Test

Test Flash : Huawei Ascend Y530

Notre avis
6 / 10
Smartphone

Par Jerome le

Huawei, une marque chinoise presque inconnue dans nos contrées il y a encore deux ou trois ans (du moins pour ses smartphones) est désormais le troisième constructeur de smartphone dans le monde. Oui, devant LG, devant Nokia, mais derrière Apple et Samsung, une réussite pour le moins fulgurante pour cette société qui se spécialise traditionnellement dans l’antenne relais.

Le smartphone est donc un marché relativement nouveau pour la firme, mais elle a su adopter une stratégie payante : faire des téléphones au meilleur rapport qualité-prix possible. C’est un peu le cas de tous les constructeurs, mais le fait est que Huawei y arrive généralement bien. Nous avons eu plusieurs exemples par le passé, dépit de quelques ratés.

Avec le Ascend Y530 Huawei tombe dans l’ultra-low cost ou presque avec un ticket d’entrée à 129 euros. L’idée est toujours la même, et la boite laisse apparaître des caractéristiques honorables : écran 4,5 pouces IPS, processeur dual-core à 1,2 GHz, capteur 5 mpx à l’arrière et une batterie de 1750 mAh le tout sous Android 4.3 pour des dimensions de 132,5 x 67 x 9,3 mm et environ 145 grammes sur la balance. Huawei aurait-il réussi l’exploit à 129 euros ? Réponse dans ce test.

DSC04083

Design et finitions

Lorsque l’on fait dans le low-cost, le design et les finitions sont évidemment les premiers terrains d’économie. Il ne faut donc pas s’attendre à des miracles sur le Y530. Plastique à tous les étages, avec une face arrière légèrement sculptée pour éviter que le téléphone ne glisse trop des mains.

Le chinois a eu la bonne idée de ne pas mettre en avant le design de son produit préférant des couleurs sombres afin d’obtenir un téléphone particulièrement discret. L’unité n’est en réalité brisée que par le logo de la marque et les boutons sensitifs sur la face avant. Contrairement à d’autres smartphones, le Y530 n’est pas un marqueur social, alors à quoi bon le montrer ?

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On retrouve sur les tranches les trois boutons habituels, et il faudra retirer le capot arrière pour accéder aux emplacements SIM, SD, ainsi qu’à la batterie, amovible du coup. Notons que la façade est maintenue en place par des ergots et qu’il est assez difficile à enlever. Sa souplesse n’inspire pas confiance et il faut avouer que l’on a souvent peur d’arracher les attaches lorsque l’on soulève le cache, on évitera donc de changer de carte SD trop souvent. Bref, du simple, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose, loin de là.

Écran et Interface

Comme nous le disions en préambule, le Y530 propose un écran IPS de 4,5 pouces. IPS oblige, les angles de visions sont suffisamment large pour que votre voisin puisse lorgner sans problème sur votre écran. Il tire en revanche vers le bleu. Plus gênante, l’absence de Gorilla Glass le rend assez “mou” et appuyer un peu fort ne manquera pas de faire paniquer les cristaux liquides. Cela n’inspira pas franchement confiance. Avec une définition FWVGA ou 480×854, on arrive à une résolution avoisinant les 217 ppi. C’est peu de nos jours et cela se remarque, mais cela ne sera sans doute pas flagrant pour des yeux non aiguisés, à qui se destine raisonnablement ces téléphones d’entrée de gamme.

Screenshot_2014-03-19-13-41-14

Comme sur tous ses autres modèles de smartphone, Huawei a installé sa surcouche “Emotion UI”. Sa principale caractéristique est de proposer une gestion des applications similaire à iOS, avec un seul et même “plan” de disposition où l’on passe de page d’applis en page d’appli. On dit donc adieu au bouton “application” d’Android. Cela plaira ou pas, c’est au final surtout une question d’habitude. L’interface chinoise retouche également les icônes, elles sont plus “épaisses”, et font un peu plus jouet que les icônes habituelles d’Android.

Performances et autonomie

Huawei fait l’impasse sur les processeurs de sa filiale HiSilicon pour son Y530, préférant opter pour une solution Qualcomm qui a fait ses preuves : le Snapdragon 400. La chose est cadencée à 1,2 GHz avec deux cœurs ARM cortex A7. Les calculs graphiques sont assurés par de l’Adreno 305, épaulé par – seulement – 512 Mo de RAM. C’est peu, mais le téléphone fait tourner sans trop de problèmes tout ce qu’on lui demande, on ne note que quelques légers ralentissements à l’usage. Les benchmarks ne sont d’ailleurs pas franchement glorieux. Les screenshots ci-dessous en témoignent. Les applications les plus gourmandes auront parfois un peu de mal à tourner, nous avons d’ailleurs eu quelques problème avec 3DMark. Sachez également qu’avec 4 Go de prévus pour le stockage, la carte SD sera quasi obligatoire.

Screenshot_2014-03-19-11-30-46

C’est mieux du côté de l’autonomie. Avec sa batterie de 1750 mAh, le téléphone arrive à dépasser le cap de la journée d’utilisation. Il faut donc remercier l’écran peu consommateur et la puce de moyenne gamme qui nécessitent un peu moins d’énergie pour fonctionner.

