Test

[Impressions en direct de la QuakeCon] On a joué à Doom et c’était speed, nerveux, violent, intense

L'anti Call-of et Battlefield ?

Par Jika le

Bien entendu, ce mode multi n’est pas non plus qu’un simple copier/coller avec un moteur graphique de 2015. Id a implanté quelques bonnes idées, qui permettent notamment de changer le cours d’une partie. Ainsi, un bonus peut apparaître aléatoirement sur la carte : celui qui le ramasse en premier se transforme alors en un démon équipé d’un jetpack, et à la puissance de feu démesurée. Le joueur de l’équipe adverse qui parvient à l’abattre a ensuite l’occasion de récupérer le bonus, pour muter à son tour. Cette possibilité permet d’ajouter du sel à un match, les joueurs devant faire régulièrement face à une menace plus importante, ce qui peut complètement modifier le cours du combat.

Doom2

Nous avons été également très séduits par la façon dont le studio utilise la seconde fonction d’une arme. Chacune d’entre elles propose un usage différent, toujours très intéressant et en adéquation avec sa fonction première. Le Vortex Rifle est ainsi équipé d’un puissant zoom, le Static Cannon est le seul à disposer d’une visée épaulée, tandis que le fusil à plasma peut balancer plusieurs salves à la fois. C’est à la fois sobre et utile.

Malgré le fait que les quatre parties se soient déroulées sur la même carte, je n’ai ressenti aucune lassitude, et c’est franchement bon signe. Les armes sont tellement jouissives à utiliser, le rythme est tellement rapide (les rounds ne durent que 6 minutes) que je suis ressorti de cette session avec une furieuse envie d’y retourner. Clairement, id Software ne réinventera pas le multijoueur avec Doom, mais semble appliquer son savoir-faire avec brio : c’est speed, nerveux, violent, intense. Bref, c’est tout ce qu’on demande à un FPS de ce genre. Il ne reste plus qu’à espérer que les autres cartes et modes de jeux soient à la hauteur de cette première rencontre, et que le système de progression (annoncé, mais pas détaillé) ne ruine pas l’équilibrage des matchs. En attendant, c’est l’optimisme qui sera de mise, suite à un premier contact beaucoup plus encourageant.

Doom5

stopwatch 4 min.
Test : Pebble Time