Les 15 jeux vidéo qui ont marqué la décennie

Voici 15 jeux-vidéo sortis entre 2010 et 2019 que nous n'oublierons pas de sitôt !

L’année 2020 s’annonce comme charnière dans l’histoire de la technologie et, en particulier, de l’industrie vidéoludique. Mais avant d’entrer dans une nouvelle décennie, remémorons-nous les bons moments passés – manettes, smartphone ou souris en mains – durant les dix dernières années. Voici 15 jeux vidéo sortis entre 2010 et 2019 que nous n’oublierons pas de sitôt !

Il a été difficile de trier tant de chefs-d’œuvre, d’ovnis inattendus devenus cultes et de mastodontes apparus en une décennie. Dix ans durant lesquels deux générations de consoles se sont succédé jusqu’à atteindre l’excellence graphique et réseau que l’on connaît aujourd’hui. Cette décennie a aussi vu la (re)naissance des réalités augmentée et virtuelle, l’explosion des jeux mobiles modernes et l’émergence d’une toute nouvelle mode de jeux en ligne légitimés par la croissance de l’e-sport. Ainsi, ce n’est pas un classement que nous vous proposons ici mais une liste de quinze jeux-vidéo qui ont marqué la décennie 2010-2019 pour la rédaction du Journal du Geek. Pas d’inquiétude, des références à certains autres titres, mémorables à leur propre manière, se cachent çà et là ci-dessous.

The Witcher III : Wild Hunt (2015), aussi fantastique que son univers

Crédits : CD Projekt.

Si The Elder Scrolls V : Skyrim n’a rien à lui envier dans sa qualité de RPG et d’open-world, le dernier opus de la trilogie de The Witcher surclasse peut-être le titre iconique de Bethesda dans tout le reste. Son gameplay et son game design sont irréprochables. Sa beauté graphique et musicale est digne de n’importe quelle œuvre audiovisuelle majeure de fantasy (oui, même au Seigneur des Anneaux !). Elle suffit à nous plonger dans un monde aux multiples facettes qu’on ne veut pas quitter. Quant à sa narration, portée par le charisme de Geralt de Riv, Triss Merigold et Yennefer, elle sublime cet univers par la profondeur de traitement des thèmes abordés : la parentalité, les dégâts de la politique, la place de l’autre, les conséquences du mensonge et des secrets, etc.

Overwatch (2016), la référence du jeu en ligne

Crédits : Blizzard Entertainment.

Loin du calme des balades en barque dans l’archipel de Skellige se trouve un autre monde, coloré, survitaminé et à base de “play of the game”. Avec Overwatch, le roi du MMORPG, Blizzard, a relancé la mode du shooter multijoueur après quelques années favorisant le jeu solo, comme pour The Witcher III : Wild Hunt. Son design cartoonesque démystifie la brutalité et l’austérité des anciens mastodontes du genre, comme Counter-Strike : Global Offensive. Par la suite, Overwatch est même devenu le nouveau maître-étalon sur la scène de l’e-sport, en pleine expansion notamment grâce à la popularité de League of Legends. Tout autant calibré pour des joueurs amateurs que des compétiteurs, Overwatch est, en somme, “du fun à l’état pur”.

Pokémon Go (2016) ou la révolution du jeu mobile

Crédits : Niantic.

Si cette décennie a assisté à la démocratisation progressive de l’e-sport, elle a aussi été le théâtre de l’essor des jeux mobiles. Grâce à des smartphones de plus en plus performants et proches de vraies consoles, le monde du jeu-vidéo a atteint de nouveaux horizons sur petit format. Mené en début de décennie par l’addictif Candy Crush Saga, le Tetris d’une nouvelle génération, le secteur du jeu-vidéo mobile a néanmoins couronné son nouveau roi incontesté en 2016 avec Pokémon Go. Ce dernier est l’exemple parfait d’une évolution technologique naturelle et cohérente. Il a révolutionné la façon dont les joueurs pensent le concept de Pokémon. Grâce à lui, le jeu-vidéo est surtout véritablement entré dans la vie réelle en démocratisant les techniques de réalité augmentée.

Grand Theft Auto V (2013), roi de l’open-world

Crédits : Rockstar Games.

La franchise la plus controversée de l’industrie vidéoludique a atteint de nouveaux sommets avec GTA V. En pleine tendance des jeux-vidéo à monde ouvert, le cinquième Grand Theft Auto a débarqué comme un prince, pour conserver sa place de taulier du genre. Place qu’il a réussi à garder pendant des années sans perdre de sa superbe, en garantissant son renouvellement en autorisant toujours plus de fantaisie de la part des joueurs. Cet opus grandiose parvient surtout à réunir tous les éléments qui ont fait la gloire de GTA : l’excellence narrative de GTA IV, l’humour acerbe et la violence jouissive des précédents opus. Un véritable “miroir déformant de nos sociétés”, soulignions-nous dans notre test de l’époque.

