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Test de Clair Obscur Expedition 33 : un monument du RPG est né

Les yeux des passionnés de RPG sont tous tournés vers Clair Obscur : Expedition 33, fait par et pour les fans des plus grands jeux de rôle japonais. L’œuvre de Sandfall Interactive n’a rien à envier aux plus grands.

Le premier trailer de Clair Obscur : Expedition 33 a fait rêver les fans de RPG old-school du monde entier. Le jeune studio français Sandfall Interactive arrive avec une ambition forte : livrer un jeu de rôle au tour par tour moderne avec un scénario aussi marquant que les grands noms japonais du genre.

Ajoutons à cela une bande originale mémorable qui s’est laissée découvrir petit à petit ces derniers mois et Clair Obscur : Expedition 33 semble réunir tous les ingrédients d’un RPG à ne pas manquer. L’est-il vraiment ? Pas de suspens, c’est un très grand oui.

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Un univers à l’identité unique

Clair Obscur : Expedition 33 se déroule dans un monde post-apo bouleversé par la Fracture. Depuis cet événement dramatique intervenu il y a 67 ans, les derniers survivants de l’humanité ne peuvent que constater leur extinction à cause d’une étrange entité, la Peintresse. Chaque année, elle grave un nouveau chiffre plus petit d’une unité correspondant à un âge sur son Monolithe. Les personnes de cet âge sont alors effacées. Le jeu démarre alors que la Peintresse peint le chiffre 33.

Une nouvelle expédition, la 33, a pour mission de l’empêcher définitivement de peindre la mort. Ce synopsis particulièrement original avait déjà de quoi fasciner avant même la sortie de Clair Obscur : Expedition 33. Sandfall Interactive parvient à dépeindre – sans mauvais jeu de mot – son univers si particulier dès les premières minutes de jeu.

Clair Obscur Expedition 33 Sophia Gustave
© Kepler Interactive

Lumière, une version fracturée de Paris, nous happe instantanément par son ambiance entre mélancolie et romantisme à la Française. Alice Duport-Percier, chanteuse attitrée des multiples compositions de l’œuvre, se distingue instantanément avec un thème partiellement dans la langue de Molière pour accompagner la première cinématique.

Les amateurs d’ambiance mélancoliques à la NieR ou à la Final Fantasy X devraient se retrouver immerger dans Clair Obscur : Expedition 33 de la première à la dernière minute. Attention, le monde dans lequel évoluent Gustave, Maelle et consort est aussi d’une brutalité crue rappelant immédiatement la violence de The Last of Us.

Obscur comme un FF…

Le scénario du jeu de Sandfall Interactive nous fixe dès le départ un objectif clair tout en parvenant habilement à disséminer de nombreux mystères liés à certains personnages, lieux et phénomènes de l’univers. Notre curiosité ne fait que grandir au fur et à mesure de l’aventure, tandis que notre attachement à l’expédition se renforce grâce à des dialogues particulièrement bien écrits. Le soft compte de nombreux moments riches en émotions, surtout dans le dernier tiers de l’aventure.

On peut seulement reprocher au titre de parfois semer la confusion au sein de notre esprit de façon un peu trop ostentatoire. Peut-être aurait-il fallu épurer certains passages durant lesquels les déclarations nébuleuses des personnages s’enchaînent sans que d’autres posent plus que de questions que cela. Un « effet Kingdom Hearts », en quelque sorte.

Clair Obscur Expedition 33 Lune Sciel
© Kepler Interactive

L’histoire travaillée et complexe de Clair Obscur : Expedition 33 est particulièrement bien valorisée par une mise en scène dynamique digne des AAA modernes. Les mouvements de caméras, les effets visuels, la longueur de certaines cinématiques : tout y est pour nous laisser pantois.

Tant mieux, car des cinématiques, Clair Obscur : Expedition 33 n’en manque pas. On compte tout de même des dialogues mineurs que Sandfall Interactive a fait l’effort de doubler intégralement. Dommage que les animations faciales dénotent un peu par rapport au reste. Étrangement, les mouvements du visage de Maelle apparaissent moins crédibles que ceux des autres personnages. Malgré cet écueil, Clair Obscur : Expedition 33, qui tourne sous Unreal Engine 5, fait honneur aux machines modernes.

