Test

[Campagno-Test] Legacy of the Void clôt-il la trilogie StarCraft II en beauté ?

Par François le

Cinq ans et trois mois… Tout ce temps passé à attendre l’épilogue de ce qui est certainement LA plus grande saga de space opera vidéoludique. Et une question, désormais : est-ce que ça valait le coup ?

Dans le prologue de ce dernier chapitre, on retrouve donc directement celui qui fait le lien et qui connaît le fin mot de l’histoire depuis le début, le Protoss Zeratul. Il nous avait prévenus dès le départ, la prophétie parlait d’hybrides Zerg/Protoss et elle pointait Kerrigan comme la seule capable de sauver la vie dans le secteur Koprulu. Et même si cette dernière a fini par se débarrasser de son pire ennemi, Arcturus Mengsk, non sans l’aide de son amoureux transi, Jim Raynor, elle a également montré ce qu’allait être Legacy of the Void à la fin d’Heart of the Swarm : une course contre Amon, le Xel’Naga rebelle à l’origine des hybrides et qui est de fait le véritable grand méchant de StarCraft II.

Screenshot2015-11-16 20_31_34

Pour comprendre tout ça, il faut revenir au premier StarCraft, qui essayait, à l’époque, de nous expliquer que les Zergs et les Protoss avaient été créés par les Xel’Naga. Ce que les campagnes de StarCraft II nous précisent, c’est que les Xel’Naga sont dans un cycle infini où deux races sont créées, l’une basée sur l’esprit, l’autre sur la forme. Et que de ces deux races doivent ressortir les futurs créateurs qui les remplaceront pour perpétrer le cycle. Amon lui, n’entend pas les choses de cette façon, et souhaite prendre forme physique et rendre la vie dure aux êtres qui ne sont pas comme lui. Il veut détruire tout ce qui a trait au cycle des Xel’Naga. Il a d’abord pris de l’influence sur la Reine des Lames (Kerrigan), mais elle a pu résister à son emprise à la faveur de sa nouvelle mutation, au début d’Heart of the Swarm.

Screenshot2015-11-16 21_35_43

Legacy of the Void, bien que centré sur les Protoss, reste, et c’est logique, la somme de tout ce qui a été apporté par les épisodes précédents. Zeratul ayant été là depuis le début, c’est lui qui lance la campagne. Mais le vrai leader ici, c’est Artanis, le nouveau leader des Protoss, qui collabore désormais avec les Dark Templar. Il y a une force maléfique à l’œuvre dans l’univers, et il est plus que temps de s’en occuper. Si la cinématique donne l’impression que l’on va nous raconter la reconquête d’Aiur par les Protoss, ce n’est qu’un rappel de ce qu’ils ont perdu. Histoire d’en rajouter une couche, Amon prend le pouvoir sur les Protoss en s’immisçant dans leur lien psychique, prenant ainsi le contrôle non seulement des Templar, mais aussi des Tal’darim. Artanis va donc devoir réunifier son peuple. Sur sa route, il utilisera aussi les Purifiers, une version robotisée des Protoss qui contient l’esprit d’anciens Templar tombés au combat. Evidemment, il pourra compter sur l’aide des autres héros de la galaxie, à savoir Raynor et, à la toute fin, Kerrigan. Voilà pour le pitch, duquel on ne dira pas plus (on a déjà dit trop).