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Essai MG Cyberster : 100 ans pour l’éternité d’un plaisir branché

Le MG Cyberster est un « prouveur » : il prouve que le plaisir en électrique existe, que les roadsters ne sont pas morts, que la frime fait toujours son effet, que fêter 100 ans nécessite de marquer le coup et que se faire racheter par un grand groupe n’est pas forcément une mauvaise chose. Et ce, malgré quelques imperfections.

Imaginez rouler dans une voiture que tout le monde admire mais que personne ne connaît. C’est rare. Amusant car déstabilisant, mais rare. D’ailleurs, ce MG Cyberster risque également d’être rare dans les rues. Pourtant, il mériterait d’être plus connu et apporte son lot de plaisir et de frustration. Le tout pour un tarif de 63 000 euros en version propulsion et 68 000 euros en version 4 roues motrices à deux moteurs. De quoi faire chavirer le palpitant, en prenant son pied cheveux au vent.

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Pas mal pour fêter l’anniversaire du constructeur. © Jérémy FDIDA pour le Journal du Geek

MG Cyberster ou l’art de marquer le siècle

En août 2004, le constructeur chinois Shanghai Automotive Industry Corporation (Saic) entame des négociations pour racheter le groupe anglais MG Rover. Trois ans plus tard, Morris Garage Motors devient chinois. Enfin presque. Le bureau d’étude et design est toujours localisé à Londres, à Marylebone plus exactement, mais l’usine de Longbridge ferme ses portes en 2016, car toute la production est désormais chinoise.

Depuis, MG Motors mise sur des SUV abordables, électriques ou hybrides avec une production entièrement chinoise. Une stratégie agressive, avec des prix qui le sont tout autant, et un constructeur qui se joue du protectionnisme français en adaptant ses prix. Une sorte de Dacia bis spécialisé dans l’électrique.

Ainsi, en 2022, pour sa première année en France, MG a vendu 10 000 voitures, puis est passé à 30 000 en 2023 (merci le bonus encore accessible aux voitures chinoises) et s’est stabilisé à 25 000 en 2024. Pour sûr, les fans de petits roadsters anglais capricieux et pleins de charme sont depuis dépités. Mais il a bien fallu vendre des Cayenne pour que Porsche puisse continuer à produire des 911.

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La MG3, une petite voiture hybride de plus de 200ch et suréquipée à partir de 20 k€. Le pragmatisme se marie difficilement avec le plaisir déraisonnable. © Jérémy FDIDA

Le plus fou, c’est que le Cyberster avait entamé son développement avant l’arrivée du constructeur en France. Et rien n’a filtré. Pendant que Tesla fanfaronnait sur un Roadster II qui n’a encore jamais vu le jour, MG travaillait en silence pour sortir un modèle spécial en 2024. Une date qui n’a rien d’anodine, car elle correspond aux 100 ans du constructeur. Et pendant que d’autres mettent une peinture spécifique et un badge anniversaire calé dans un coin, MG sort un Roadster (cabriolet 2 places), en propulsion ou 4 roues motrices, de 300 ou 500 ch, avec les portes à ouverture en élytres, le tout sous les 70 000 euros, et sans retard. Un hommage aux petites voitures découvertes anglaises d’une autre époque.

Conditions de l’essai

Le modèle de cet essai est une version à 2 moteurs et 4 roues motrices. Il a été prêté par la marque durant 10 jours ensoleillés. Ce sont 555,3 km qui ont été parcourus avec. Avec pas mal de launch control et de roulage décapoté. Notez que ce modèle affichait plus de 10 000 km, chose rare pour un véhicule de presse.