Clair Obscur Expedition 33 et son système de combat addictif

Les combats de Clair Obscur : Expedition 33 se déroulent au tour par tour avec une équipe de trois personnages. Chacun d’entre eux dispose d’une attaque de base grâce à laquelle ils accumulent des PA. Ils peuvent alors s’en servir pour lancer des compétences qui leur sont propres.

C’est le premier point sur lequel le système de combat de Clair Obscur excelle : un personnage correspond à une façon de jouer. Par exemple, Gustave a la faculté d’accumuler des charges électriques jusqu’à un maximum de 10 grâce à certaines compétences. À vous de voir quand vous souhaitez utiliser sa capacité, sachant que l’attaque se révèle dévastatrice si vous possédez 10 charges sur 10.

Maelle, en tant qu’escrimeuse, dispose de compétences à même de faire évoluer son rôle en combat. La posture défensive réduit les dégâts subis tandis que la posture offensive augmente les dégâts infligés et encaissés. Enfin, la posture de virtuose, à laquelle il est plus difficile d’accéder, triple la puissance de ses attaques.

Clair Obscur Expedition 33 Qte
© Kepler Interactive

Verso, lui, gagne en rang lorsqu’il attaque l’ennemi. Il inflige donc très peu de dégâts au rang D et se révèle dévastateur au rang S, sachant que ses compétences peuvent déclencher différents effets où coûter plus ou moins de PA.

Non, Clair Obscur : Expedition 33 ne compte pas autant de personnages jouables que certains JRPG. Pour autant, le style de combat unique de chacun empêche toute forme de répétitivité et de lassitude au combat. Nos héros gagnent également en consistance grâce à cela, puisque leur identité passe ainsi par ce qu’ils incarnent dans l’histoire, mais aussi en combat.

Évidemment, il convient aussi de faire preuve d’un grand sens tactique pour utiliser les compétences de chacun non seulement au bon moment, mais aussi dans le bon ordre afin de maximiser leur potentiel et de créer des synergies. D’ailleurs, la majorité des compétences vous demandent de réussir une QTE pour tirer pleinement partie de leur pouvoir. Dommage que celle-ci soit la même, quelle que soit l’aptitude utilisée.

…et Clair comme Sekiro ?

Attaquer est une chose, mais vous n’arriverez tout simplement à rien dans Clair Obscur : Expedition 33 si vous ne savez pas vous défendre. Interdiction formelle de poser la manette en attendant que vos adversaires effectuent leurs attaques pour ensuite vous replonger dans le combat quand c’est à votre tour de jouer.

Clair Obscur : Expedition 33 vous demande de parer ou d’esquiver les attaques ennemies. Le timing de la parade est serré, mais plus généreux lorsque vous arrivez à vos fins, puisque vous récupérez des PA. Surtout, vous serez en mesure de contrer si vous parvenez à parer toute la séquence de coups adverse. L’esquive est plus facile à réaliser et forcément moins gratifiante.

Clair Obscur Expedition 33 Combat Saut
© Kepler Interactive

Après quelques heures de jeu, les ennemis seront capables de faire des attaques spéciales indiquées par un marqueur jaune. À ce moment, une troisième touche intervient, celle de saut. Autre mécanique, la parade Gradient, absolument indispensable quand votre adversaire effectue une attaque du même type (l’écran passe en noir et blanc).

Le jeu vous demande donc deux choses : réussir à lire le pattern de vos ennemis et mémoriser leurs coups. Plus vous avancez dans le jeu, plus les nuisibles deviennent dangereux puisqu’ils peuvent enchaîner 5, 6 ou 7 frappes d’affilée et mêler attaques classiques, Gradient et coups vous demandant de sauter.

Sandfall parvient à trouver un équilibre particulièrement juste entre lecture du pattern et mémorisation. Résultat, lorsqu’on se retrouve face à un monstre déjà vaincu plusieurs fois, on parvient à réagir sans trop de difficulté à ses attaques. En revanche, un nouveau boss ou mini-boss va demander un peu d’adaptation, sans que cela signifie que vous devrez vous y reprendre à plusieurs fois pour triompher.

Clair Obscur Expedition 33 Combat Lune
© Kepler Interactive

En effet, l’équilibrage se révèle assez juste pour ne pas se retrouver six pieds sous terre au moindre coup non paré, même en mode Expert. Il est donc possible d’apprendre le pattern d’un mini-boss ou d’un boss au fil d’un combat sans avoir besoin de davantage de try pour le terrasser. Bien sûr, les habitués des Souls ou plus particulièrement d’un Sekiro ou d’un Lies of P devraient avoir plus de facilité à y parvenir.

