henry Cavill, David Corenswet ou Christopher Reeve : on a classé les Superman du pire au meilleur

Superman vole à nouveau dans les cinémas mais qu’elles sont les meilleures incarnations du fils de Krypton. On a classé les Superman et Clark Kent.

C’est l’un des héros les plus incarnés au cinéma et sur le petit écran. Depuis ce mercredi, Clark Kent et Superman ont un nouveau visage sur le grand écran. Le cycle Henry Cavill est officiellement terminé, tout comme la saga qui l’a vu enfiler le costume pour la première fois en 2013. Désormais maîtres à bord d’un vaisseau que Warner Bros veut voir filer vers le succès, James Gunn et Peter Safran mise sur David Corenswet pour porter le S rouge du personnage né en 1933 sous la plume de Jerry Siegel et le crayon de Joe Shuster.

À chaque nouvelle incarnation du fils de Krypton, une épineuse question se pose. Lequel de tous ces interprètes de Superman et Clark Kent résonne le plus dans le cœur des spectateurs ? Qui est le plus “comic accurate” ou le plus intéressant ? On a classé les hommes d’acier.

7 – Brandon Routh dans un retour raté (Superman : Returns)

En 2006, Warner Bros sort du placard le héros DC le plus célèbre de la culture populaire. La dernière fois qu’il est apparu sur le grand écran, il n’était campé par nul autre que Christopher Reeve dans un film nanardesque et une triste conclusion à une saga pourtant iconique.

À cette époque, le MCU n’existe pas encore et les superhéros, comme les X-Men ou le Batman de Christopher Nolan, ont le monopole du genre. Nous sommes quelques années après les catastrophiques Daredevil et Elektra chez la Maison des Idées, à peine deux ans après le Catwoman porté par Halle Berry. Autant dire que les superhéros sont loin de régner sans partage sur le box-office mondial.

Pourtant, Warner Bros, Legendary Pictures et DC Comics pensent avoir trouvé une manière de ressusciter la figure légendaire. Les deux entités s’y essayaient depuis plusieurs années, imaginant Tim Burton à la réalisation d’un film avec Nicholas Cage ou un autre avec J.J. Abrams à la réalisation. C’est finalement avec Superman Returns et Bryan Singer (X-Men) que le thème composé par John Williams résonnera de nouveau.

Returns pour un retour du héros au cinéma mais aussi dans la mythologie. L’histoire plonge les spectateurs 5 ans après que Superman ait quitté la Terre pour trouver des survivants de Krypton. Clark retrouve une Lois Lane mère de famille et un Lex Luthor libéré de prison et prêt à en découdre. Si le film a bénéficié d’une critique plutôt enthousiaste, force est de constater que c’est sans doute l’incarnation de l’homme d’acier qui le moins laissé son empreinte sur la pop culture. Une intrigue qui sent la redite, un reboot entre deux eaux et une esthétique bien ringarde, il n’y a pas grand-chose à sauver.

6 – Tyler Hoechlin dans un Arrowverse branlant (Supergirl)

Comment éviter soigneusement d’avoir un encapé qui vole la vedette à une autre encapé ? Le limiter à quelques apparitions ici et là, de dos, avant de lui offrir un peu plus de lumière dans une saison 2. Pour Supergirl, The CW recrute Tyler Hoechlin pour incarner Kal-El, le cousin de l’héroïne Kara dans la série Supergirl.

Si le personnage est évidemment au second plan et qu’il évolue dans un univers kitch au possible, il fait tout de même la démonstration d’un certain talent pour jouer l’homme d’acier. Celui que le grand public connaît pour son rôle dans Teen Wolf était sans doute juste au mauvais endroit au mauvais moment.

Par chance, il sera verra offrir une seconde chance un peu plus tard dans l’ère DC sur la chaîne américaine. En attendant, il aura fallu se contenter d’un “arrowverse” qui a tendance à tirer sur la corde et qui n’a pas peur du ridicule.

5 – Dean Cain dans une série qui a pris quelques rides (Lois et Clark : les nouvelles aventures de Superman)

Ce serait faire preuve de mauvaise foi que de nier l’impact de la série Les nouvelles aventures de Lois et Clark sur le panorama télévisuel mondial. La série, aussi datée soit-elle, avait eu le mérite de réinventer l’image du superhéros auprès du grand public. Exit le Clark Kent gauche qui sert seulement de couverture à Superman, l’accent est mis sur la vie civile du justicier. Un choix qui se retrouve dès le titre choisi par la série, qui met le duo qu’il forme avec Lois Lane sur le devant de la scène. 

Plus largement, la série s’amusera à raconter et construire la découverte du sentiment amoureux pour Clark à l’égard de Lois… et de Lois à l’égard de Superman. La série oscille entre comédie romantique, série policière et avec quelques élans fantastiques grâce aux pouvoirs de Clark. Dean Caïn s’en sort haut la main dans l’exercice et parvient à donner vie à un Clark Kent plus affirmé, plus humain, mais aussi plus moderne (pour l’Amérique des années 90).

Son Superman restera néanmoins une figure stoïque qui sauve la veuve et l’orphelin, ne réinventant pas la roue quand il s’agit de l’illustrer comme un dieu vivant. Il est un héros lumineux qui lutte dès qu’il le peut contre celles et ceux qui souhaitent s’en prendre à Métropolis, un gardien pour les humains qui le lui rendent parfois bien.

Aujourd’hui, la série est désuète et les idéaux qu’incarne le héros aussi, mais force est de constater qu’elle représente un pan important de la création du mythe Superman sur nos écrans (ou plutôt Clark Kent).

