Après une année 2025 riche en émotions côté jeux vidéo, on commence 2026 très fort avec la preview de Code Vein II. Avec ce titre, prévu pour le 30 janvier prochain, Bandai Namco entend donner une suite directe à un titre qui avait trouvé sa place dans l’écosystème déjà très encombré des Souls-like en 2019. Le premier Code Vein proposait une relecture très japonaise du genre popularisé par FromSoftware. Situé dans un univers post-apocalyptique à l’esthétique anime, il proposait un système de classes flexible basé sur les “blood codes”, et surtout une approche plus permissive que ses pairs. Le jeu avait divisé, notamment à cause d’une direction artistique très marquée et d’une structure parfois inégale, mais il avait aussi séduit un public en quête d’un Souls-like plus accessible.
C’est donc avec ce bagage que Code Vein II se présente. J’ai personnellement pu passer environ trois heures sur le tout début du jeu, puis errer dans la zone “Sunken Pylon” jusqu’à son boss de fin. Une précision importante, tant pour situer l’expérience que pour expliquer mon ressenti. Je ne suis pas une joueuse assidue de Souls-like bien que les années m’en aient mis plusieurs entre les mains depuis Elden Ring. J’apprécie le genre, j’en comprends les codes, mais je l’aborde toujours avec une certaine prudence, tant ces jeux demandent rigueur, patience et apprentissage. Ça tombe bien puisque Code Vein II semble s’adresser à tous types de joueurs.
Des affrontements à la pelle
Dès les premières minutes, Code Vein II rassure son système de combat est extrêmement solide. Les affrontements sont lisibles, très réactifs, et surtout ne comportent pas cette sensation de lourdeur artificielle que certains Souls-like possèdent, volontairement ou non. Il n’y a aucune latence palpable entre l’action demandée et son exécution, ni aucune coupure gênante dans les animations. Le jeu privilégie une fluidité constante, ce qui rend chaque erreur clairement imputable au joueur.

Cette efficacité est renforcée par la variété des styles de combat proposés. Armes lourdes, approches plus légères et rapides, ou encore confections plus tactiques axés sur la gestion des capacités, tout ce qui fait un bon arsenal de RPG à la Souls-like. Code Vein II laisse une grande liberté d’expérimentation dès le départ. Chaque arme influe réellement sur le rythme des combats, et le jeu encourage à trouver une configuration adaptée à ses préférences plutôt qu’à imposer une voie unique.
L’un des éléments centraux de cette approche reste le système d’allié. Fidèle à l’ADN de la licence, Code Vein II permet de partir accompagné d’un partenaire contrôlé par l’IA. Celui-ci joue un rôle crucial. Il confère évidemment un soutien en combat, permettant par exemple de distraire l’ennemi, mais aussi de donner de vrais coups avec des dégâts non négligeables. Il accorde également une résurrection temporaire si le personnage principal tombe au combat, mais aussi alternative plus stratégique si l’on choisit de s’en passer physiquement pour obtenir un boost de statistiques à la place. Cette mécanique rend le jeu nettement plus permissif qu’un Souls-like traditionnel. La possibilité de revivre tant que l’allié est encore debout, avec une réserve de vie de plus en plus réduite évidemment, offre un sursis appréciable. Ce n’est pas une véritable alternative aux points de sauvegarde, mais un filet de sécurité qui permet d’apprendre sans être constamment renvoyé en arrière.
L’apprentissage infini
La progression physique au sein de l’univers, en revanche, reste volontairement opaque. Comme dans beaucoup de jeux du genre, le chemin n’est jamais explicitement indiqué. Il faut observer le level design, repérer les éléments interactifs pour comprendre la logique des espaces. Le Sunken Pylon, zone que j’ai pu explorer en profondeur, illustre parfaitement cette philosophie. Le niveau mise fortement sur la verticalité, avec des couches superposées, des raccourcis à débloquer et une architecture parfois déroutante. Cette complexité spatiale peut désorienter, mais elle renforce aussi le sentiment de progression lorsque l’on commence à maîtriser les lieux.
Ce soin apporté au level design s’accompagne d’une bonne diversité d’ennemis. Les archétypes sont variés et leurs comportements suffisamment distincts pour éviter la monotonie. Si certains adversaires paraissent injustes au premier abord, ils deviennent beaucoup plus gérables une fois leurs patterns compris. C’est là que Code Vein II réussit particulièrement bien lorsqu’il installe un vrai sentiment d’apprentissage. Le jeu récompense l’observation, l’adaptation et la construction d’une stratégie, plutôt que la simple répétition mécanique.
Les boss, eux, ne font aucune concession. Celui affronté à la fin de Sunken Pylon s’inscrit dans la tradition du genre. Il était exigeant, punitif, demandant une lecture précise des attaques et une gestion rigoureuse de l’endurance et des capacités spéciales. Ces dernières, qu’elles soient propres à certaines armes ou plus génériques, constituent d’ailleurs de véritables atouts en combat. Bien utilisées, elles peuvent faire basculer un affrontement.

Une identité encore à trouver ?
Sur le plan de la personnalisation, Code Vein II impressionne. L’éditeur de personnage est extrêmement dense et précis, permettant de façonner un avatar très détaillé. Un choix d’autant plus pertinent que le jeu exploite pleinement la vue à la troisième personne et les cinématiques, donnant un réel poids à cette personnalisation tout au long de l’aventure.

Reste cependant la question de l’identité. Malgré ses qualités évidentes, Code Vein II donne parfois l’impression d’un Souls-like japonais très générique. Les mécaniques sont solides, mais rarement surprenantes. L’histoire, bien qu’intrigante, peine encore à captiver pleinement sur ces premières heures, se contentant de poser un contexte mystérieux sans véritable accroche émotionnelle forte.
Après ces trois heures, le constat est donc nuancé. Code Vein II est un jeu maîtrisé, accueillant, exigeant mais sans être inutilement brutal. Il pose des bases solides, tant sur le plan du combat que du level design et de la progression. Reste à savoir ce que le jeu révélera sur la durée, si la narration sera capable de s’imposer et le jeu trouvera la capacité à se distinguer réellement dans un genre saturé. Réponse le 30 janvier.
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