En revanche, il est généralement nécessaire de lire, au sens littéral, les indications à l’écran afin de savoir quelle attaque va suivre. Le jeu précise si votre ennemi compte attaquer lentement, frapper le sol ou vous sauter dessus de loin afin de vous aider à y voir plus clair. Sans ces indications, il serait parfois très difficile de parer ou d’esquiver simplement en regardant les mouvements de l’adversaire. Il faut donc aussi apprendre quelle attaque est liée à quelle ligne de texte pour être véritablement sûr de réaliser vos parades et vos esquives au bout moment. Une façon de faire qui ne plaira probablement pas à tout le monde.

Des affrontements superbement mis en scène

S’il est aussi satisfaisant de réussir une parade et un contre, c’est aussi grâce à d’excellents feedbacks visuels et sonores. L’impact des mouvements traverse la manette et le doux bruit d’une parade réussie et d’un contre bien placé est particulièrement excitant.

Le jeu est très généreux en sauvegardes automatiques : il n’y a donc rien de rédhibitoire à vous louper et voir votre groupe périr. Elles interviennent à la moindre de vos actions : après une victoire, en ramassant un objet où l’arrivée dans une nouvelle zone. Vous pourrez donc enchaîner, mourir et recommencer.

Clair Obscur Expedition 33 Gustave Environnement
© Kepler Interactive

La pluie d’effets visuels et le dynamisme de la caméra lors des combats, clairement inspiré de Persona et Metaphor : Refantazio, rendent les combats extrêmement spectaculaires. L’interface est aussi un modèle du genre non seulement pour son esthétique, mais aussi parce qu’il n’y a pas besoin de défiler dans des menus. Chaque action, des compétences aux objets, est assignée à une touche. Vous serez probablement surpris de la vitesse à laquelle vous serez capable d’effectuer la manœuvre de votre choix après quelques heures de jeu.

Notez que Clair Obscur : Expedition 33 s’inspire des Souls à un autre niveau : celui des objets. Les potions de soin, de résurrection et pour donner des PA se rechargent automatiquement aux points de repos. Fini la chasse aux objets typiques des Final Fantasy ou même de JRPG plus récents, ce qui est selon nous un très bon choix. Sachez en revanche que ces points de repos présents un peu partout dans les donjons font également… réapparaître les ennemis.

En combat, vous pouvez aussi effectuer des tirs en visée libre afin de toucher les points faibles des adversaires. On pourrait penser que cette mécanique est de trop et que le jeu n’a pas besoin de ça pour briller. Reste que Sandfall nous pousse à l’utiliser de manière très habile. Les ennemis volants ne peuvent être touchés quasiment que de cette manière tandis que certains boss requièrent d’utiliser la visée de façon plutôt originale.

Clair Obscur ne fait pas l’impasse sur les traditionnels effets élémentaires, buffs et débuffs, typiques des JRPG. La brûlure revêt une importance tout particulière puisque vous pouvez la cumuler pour infliger des dégâts à chaque tour de l’ennemi.

Une montée en puissance excitante

Un bon jeu de rôle se doit d’avoir des mécaniques de progression réussies et Clair Obscur : Expedition 33 excelle aussi à ce niveau. Les personnages disposent chacun de leur propre arbre de compétences à la progression non linéaire. Certains atouts sont plus difficiles à acquérir que d’autres parce que plus loin dans l’arbre, mais aussi parce qu’ils coûtent plus cher. À vous de voir si vous souhaitez garder le point de compétence glané à chaque gain de niveau pour les cumuler afin de récupérer les capacités les plus puissantes et les plus onéreuses le plus tôt possible.

Attention, chaque personnage ne peut équiper que six compétences à la fois au combat alors qu’il en existe une petite vingtaine par membre de l’expédition. Quoi qu’il en soit, vous n’arriverez pas à débloquer l’entièreté de l’arbre de compétences avant une bonne cinquantaine d’heures de jeu.

Clair Obscur Arbre De Compétences
© Kepler Interactive

Par ailleurs, les personnages gagnent trois points d’attributs à chaque montée de niveau. À vous de les répartir où vous le souhaitez : PV, Force, Agilité, Défense et Chance (qui augmente les chances d’infliger des coups critiques). Il est plutôt agréable de pouvoir façonner ses personnages comme on le souhaite avec encore plus de liberté que ne l’autorise un Metaphor : Refantazio.