Cuphead (2017), l’excellence indépendante

Crédits : Studio MDHR.

Si GTA V est peut-être le jeu populaire par excellence, Cuphead incarne tout l’inverse. Plus encore qu’un Undertale ou un Binding of Isaac, Cuphead représente le meilleur du jeu-vidéo indépendant de cette décennie. Sa difficulté légendaire a fait peur à plus d’un mais son originalité, à tous les niveaux, fédère. Sa direction artistique sublime réussit son pari de s’inspirer des dessins animés des années 1930, très peu présent dans la culture jeu-vidéo et, plus généralement, geek. Il reste aussi original dans sa manière de rendre hommage à plusieurs genres vidéoludiques peu plébiscités ces derniers temps comme le shoot’em up ou le run & gun. Cuphead incarne en effet le fleuron du jeu-vidéo indépendant et un challenge de la plus belle facture pour tous les gamers.

Portal 2 (2011), casse-tête cocasse

Crédits : Valve.

Jouer, c’est s’amuser, s’évader mais aussi se défier. Si Cuphead ou Dark Souls (présent plus bas) défient l’habileté technique et la patience des joueurs, Portal 2 se charge de mettre à rude épreuve leurs neurones. Mais ce jeu-vidéo à énigmes n’est pas que cela. Portal 2 est surtout gage d’un humour décalé inimitable. D’une élégance rare, le jeu arrive à jouer (décidément) entre les lignes car au delà des énigmes se cachent de profondes réflexions sur la conscience, l’humanité et – assez précurseur pour le médium – l’intelligence artificielle.

Fortnite (2017), le lanceur de modes

Crédits : Epic Games.

Difficile de passer à côté du carton d’Epic Games ces dernières années et pour cause, depuis sa sortie en 2017, Fortnite est partout ! Il porterait presque à lui tout seul le monde du jeu-vidéo en ligne. Mieux encore, il a lancé la mode des jeux de type “battle royal”, ne se laissant pas faire par son aîné, PlayerUnknown’s Battlegrounds, et son cadet, Apex Legends. Ce qu’il a et que ces concurrents n’ont pas, c’est une certaine légèreté – celle que l’on retrouve aussi avec Overwatch (cité plus haut). Dans son univers cartoonesque où les zombies sont roses, pas de prise de tête, pas de pression, juste du fun. De plus, contrairement aux autres mastodontes du genre, Fortnite a un argument de taille : un aspect créatif qui renouvelle toujours les situations dans lesquelles se mettent les joueurs. Dominera-t-il la prochaine décennie comme il domine la fin de celle-ci ?

Batman : Arkham City (2012) ou quand le décor prend vie

Crédits : Rocksteady Studios / Warner Bros. Interactive.

La décennie 2010-2019 a été celle de la consécration des super-héros au cinéma. Ce succès ne s’est pas vraiment transmis dans l’industrie vidéoludique mais un titre adapté de comics demeure néanmoins, comme une lumière dans les ténèbres. Suite directe du très réussi Batman : Arkham Asylum (inspiré librement du comics éponyme de Grant Morrison), Batman : Arkham City est un modèle pour n’importe quel séquel tant il surpasse en tous points l’opus précédent. Version beaucoup plus ouverte que l’original (tendance oblige), Arkham City offre aux joueurs comme aux fans de comics une expérience d’une rare fidélité. Dans le jeu de Rocksteady, Gotham City vit et s’approche même de son statut de personnage à part entière qu’exploite bien certaines bandes dessinées. Quant au reste, aussi bien les personnages et le scénario sont dignes des meilleurs propositions des comics qui l’a engendré. Un compliment peu fréquent, sauf peut-être si on s’appelle Marvel’s Spider-Man sur PS4.

The Legend of Zelda : Breath of the Wild (2018), le joyau moderne de Nintendo

Crédits : Nintendo.

Des tréfonds de Crime Alley aux magnifiques collines d’Hyrule : The Legend of Zelda : Breath of the Wild n’a pas volé la note presque parfaite que nous lui avions décerné dans notre test. “Nintendo ne pouvait pas rêver mieux comme jeu de lancement pour sa Switch”, indiquions-nous l’an dernier. Parmi tous les mondes ouverts – même celui d’Horizon : Zero Dawn – aucun n’arrive à la cheville de celui de Breath of the Wild. Sa beauté n’a d’égale que son profond sentiment de liberté. Surtout, Breath of the Wild réussit à renouveler une franchise établie depuis des décennies, en se risquant à contourner la linéarité légendaire des précédents opus. Plus qu’une respiration, un véritable souffle de bonheur vidéoludique !

BioShock Infinite (2013), l’élite scénaristique

Crédits : Irrational Games / 2K Games.

