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Test des Samsung Galaxy S8 et Galaxy S8+ : Toujours plus près des étoiles

Design

Notre avis
9 / 10
Android

Par Anh Phan le

Alors que vaut le design du Galaxy S8 lorsque l’on a déjà pris en main des appareils comme le Xiaomi Mi Mix ou le LG G6 quelques jours auparavant ? Est-ce que Samsung a bel et bien enterré la concurrence avec son propre design bordeless ?

La réponse est un timide oui. Commençons par ce qui impressionne immédiatement : les bordures d’écrans. Dans ce domaine, Samsung a tapé très fort. Du fait de son écran très légèrement incurvé sur les côtés, le Galaxy S8 est sûrement le seul vrai téléphone de cette année à pouvoir se targuer de n’avoir absolument aucun bord d’écran. L’effet est vraiment saisissant et donne un côté futuriste vraiment attirant. C’est beau et réussi.

Un écran incurvé qui ne gâche pas l’ergonomie

Il faut d’ailleurs noter que Samsung n’a que très peu incurvé les bords d’écrans du Galaxy S8. Contrairement au Galaxy S7 edge, par exemple, en une semaine de test, il ne m’est jamais arrivé de « bloquer » l’écran parce que mes doigts touchaient le bord. C’était l’un des défauts qui m’agaçait le plus sur le S7 edge et je suis vraiment heureux qu’il soit corrigé ici. Conséquence logique à tout cela : cette courbure n’a aucune autre utilité que l’esthétique. Je ne m’en plains pas.

Pour revenir à la question initiale de savoir si Samsung avait enterré la concurrence, j’avais répondu timidement oui. Cette hésitation, finalement, provient des bordures d’écrans hautes et basses du téléphone. Certes, elles sont vraiment petites par rapport aux smartphones de l’année dernière. Mais elles ne sont pas plus impressionnantes que celles du LG G6 ou plus fines que ce que l’on a pu voir sur le Mi Mix. De ce point de vue, Samsung est dans la norme cette année. Ce qui est déjà vraiment très bien.

Le LG G6 face au Galaxy S8.

D’une manière générale, l’ergonomie globale du Galaxy S8 est très bonne. Grand écran oblige, c’est un smartphone très long mais à la taille de guêpe. Son gabarit est atypique. Il fait est très légèrement plus grand mon Galaxy S7 par exemple. Mais sa prise en main est très confortable : sa coque en verre est légèrement arrondie et tient bien dans le creux de la main. Le mélange de tranches en acier et de verre fait toujours aussi premium. Et cette année, le capteur photo ne dépasse plus de la coque. J’ajouterai pour terminer que son toucher est très agréable. Le verre utilisé par Samsung est à la fois lisse et doux, chaque prise en main est un véritable bonheur.

Comme pour le LG G6 il y a quelques semaines, le Galaxy S8 donne l’impression d’avoir franchit en pas en matière de design de smartphone. Il m’a suffit de revenir quelques minutes sur l’écran « étriqué » classique de mon Galaxy S7 pour m’apercevoir que quelques jours d’utilisation du Galaxy S8 lui avait filé un sacré coup de vieux. Comment revenir à un design classique après avoir eu en main un appareil avec un écran aussi grand et aussi bien intégré dans un châssis aux dimensions aussi contenues. Le smartphone du futur existe, il aura juste fallu attendre 2017 pour qu’il apparaisse.

Un smartphone impressionnant mais pas encore totalement abouti

Ce nouveau design n’est toutefois pas totalement abouti. Le Galaxy S8 possède à mon sens encore deux défauts particulièrement pénibles : son capteur d’empreintes digitales et son bouton physique Bixby, totalement inutile. Commençons par ce dernier. Le Galaxy S8 possède en tout trois boutons physiques. Le bouton de mise en marché, situé sur le côté droit, le bouton de réglage du volume situé sur la tranche gauche (et peut-être un peu trop haut pour être atteint naturellement) et enfin le bouton Bixby. D’une ou deux pressions, il permet de déclencher l’IA présente dans le téléphone de Samsung. Mais cette dernière est tellement inutile actuellement que les seules fois où l’on utilise ce bouton, c’est quand on appuie dessus par erreur. C’est d’autant plus dommage que Samsung compte bloquer la possibilité de réassigner ce bouton à une autre tâche.

Deuxième petit défaut agaçant : le capteur d’empreintes digitales. On le sait, si Samsung l’a placé à l’arrière c’est parce qu’il n’a pas réussi à intégrer un capteur d’empreinte digitale sous l’écran. Résultat le capteur est placé dans le dos du téléphone, juste à côté du capteur photo. Et c’est une véritable gageure à utiliser. Après une semaine d’utilisation, je ne sais toujours pas si ce capteur est particulièrement lent ou si mon doigt n’arrive jamais à l’atteindre précisément. Placé trop haut, et trop décalé, il est franchement inconfortable.

Le capteur d’empreintes digitales, placé à droite du capteur photo, est très mal placé.

Sûrement conscient de ce défaut, Samsung a intégré tout une batterie d’autres capteurs déverrouiller le téléphone. Un capteur d’iris est ainsi bien présent sur le téléphone. Son utilisation est très simple : on passe ses yeux devant une caméra frontale et celle-ci est capable de reconnaître les iris de l’utilisateur. Le capteur est très réactif et fonctionne très bien, même avec des lunettes (pour peu que celles-ci disposent encore d’un traitement anti-reflet correct). Mais pour déclencher la reconnaissance d’iris, il faut allumer le téléphone et swipper l’écran de verrouillage : c’est plus long et fastidieux qu’un bon capteur d’empreintes digitales.

Ces deux défauts sont mineurs. Ils n’enlèvent rien au fait que le design du Galaxy S8 est vraiment impressionnant et sûrement le plus réussi de cette année. Mais ils me laissent penser que ce n’est pas encore un smartphone réellement abouti. Si vous êtes du genre exigeant et que vous n’êtes pas pressé de changer de téléphone, je ne peux que vous conseiller d’attendre le Galaxy S9 de l’année prochaine : les quelques défauts de cette année seront corrigés de façon sûre et certaine et, à la manière du Galaxy S7 en son temps, on tiendra là un appareil au design vraiment irréprochable.

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3 Affichage et Audio
Sommaire
  1. Caractéristiques
  2. Design
  3. Affichage et Audio
  4. Utilisation et interface
  5. Performances et Autonomie
  6. Photo et Vidéo
  7. Galerie et Conclusion