Rebelote, Clair Obscur emprunte une mécanique des jeux de FromSoftware : le scaling des armes. Un équipement de combat est lié à deux attributs (Agilité et Chance, par exemple) : plus vous y investissez de points, plus la puissance d’attaque augmente. Des armes, vous allez en récupérer très régulièrement durant votre épopée. Il faut être bien attentif à leurs effets actifs et passifs afin de trouver celle qui convient le mieux à votre style de jeu. Bien sûr, vous pouvez les faire évoluer avec les bonnes ressources.

Toujours plus de compétences

Le studio montpelliérain étant composé de fans de Final Fantasy, il fallait bien qu’une mécanique de progression s’inspire d’un des jeux cultes de Square Enix. Le système de compétences rappelle fortement celui de FF9.

Vous pouvez équiper trois objets, appelés des Pictos pour rester dans le thème de la peinture, par personnage. Ces Pictos permettent non seulement d’augmenter les statistiques de vos personnages, mais aussi d’apprendre des Luminas, entendez par-là des bonus offensifs, défensifs ou de soutien. Il existe une grande diversité de Luminas : le Vol de Vie permet de vous soigner en attaquant, l’Initiative de jouer en premier ou encore la Récupération de regagner 10 % de santé au début de votre tour.

Après quatre combats gagnés avec un Picto, le Lumina lié est définitivement appris par toute l’équipe. Vous n’avez donc plus besoin de l’équiper pour bénéficier de son bonus. Attention, activer un Lumina à un coût : vous devez donc faire des choix afin de savoir lesquels attribuer à votre personnage. Une autre manière de façonner chaque membre de l’expédition comme vous l’entendez.

Clair Obscur Expedition 33 Pictos
© Kepler Interactive

Attribuer les bons Luminas aux bons personnages contribue aussi à la création de synergies plus qu’intéressantes. Dans Clair Obscur : Expedition 33, le plaisir ne passe pas uniquement par les affrontements, mais aussi par la préparation à ceux-ci. Si vous jouez en mode Expert, le mode de difficulté le plus élevé devant Histoire et Expédition, vous passerez probablement beaucoup de temps dans les menus.

Autre aspect de vos héros que vous pouvez personnaliser : leur apparence. Il existe de nombreuses tenues et coupes de cheveux à récupérer dans le jeu auprès des marchands, en gagnant certains combats ou en réussissant des mini-jeux.

Des environnements plein de surprises

L’objectif de l’Expédition 33 est plus que clair : éliminer la Peintresse. Pour y arriver, le groupe va traverser de très nombreuses zones à travers le continent. Les effets de particules à hauteur d’homme comme les décors fragmentés au-dessus de notre tête créent une atmosphère sensationnelle, tout comme l’entrelacement d’éléments végétaux et cristallins. Bien sûr, la musique contribue grandement au cachet de ces environnements, mais il convient d’accorder un passage spécifique à la bande-son de Clair Obscur : Expedition 33 un peu plus tard dans ce test.

Clair Obscur Expedition 33 Gustave Environnement
© Kepler Interactive

Le premier donjon du jeu avait de quoi inquiéter un peu quant à la linéarité des zones à parcourir. Clair Obscur surprend plus que positivement à ce niveau. Plus on avance dans l’aventure, plus les environnements se révèlent vastent, complexes et gagnent en verticalité grâce au grappin. L’exploration est agréable et surtout très récompensante grâce aux objets, marchands et mini-boss disséminés çà et là.

Les fans de RPG devraient apprécier passer chaque zone au peigne fin. D’ailleurs, Sandfall Interactive a eu la très bonne idée de n’inclure ni boussole ni mini-map. L’absence totale d’interface lors de l’exploration est non seulement immersive, mais elle permet aussi de perturber les repères du joueur. Difficile de se rendre compte de l’étendue d’une zone et des éventuels « couloirs » qu’elle contient sans une carte affichée l’écran. L’exploration se révèle ainsi plus naturelle et gratifiante pour le joueur qui sera parvenu à déceler les chemins dissimulés. Les phases de plateformes font partie des idées rythmant l’exploration, bien qu’elles ne réinventent pas la roue.