S’inspirer à la fois de 1984 de George Orwell, du Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley et de l’œuvre d’H.P. Lovecraft relèverait pour certains de l’impossible. Et pourtant, BioShock Infinite l’a fait ! Après deux opus claustrophobes haletants, la saga vidéoludique reine du steampunk proposait avec ce troisième titre d’emmener ses fans dans les nuages, à bord de la cité volante de Columbia. Si l’inventivité de son univers est exemplaire, BioShock Infinite brille davantage par la complexité de son scénario. Beaucoup plus qu’une énième mission de sauvetage d’une demoiselle en détresse, ce jeu traite de la manipulation politique, de la propagande, de la lutte des classes et du patriarcat comme nul autre avant lui. A noter qu’un quatrième opus de la saga est officiellement en route pour conquérir la prochaine décennie.

Dark Souls (2011) : un jeu pour les vrais guerriers

Crédits : FromSoftware / Namco Bandai.

Pour certains, le jeu-vidéo est avant tout une nouvelle façon de raconter une histoire – comme avec BioShock Infinite. Pour d’autres, c’est une expérience sans nulle autre pareille. Les joueurs de Dark Souls font partie du second camp. Rares sont les jeux qui réussissent à retranscrire fidèlement les sentiments d’une expérience réelle. Par la justesse de sa difficulté, Dark Souls offre au joueur des défis dignes d’un vrai guerrier, celui qui apprend de ses erreurs et mesure l’importance d’une vie (même si, privilège de jeu-vidéo, celle-ci n’a pas de fin). Mais Dark Souls premier du nom n’est pas seulement qu’un jeu à challenge mais aussi le tableau sombre d’un monde médiéval-fantastique riche et complexe. Il incarne ce genre de jeux dont on ne se relève pas facilement mais dont l’achèvement marque à jamais.

Borderlands 2 (2012), mitraillette de fun

Crédits : Gearbox Software / 2K Games.

Certains objecteraient que “le jeu, c’est mieux à deux”. Borderlands 2 leur répondrait qu’avec ou sans comparses, avec lui, on ne s’ennuie jamais. Si le genre du post-apocalyptique – actuellement dominé par la saga des Fallout ou le récent Death Stranging – implique souvent une dose de sérieux, la série des Borderlands a fait le pari de l’aborder de la manière la plus fun possible. De plus, l’expérience du deuxième opus est aussi amusante en solo qu’en multijoueur, là où d’autres jeux réussissent mieux dans l’un que dans l’autre. Mais son humour et son impertinence cartoonesque ne sont pas ses seules qualités : comme nous le pensions à l’époque, il est tout simplement l’un des meilleurs FPS de sa génération.

Red Dead Redemption II (2018) : plus grand, plus beau, plus fort

Crédits : Rockstar Games.

Avec la saga des GTA, Rockstar s’est taillé une réputation solide mais limitée à un seul sujet, celui du crime et des gangs dans notre monde actuel. Le studio est cependant parvenu à surmonter cette idée en s’attaquant avec brio à l’univers du far west américain avec Red Dead Redemption premier du nom. Sa formule était simple : opérer le même réalisme et le même jusqu’au-boutisme qu’avec les GTA, dans un univers complètement différent et encore plus étendu. Red Dead Redemption II a accompli ce qu’avait entamé le premier opus et l’a poussé jusqu’aux limites graphiques et techniques de la dernière génération de consoles. Plus encore, ce jeu amène le genre de l’open-world à son paroxysme : il est possible de vivre dans son univers et s’y perdre dans son sens du détail. Et au fondement de son excellence se cache enfin une très belle histoire, tout simplement.

Minecraft (2011), le bac à sable (cubique) ultime

Crédits : Microsoft.

Qui aurait pensé que de simples cubes auraient autant marqué les jeux-vidéo modernes ? Minecraft, c’est l’histoire d’un jeu-vidéo indépendant tellement énorme et tellement plébiscitée que les plus puissants l’ont racheté. Minecraft, c’est surtout un jeu véritablement sans fin ni limites. Le jeu développé initialement par Mojang allie la force du communautaire (bien aidé par la domination des réseaux sociaux durant cette décennie) et le pouvoir de réaliser n’importe quel pan de son imagination. En somme, Minecraft est la créativité même. S’il y a bien un jeu qu’on peut qualifier d’intemporel, ce serait celui-ci.

The Last of Us (2013) ou l’art de raconter une histoire

Crédits : Naughty Dog / Sony.

The Last of Us compile presque tout ce qui caractérise les jeux marquants de la décennie. Il se caractérise aussi bien par son gameplay intelligent et au challenge suffisant que par sa beauté graphique et musicale. Le jeu de Naughty Dog brille surtout dans son volet narratif. L’immersion dans l’apocalypse zombie dans lequel baigne son univers est totale grâce à une réalisation et une écriture digne des plus grands films hollywoodiens. Sans révolutionner l’aspect technologique, The Last of Us parvient véritablement à faire accéder le jeu-vidéo au rang d’art narratif digne de la littérature ou du cinéma.

Et aussi …

  • The Elder Scrolls V : Skyrim
  • Undertale
  • Mass Effect 2

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