4 – Tom Welling en fils du Kansas (Smallville)

À chaque génération son Superman, ou plutôt son Clark Kent. Au début des années 2000 et alors que Les Nouvelles Aventures de Superman est terminée depuis seulement quelques années, la chaîne de Warner Bros enclenche la production d’une nouvelle série adaptée des comics Superman. Cette fois-ci, les spectateurs ne verront pas le costume rouge avant plusieurs saisons, puisqu’il s’agit d’immortaliser Clark Kent alors qu’il apprend encore à maîtriser ses pouvoirs dans la petite ville du Kansas qui l’a vu atterrir seize ans plus tôt.

Smallville en référence à la ville “natale” de Clark Kent dans les comics. Sous la direction d’Alfred Gough et Miles Millar, c’est une série “teen” qui voit le jour. Dans la droite lignée de Buffy contre les vampires ou Scooby-Doo, il est question de suivre Clark et ses amis Chloe et Pete alors qu’ils enquêtent sur des phénomènes étranges qui sèment le trouble dans la petite communauté rurale.

Lois Lane n’est pas non plus de la partie, c’est Lana Lang qui est le “love interest” du personnage. Au travers de ses 218 épisodes, Smallville s’attachera à raconter comme le garçon réservé devient un justicier et une figure d’espoir pour toute une planète. Tom Welling est sans conteste le meilleur Clark à date. On oserait même dire, même si ce n’est pas l’objet de cet article, que la Lois Lane d’Erica Durance surpasse toutes ses prédécesseures. Dommage que la série trébuche dans ses derniers instants, au moment de faire naître Superman pour de bon. Le meilleur Clark ? Oui. Le meilleur Superman ? Certainement pas.

3 – Tyler Hoechlin comme meilleure réinvention (Superman & Lois)

Lois et Clark : les nouvelles aventures de Superman se concluait sur l’arrivée du premier bébé du couple. Comme les contes de fées, la série adoptait la formule et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Superman & Lois a de son côté fait le choix d’embrasser la question de la paternité quand on est l’homme le plus puissant sur Terre. Pas une origin story ou une comédie romantique mais une série sur la famille avec option superpouvoirs.

Clark reste le centre de l’attention mais ce sont ses capacités de Superman qui sont passées au crible. Ses fils sont dans l’ignorance de sa double identité (du moins au début). Dès lors, il devra composer avec quantités de situations délicates allant de la difficulté d’élever deux fils si différents à des défis immensément humains et tragiques.

2 – Un Henry Cavill un peu trop sombre (Man of Steel)

Un acteur britannique pour incarner l’Homme d’acier ? L’idée peut prêter à sourire mais c’est sans doute la plus riche que le Snyderverse ait eu. En 2013, après l’échec notable de Superman Returns, Warner Bros confie à Zack Snyder le soin d’offrir un nouveau métrage à Clark Kent. Outre ses caractéristiques, l’acteur s’impose comme le meilleur Superman que les spectateurs aient jamais vu. Il est solennel, comme le demande ses responsabilités, savamment mis en scène dans ses séquences aériennes et il faut bien l’avouer assez envoutant. Chacune de ses apparitions avec la cape est épique, sacralisée et efficace.

Mais voilà, si Cavill se démarque dans la peau de Superman, c’est beaucoup plus compliqué quand il apparaît en Clark Kent. Alors que Marvel fait des miracles au box-office avec ses superhéros toujours prompts à donner dans la blague potache, DC veut insuffler plus de gravité dans ses propositions. Les films Batman de Nolan ont prouvé que les superhéros pouvaient se prendre au sérieux et être plus ancrés dans la réalité, sans doute un peu trop.

Devant la caméra de Snyder, Clark est réduit au rang de couverture anecdotique tandis que son alter ego en cape et en collant prend tout l’espace. La vie civile de Clark aurait dû être à l’épicentre d’autres films consacrés à l’homme d’acier mais DC n’en aura finalement jamais eu l’occasion. Batman v Superman est sans doute ce qui illustre le plus cet immense gâchis, quand la confrontation entre un Superman lumineux et plein d’espoir et d’un Batman endeuillé et revanchard tombe à plat.

1 – Christopher Reeve comme Superman ultime

Cela n’étonnera sans doute pas grand monde mais Christopher Reeve était et reste la meilleure incarnation de l’homme de fer. Si d’autres acteurs se sont emparés du costume auparavant sur le petit écran, jamais aucun n’aura marqué l’imaginaire collectif de cette manière. Le nom de l’acteur américain restera à jamais gravé dans la mémoire des spectateurs américains. Le plus frappant est sans conteste la manière qu’il a de jouer sur la rupture nette entre Clark Kent et son alter ego, faisant du journaliste un homme gauche et timide, tandis que son Superman est beaucoup plus lumineux et a une stature très sérieuse.

Un contraste qui existait dans les comics mais qu’il a sublimé devant la caméra de Richard Donner. Ce regard hésitant qui disparaît dès lors que le justicier fait tomber sa chemise, rien que cela suffit à rendre Christopher Reeve indétrônable. Peu importe que le génie du premier film n’ait jamais été reproduit.

Reste à voir maintenant comment David Corenswet s’illustrera face à ses prédécesseurs et si la proposition de James Gunn séduira les adeptes de la première heure autant que les nouveaux spectateurs. Le film (notre critique) sorti ce mercredi doit ouvrir un nouveau chapitre dans l’histoire de DC au cinéma et permettre à Warner Bros de construire une licence qui pourrait enfin rivaliser avec le Marvel Cinematic Universe.

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