Ce n’est pas la fin de l’abondance

Les passionnés de Final Fantasy 7, 8 et 9 vont très certainement apprécier que Clair Obscur : Expedition 33 intègre une carte du monde, élément absent du décrié Final Fantasy 16. C’est grâce à elle que vous allez pouvoir passer d’un lieu à l’autre. Vous vous attendez à une carte du monde sommaire avant tout là pour réveiller la nostalgie des joueurs ? Détrompez-vous. Sans être aussi étendue, elle est digne des FF de la PS1 grâce à la quantité impressionnante de lieux principaux et annexes à visiter.

La carte du monde fourmille aussi d’ennemis, de mini-boss et de boss à affronter. Ou plutôt à découvrir, puisqu’il faut ouvrir l’oeil pour tomber sur eux. Alors oui, Sandfall utilise le swap color pour densifier son contenu. Cela n’empêche pas de prendre du plaisir en combat étant donné les variantes d’attaques dont disposent les adversaires déjà connus et surtout les récompenses à la clé.

Clair Obscur Expedition 33 Carte
© Kepler Interactive

Il convient aussi de posséder les pouvoirs d’une drôle d’entité nommée Esquie. Ce sont eux qui vous permettront d’accéder à de nouveaux lieux au fur et à mesure de l’aventure. Quel plaisir de constater que de nouveaux environnements s’ouvrent à nous lorsqu’Esquie évolue, comme lorsqu’on récupérait un nouveau moyen de transport dans les Final Fantasy de l’époque (ou dans FF7 Rebirth).

Sandfall Interactive surprend non seulement par la quantité de donjons à découvrir à partir de la carte du monde, mais également par la diversité des lieux. Tantôt un boss à affronter, tantôt un mini-jeu misant de plateformes, tantôt un long donjon lié de près à l’histoire principale : le studio ne s’arrête jamais de combler le joueur.

Ouvrez bien vos esgourdes

Impossible de ne pas évoquer la majestueuse bande-son de Clair Obscur Expedition 33. Le compositeur Lorien Testard et la chanteuse Alice Duport-Percier nous gratifient de musiques tout simplement exceptionnelles. Les thèmes chantées aux paroles loin d’être anodines sont de toute beauté, à commencer par Alicia, la pièce maîtresse de Clair Obscur.

Clair Obscur Expedition 33 Gustave
© Kepler Interactive

Le jeu nous étonne aussi par la grande diversité de ses compositions. On passe de sons plus mélodieux à des morceaux jazz ou même électro en fonction des situations. En outre, la variété des thèmes de combats est particulièrement agréables. Il est plutôt rare d’entendre des morceaux si mélancoliques durant des affrontements, même dans les RPG au tour par tour plus modernes. Clair Obscur : Expedition 33 prend le pari avec brio, histoire d’embrasser jusqu’au bout son atmosphère si particulière.

Bien sûr, le doublage français est aussi à saluer grâce au travail de comédien de doublage de renom comme Adeline Chetail et Féodor Atkine. Un bonheur pour les oreilles de la première à la 30e heure si vous décidez de parcourir le jeu en ligne droite. Comptez plus du double pour tout faire en mode Expert.

Le jeu est à retrouver sur PC (Steam), PS5 et Xbox Series ce 24 avril. Clair Obscur : Expedition 33 est inclus dans le Xbox Game Pass dès son lancement.

Découvrir le jeu

 

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Notre avis

Clair Obscur : Expedition 33 est exceptionnel à presque tous les niveaux. Le synopsis de départ alléchant laisse place à une trame narrative prenante de bout en bout et magnifiée par un dernier tiers d'aventure mémorable. SandFall Interactive livre une œuvre à la direction artistique sublime et magnifiée par une des plus belles bandes-son de tous les temps. Chaque moment passé dans le jeu est un plaisir, aussi bien durant l'exploration de lieux principaux comme annexes que lors de combats addictifs ou devant ses sublimes cinématiques. Un jeu immanquable pour les fans de Final Fantasy ? Assurément. Un jour, il y aura des jeux pour les fans de Clair Obscur : Expedition 33.
Note : 9  /  10

Les plus

  • Un scénario captivant riche en moments forts
  • Le système de combat addictif
  • Une direction artistique magistrale
  • Une bande-son exceptionnelle avec de sublimes thèmes chantés
  • Une montée en puissance progressive et intelligente

Les moins

  • Des animations faciales un peu en deçà du reste
  • Dommage que la QTE soit toujours la même au combat

Mode