Caractéristiques principales

  • Capacité batterie : 77 kWh bruts (~74,4 kWh utilisables)
  • Autonomie WLTP : 443 km annoncés, 357 réels
  • Deux moteurs électriques (un par essieu)
  • Puissance combinée : 375 à 400 kW (510 à 544 ch)
  • Couple maximal : 725 Nm
  • 0 à 100 km/h : 3,2 secondes
  • Vitesse maximale : environ 200 km/h
  • Puissance de charge rapide DC : jusqu’à 144 kW
  • Temps de charge 10 à 80 % : 37 minutes mesurées
  • Charge AC embarquée : 11 kW (triphasé)
  • Longueur : 4 535 mm
  • Largeur : 1 913 mm
  • Hauteur : 1 329 mm
  • Empattement : 2 690 mm
  • Poids à vide : entre 1 985 et 2 060 kg
  • Suspension avant : double triangulation
  • Suspension arrière : multibras
  • Garde au sol : environ 120 mm
  • Freins Brembo avec étriers 4 pistons
  • Jantes 20 pouces
  • Pneus : 245/40 R20 à l’avant, 275/35 R20 à l’arrière
  • Système audio Bose (8 haut-parleurs, 320 W env.)
  • Apple CarPlay et Android Auto (connexion filaire)
  • Port USB-A obligatoire pour la connexion smartphone

Extérieur : « comme une Lamborghini » dixit le bambino

Le MG Cyberster surprend, plait, intrigue, gène sous certains angles, mais ne laisse pas indifférent. L’ouverture électrique des portes en élytres est une cinématique dont on ne se lasse pas. Mais il y a également la capote en tissu noir emprunté à la BMW Z4 (rien que ça) qui se déploie ou se rétracte en moins de 10 secondes et ce, même en roulant, jusqu’à 50 km/h.

Normalement, vous avez déjà coché toutes les cases de la « classitude ». Un excellent moyen de « pécho » des likes sur les réseaux sociaux ou plus si affinité. Pour parachever le tout, notre modèle revêt une teinte rouge du plus bel effet. Il existe également un jaune et un vert, tous les deux réussis, ainsi qu’une couleur crème parée d’une capote couleur bordeaux.

De profil, c’est un sans-faute. Les ailes sont galbées, les flancs creusés et le bas de caisse noir vient affiner la ligne et masquer l’épaisseur engendrée par le pack batterie.

Sur les bas de caisse, la mention 100e anniversaire est discrète. De profil, l’arrière m’a fait penser à l’Alfa Romeo 8C Competizione. Mais à chacun son test de Rorschach.

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Sacré manière de célébrer un anniversaire. © Jérémy FDIDA

La face avant est plus clivante. Le double spoiler rappelle celui à l’arrière de la MG4, mais les feux inspirés de la Corvette et le regard façon serpent espiègle peuvent être dérangeants. Là encore, les goûts sont propres à chacun. L’arrière est aussi sujet à bien des divergences. Les flèches qui indiquent la direction des clignotants rappellent celles des feux de la Mini, mais sur la MG, elles sont dans le bon sens. C’est surtout la mine tristounette, tel un blobfish qui contraste avec l’avant « tout sourire ».
Nous ne sommes pas sur une Ferrari ou une Aston Martin, il y a un aspect jouet qui peut rebuter. Cela n’empêchera pas un enfant de l’assimiler à une Lamborghini. A l’ouverture des portes.

Les portes justement, parlons-en. Elles sont à ouverture électrique. Chacune dispose de 2 capteurs de proximité, afin d’interrompre la cinématique s’il y a un obstacle.

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© Jérémy FDIDA

L’ouverture se fait via la clé, en appuyant 3s sur le bouton idoine, ou à l’intérieur, depuis la touche dédiée sur la console centrale, ou encore via les boutons ouverture et fermeture situés sur le bas de la porte. Derrière les sièges, vous trouverez les ouvertures de secours. Point de frunk ici, mais un énorme cache en plastique plutôt laid et aux inserts amovibles (dont l’un cache le réservoir de lave-glace) fragiles. À l’arrière, il y a de la place pour deux valises cabines et quelques sacs. Le coffre est profond, mais bas. Il permet tout de même de partir à 2 en vacances.

Parfois, le style joint la performance. Les étriers rouges gravés Brembo, à 4 pistons s’il vous plaît, s’accompagne de disques gigantesque pour arrêter la bête. Pas de trop sachant que les 200 km/h sont atteignables en une poignée de secondes.

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Du Brembo 4 pistons. © Jérémy FDIDA

Les feux ont fait l’objet d’un soin particulier, que l’on apprécie le résultat, ou pas.

