Dossier

Pixar : les cinq courts-métrages qu’il faut avoir vus

Cinéma

Par Henri le

Cela fera bientôt quarante ans que Pixar existe, et l’entreprise nous a gratifiés de nombreux courts-métrages. Cette sélection non exhaustive revient sur les cinq qui nous ont le plus marqués.

Considéré comme un des plus grands noms de l’animation, Pixar est aujourd’hui synonyme de franchise au succès phénoménal. Toy Story, Le Monde de Nemo, Cars, Monstres & Compagnie… Autant de longs-métrages qui ont conquis le cœur des petits et des grands. La firme a ainsi pu récolter une quinzaine d’Oscars mais également neuf Golden Globes et onze Grammys. Mais la gloire n’est pas venue en un jour. Le studio a toujours porté une grande importance aux courts-métrages, qui lui ont permis de faire émerger ses talents au fur et à mesure des avancées technologiques.

Alors que le quatrième épisode de Toy Story est prévu pour l’été prochain et que Les Indestructibles 2 a fait un véritable carton au box-office, cette sélection revient sur quelques-unes des pépites sorties des bureaux du studio. N’hésitez pas à partager vos propres coups de cœur !

Le joueur d’échecs

Projeté en première partie de 1001 pattes, ce court-métrage nommé « Geri’s Game » en anglais aura marqué plusieurs générations de spectateur. On y découvre le personnage de ce vieux monsieur solitaire, qui se lance dans une partie d’échecs contre son alter ego, censé représenter une version plus jeune et dynamique de lui-même. Alors que ce dernier lui a volé son dentier, et s’apprête à gagner la partie, Geri va lui montrer qu’il est encore rusé pour son âge. Vous ne l’aviez peut-être pas remarqué, mais c’est le même personnage qui incarnera le réparateur de jouets dans Toy Story 2. Ce joli conte a conquis les experts et le public puisqu’il a obtenu l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation de l’année 1998.

La Luna

Réalisé par Enrico Casarosa (qui travaillera ensuite sur La-Haut ou Ratatouille), La Luna est un des courts-métrages les plus poétiques de Pixar. Ce titre est en fait le nom donné à la barque sur laquelle évoluent les trois personnages principaux. Un grand-père, un père et son fils voguent sur l’eau à la recherche de la lune, afin de la « nettoyer ». Tandis que les deux plus âgés tentent d’expliquer leur métier au jeune garçon, ils voient arriver une énorme étoile dans leur direction. Ce bloc gigantesque, qui semble impossible à bouger, s’encastre alors sur notre satellite ! Bien qu’il paraisse impossible à bouger, il va permettre au cadet de trouver sa propre voie. Brillant !

Luxo Jr.

Attention, œuvre historique ! Luxo Jr. est en effet un des premiers courts-métrages de Pixar. Sortie en 1986, alors que le studio d’animation venait juste d’être créé (il se nommait Graphics Group autrefois, et produisait des ordinateurs), cette œuvre dirigée par John Lasseter a permis de démontrer le savoir-faire des salariés de la société. Il met en scène la célèbre lampe de bureau, qui deviendra la mascotte de la firme, en train de jouer à la balle avec un modèle plus petit. Si le scénario n’est évidemment pas aussi développé que les autres films, on s’étonne de voir à quel point ces deux objets métalliques arrivent à transmettre des émotions. Les mouvements, les ombres, les reflets… Tout concorde. Une prouesse pour l’époque, qui a d’ailleurs été inscrite au National Film Registry pour être conservée à la bibliothèque du Congrès. Excusez du peu !

Extra-Terrien

Extra-terrien est sorti en même temps que Ratatouille (2007) et le fermier humain que l’on aperçoit fait d’ailleurs étrangement penser à Alfredo Linguini, le jeune homme engagé au restaurant « Chez Gusteau ». Ce court-métrage réalisé par Gary Rydstrom est clairement axé sur l’humour et nous narre les déboires d’un extra-terrestre passant son permis de conduire en soucoupe volante. Sous l’œil d’un inspecteur désabusé, il va vite comprendre qu’une abduction n’est pas aussi simple que ça. Les plus observateurs auront constaté que le réalisateur s’est inspiré du film « Signes » de M. Night Shyamalan. Mais ces aliens-là sont bien loin d’être effrayants !

Jour Nuit

Jour Nuit est un des courts-métrages d’animation les plus originaux de ces dernières années. Sorti en 2010, en même temps que le troisième épisode de Toy Story, il se démarque notamment par son usage combiné de la 2D et de la 3D. Tout oppose les deux personnages principaux, qui représentent le jour et la nuit. Pourtant, chacun d’entre eux a des qualités qui pourraient profiter à l’autre… L’oeuvre de Teddy Newton a récolté l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation en 2011, et on comprend pourquoi.