Un intérieur réussi mais perfectible

À l’intérieur, la finition est excellente. Vraiment. Les matériaux et l’assemblage sont impressionnants. La couleur rouge se marie à celui de la carrosserie et la trilogie d’écran à l’arrière du volant donne une impression d’être dans un cockpit d’avion, malgré les énormes bordures noires. Un quatrième écran est positionné en amont de la console centrale. Des touches haptiques d’accès direct à la climatisation sont présentes au-dessus (et heureusement).

Plus bas, les commandes des portes et de la capote. La sono badgée Bose est très correcte. Pas de quoi se taper la tête par terre, mais elle est fournie de série. Donc nous n’allons pas nous plaindre.

L’Alcantara abonde James Bond et le toucher de toutes les parties de l’habitacle est très agréable. Les leds lumineuses, désormais habituelles, peuvent s’animer selon vos envies et changer évidemment de couleur. Histoire de pousser la frime plus loin. Notez la présence de tissu en microfibres oléophobe sur les parties les plus exposées une fois le Cyberster en roadster. Enfin, le volant a un style à lui. J’aime bien, mais les retours n’étaient pas unanimes. Dessus, tout est contrôlable, y compris le défilement sur les écrans pour palier un tactile imparfait. Deux fausses notes cependant : la présence de touche piano black, ce plastique noir brillant (c’est moche puis ça chope les traces de doigts) et ce revêtement effet marbre Wish sur la console centrale, au niveau des porte-gobelets.

Oh, et il y a un espace de rangement derrière les sièges.

Une ergonomie et une connectivité aux fraises

Aux fraises ou dans les choux, selon que vous soyez fruit ou légume. MG n’a jamais eu la réputation d’un constructeur à l’aise sur la partie multimédia. Et dans le fond, ce ne serait pas un problème… si le Cyberster était thermique. Mais non, il est électrique. Il est récent, donc cela engendre une connectique Android Auto et Apple CarPlay. Et nous sommes en 2025, donc il y a ces fichus ADAS imposées par l’Europe (le fameux GSR2) à désactiver.

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Le cockpit fait son effet de prime abord, puis les bordures noires larges se remarquent et le système multimédia mal fichu agace. Dommage. © Jérémy FDIDA

Et pour cela, vous devrez chercher les options parmi les menus et sous-menus des 4 écrans à votre disposition. À votre droite, la clim, les aides à la conduite et les options de la voiture. En face sur votre droite, les infos de consommation et autres éléments du trajet.

Au centre, un compteur, avec un indicateur de puissance utilisée qui revêt la forme d’un compte tour. À votre gauche, l’écran GPS/Audio. Ce dernier est mal placé, car une fois votre main gauche sur le volant, il est illisible. La raison vient d’un changement de dernière minute. Le volant devait être initialement de type Yoke. Ce la n’empêche pas d’être frustré de ne pouvoir avoir le guidage avec sa carte sur l’écran central (plutôt que des bribes d’infos).

Autre regret : Android Auto et Carplay nécessitent une connexion filaire. Et pas via le port USB-C logé dans l’accoudoir central, mais via le port USB-A, situé à côté, et trop bas, obligeant à tordre le câble. Résultat, un câble HS et des déconnexions intempestives. Mais le plus gros point faible est l’absence d’un planificateur d’itinéraire ! Si vous choisissez de vous rendre loin, la voiture vous proposera un itinéraire qui ne prend en compte les recharges. Résultat, vous serez alerté par la voiture une fois sous les 20% de batterie et devrez alors improviser, avec plus moins de facilité selon le lieu où vous vous situez. Il reste toujours ABRP affiché sur l’écran du Car Play.

Pour parachever ce festival d’insatisfactions, il faut accepter une réactivité des plus médiocre et un tactile capricieux. Dommage ! Vous pouvez vous consoler en vous disant que tous ces soucis sont d’ordre logiciel et donc réglables par des mises à jour OTA. Mais encore faut-il que MG s’y colle.

Conduite : la dolce vita à base de pudding

Le design du MG Cyberster laisse penser à une conduite sportive, des virages à plat et des transferts de masse aux petits oignons. Il n’en est rien. Il s’agit d’une GT, plutôt molle, drôle, qui accélère fort, pas piégeuse, capable d’atteindre facilement les 200 km/h sur route fermée, qui freine fort, mais qui n’a rien, absolument rien à faire sur un circuit. D’ailleurs, les fortes accélérations ont tendance à délester légèrement l’avant, ce qui rend la direction floue. La voiture reprend le contrôle et coup la poussée en cas d’absence de motricité.

Le châssis n’est pas des plus rigide, rien d’étonnant pour une voiture à laquelle il manque le toit. En revanche, les suspensions sont, surprenantes. Le moindre dos d’âne, la moindre bosse et la voiture oscille de haut en bas, donnant l’impression de rebondir. En virage, les 4 roues accrochent bien, aidées par les pneus Michelin Pilote Sport. Mais le roulis est omni présent et vous rappelle qu’à la différence de Flash Mc Queen, ce n’est pas une voiture de course.

La position de conduite est un peu haute. Les sièges se règlent électriquement dans tous les sens, via des commandes sur les portes qui rappellent celles de Mercedes. Mais même au niveau le plus bas, vous vous sentirez trop haut. Logique, vous êtes assis sur le pack batterie de 77 kWh. Une structure dite de « skateboard » qui permet d’abaisser le centre de gravité et qui contribue à deux choses :
1) une meilleure tenue en virage
2) le haut du pare-brise gêne le champ de vision dès que vous dépassez les 1,80 m

Le maintien des sièges est correct, pas assez enveloppant pour vous empêcher d’osciller dans des virages pris trop fort, mais confortables pour se laisser aller à rouler. Vous l’avez compris, le MG Cyberster ne baissera pas les armes en conduite sportive, mais vous fera comprendre qu’il n’est pas fait pour ça. Déjà par son comportement, mais également car il n’autorise aucune dérive. Comprenez que le système agit de manière active et en amont de toute volonté de faire l’idiot.

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© Jérémy FDIDA

En revanche, pour ce qui est de rouler sur un filet d’électrons, le petit cabriolet sino-anglais sait y faire. Il émet d’ailleurs un petit bruit de moteur, discret, assez bien fait, et désactivable. Si le silence intrinsèque à la voiture électrique est agréable, voire déroutant, il s’efface derrière le bruit du vent qui circule dans l’habitacle. La capote remise, la luminosité manque et la visibilité se réduit conséquemment, ce qui, avec ce pare-brise bas peut gêner les plus grands.

Le freinage est excellent. Le Cyberster repose sur un freinage Brembo paré d’énormes disques et d’étriers à 4 pistons. Ça, c’est sur le papier certes, mais également dans la réalité. La pédale offre une progressivité remarquable et permet un freinage de 180 km/h à l’arrêt complet non seulement dans une distance réduite, mais également avec un contrôle du freinage parfait. J’ai été bluffé, surtout sur une électrique. Le mode One Pedal existe ! Il est désactivable si besoin. Son fonctionnement est nickel. Il empêche toutefois le mode Kers, qui agit comme en F1, en redistribuant de l’énergie cumulée. Il est lié à la palette de gauche derrière le volant.

Toujours sur les palettes, celle de droite permet de changer de mode, dont un entièrement personnalisable. Il y a bien sûr un mode Sport et même un mode Super Sport, accessible via le petit bouton rouge sur le volant. Vous faites poupousse dessus et vous serez plaqué au siège à chaque coup d’accélération. Mais pas que. Car ce mode permet d’utiliser le Launch Control : pied sur le frein, vous pressez l’accélérateur. Une animation très (trop) semblable à celle de Tesla sur les modèles Plaid apparaît. Il suffit de lâcher le frein pour être propulsé de 0 à 100 km/h en 3,2 secondes, soit plus rapidement qu’une Ferrari Enzo, par exemple.

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Les deux mains sont requises sur le volant. © Jérémy FDIDA

À chaque trajet, le Cyberster dessine un sourire sur votre visage. Le comportement est moelleux certes, mais sain.

Consommation et recharge

Avec cette version à deux moteurs, vous allez osciller entre une consommation de conduite en « bon père de famille » et une conduite en « père de famille qui pète un fusible à cause des enfants, du boulot, des responsables, du réchauffement climatique et la machine de café HS ».
Si vous êtes une femme, ce sera exactement la même chose. Qu’importe le sexe, les 500 ch sous le pied droit donnent envie d’appuyer sur l’accélérateur de temps en temps.

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C’est long tout de même ! © Jérémy FDIDA

Bref, en conduite très idiote, sur route privée (ancienne espace qui servait de circuit d’essai), j’ai tourné à 29 kWh/100 km, chose que vous ne ferez jamais. Mais en jouant un peu avec, ce Cyberster oscillera entre 21 et 23 kWh/100 km. En revanche, en mode One Pedal et avec un pied léger, ce sera autour de 18 kWh/100 km et un Aller-Retour du 94 à Courbevoie n’a consommé que 14,5 kWh/100 km (certes avec un périphérique limité à 50 km/h).

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© Jérémy FDIDA

La recharge, elle, plafonne à 145 kW, comme annoncé. La courbe est correcte, sans plus, avec un 120 kW accroché rapidement, puis un 145 kW maintenu jusqu’à 40%, avant une baisse progressive à 100 kW. Après 70%, vous vous contenterez de 60 kW. Tout ceci donne une recharge de 5% à 80% en 35 minutes annoncée et 37 minutes mesurées. C’est beaucoup et c’est dommage.

Verdict : Cyberstar

MG provoque Tesla, en sortant, avant le constructeur américain, un roadster électrique, sportif, avec des gimmicks sympathiques et dont le nom est la contraction de Cyber et Roadster (comme un certain Cyber… Truck). Et le pire, c’est que MG réussit son pari : renouveler avec les gènes anglais, interpeller le public, séduire, frapper fort, embellir son image et célébrer un siècle d’existence. Le tout pour un tarif identique à une Model 3 Performance ou un VE bien équipé.

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Les voitures plaisir sont de plus en plus rares. En électrique, elles se comptent sur les doigts d’une main. © Jérémy FDIDA

Il faudra cependant accepter le design clivant, le système multimédia (et donc de navigation, configuration du véhicule) aux fraises, la connexion au smartphone désastreuse, l’absence de planificateur, la consommation un chouïa élevée et la charge pas assez rapide. Mais le plaisir est là, l’efficacité est là, le style est là et concrètement, le MG Roadster met de ka joie et des paillettes dans votre quotidien. Une chose trop rare dans l’univers automobile actuel pour ne pas être salué.

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On ne se lasse pas de ce profil. © Jérémy FDIDA

Et cerise sur le gâteau, le roadster sino-anglais ne vous fera pas le coup de la panne deux fois sur trois.

NDLR : J’ai été clairement séduit par ce petit engin espiègle. Un vrai coup de coeur avec un capital sympathie gros comme ça. La preuve que la voiture plaisir existe encore et qu’elle peut même être électrique.

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Notre avis

Le MG Cyberster n’est pas sans défauts – interface perfectible, ergonomie discutée, recharge perfectible – mais il apporte ce que bien peu d’électriques osent encore proposer : du style, de la performance, et surtout, du plaisir. Ce n’est pas une voiture parfaite, mais un cabriolet électrique qui donne envie de prendre la route, non pas par nécessité, mais par envie. Et dans l’univers automobile actuel, c’est déjà beaucoup.
Note : 8  /  10

Les plus

  • Design spectaculaire (les portes à ouverture en élytres sont un banger)
  • Performances élevées
  • Freinage aux petits oignons
  • Excellente finition
  • Le plaisir de rouler cheveux au vent
  • Planificateur d'itinéraire fonctionnel
  • Rapport prix/prestations imbattable

Les moins

  • Multimédia catastrophique et écrans peu réactifs
  • Pas de planificateur d'itinéraire ni d'information sur l'énergie restante à l'arrivée
  • Suspensions qui rebondissent trop
  • Recharge trop lente
  • L'écran de gauche qui affiche le GPS est masqué par la main gauche sur le volant

Mode