Photo et Son

Le capteur 5 mpx du Y530 est honorable : les clichés conservent une certaine justesse dans les couleurs. Le flou de bougé apparaît en revanche très facilement et il faudra souvent s’y reprendre  à plusieurs fois pour obtenir une image nette. Dommage. Le constat est plus édifiant pour le capteur dédié aux Selfies. Il n’est franchement pas génial, à réserver à la visioconférence… et encore.

IMG_20140319_115137

Pas de miracle sur le son, le petit haut-parleur logé au dos de l’appareil sortira un son nasillard. N’espérez pas écouter de la musique avec. On s’en servira simplement pour regarder une vidéo sur YouTube ou mettre son correspondant en haut-parleur quelques minutes.

Verdict


Alors oui, Huawei Y530 est un terminal d’entrée de gamme. Il est donc logique que le fabricant ait rogné partout où c’était possible afin de faire baisser le ticket d’entrée autant que possible. Vendu 129 euros, il est finalement bien positionné. Il n’apportera pas en revanche une expérience satisfaisante aux amateurs de technologies. Il est à réserver aux personnes qui n’utiliseront que les fonctions basiques de leur téléphone. Il fera alors l’affaire.

Huawei, une marque chinoise presque inconnue dans nos contrées il y a encore deux ou trois ans (du moins pour ses smartphones) est désormais le troisième constructeur de smartphone dans le monde. Oui, devant LG, devant Nokia, mais derrière Apple et Samsung, une réussite pour le moins fulgurante pour cette société qui se spécialise traditionnellement dans l’antenne relais.

Le smartphone est donc un marché relativement nouveau pour la firme, mais elle a su adopter une stratégie payante : faire des téléphones au meilleur rapport qualité-prix possible. C’est un peu le cas de tous les constructeurs, mais le fait est que Huawei y arrive généralement bien. Nous avons eu plusieurs exemples par le passé, dépit de quelques ratés.

Avec le Ascend Y530 Huawei tombe dans l’ultra-low cost ou presque avec un ticket d’entrée à 129 euros. L’idée est toujours la même, et la boite laisse apparaître des caractéristiques honorables : écran 4,5 pouces IPS, processeur dual-core à 1,2 GHz, capteur 5 mpx à l’arrière et une batterie de 1750 mAh le tout sous Android 4.3 pour des dimensions de 132,5 x 67 x 9,3 mm et environ 145 grammes sur la balance. Huawei aurait-il réussi l’exploit à 129 euros ? Réponse dans ce test.

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Design et finitions

Lorsque l’on fait dans le low-cost, le design et les finitions sont évidemment les premiers terrains d’économie. Il ne faut donc pas s’attendre à des miracles sur le Y530. Plastique à tous les étages, avec une face arrière légèrement sculptée pour éviter que le téléphone ne glisse trop des mains.

Le chinois a eu la bonne idée de ne pas mettre en avant le design de son produit préférant des couleurs sombres afin d’obtenir un téléphone particulièrement discret. L’unité n’est en réalité brisée que par le logo de la marque et les boutons sensitifs sur la face avant. Contrairement à d’autres smartphones, le Y530 n’est pas un marqueur social, alors à quoi bon le montrer ?

DSC04088

On retrouve sur les tranches les trois boutons habituels, et il faudra retirer le capot arrière pour accéder aux emplacements SIM, SD, ainsi qu’à la batterie, amovible du coup. Notons que la façade est maintenue en place par des ergots et qu’il est assez difficile à enlever. Sa souplesse n’inspire pas confiance et il faut avouer que l’on a souvent peur d’arracher les attaches lorsque l’on soulève le cache, on évitera donc de changer de carte SD trop souvent. Bref, du simple, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose, loin de là.

Écran et Interface

Comme nous le disions en préambule, le Y530 propose un écran IPS de 4,5 pouces. IPS oblige, les angles de visions sont suffisamment large pour que votre voisin puisse lorgner sans problème sur votre écran. Il tire en revanche vers le bleu. Plus gênante, l’absence de Gorilla Glass le rend assez “mou” et appuyer un peu fort ne manquera pas de faire paniquer les cristaux liquides. Cela n’inspira pas franchement confiance. Avec une définition FWVGA ou 480×854, on arrive à une résolution avoisinant les 217 ppi. C’est peu de nos jours et cela se remarque, mais cela ne sera sans doute pas flagrant pour des yeux non aiguisés, à qui se destine raisonnablement ces téléphones d’entrée de gamme.

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Comme sur tous ses autres modèles de smartphone, Huawei a installé sa surcouche “Emotion UI”. Sa principale caractéristique est de proposer une gestion des applications similaire à iOS, avec un seul et même “plan” de disposition où l’on passe de page d’applis en page d’appli. On dit donc adieu au bouton “application” d’Android. Cela plaira ou pas, c’est au final surtout une question d’habitude. L’interface chinoise retouche également les icônes, elles sont plus “épaisses”, et font un peu plus jouet que les icônes habituelles d’Android.

Performances et autonomie

Huawei fait l’impasse sur les processeurs de sa filiale HiSilicon pour son Y530, préférant opter pour une solution Qualcomm qui a fait ses preuves : le Snapdragon 400. La chose est cadencée à 1,2 GHz avec deux cœurs ARM cortex A7. Les calculs graphiques sont assurés par de l’Adreno 305, épaulé par – seulement – 512 Mo de RAM. C’est peu, mais le téléphone fait tourner sans trop de problèmes tout ce qu’on lui demande, on ne note que quelques légers ralentissements à l’usage. Les benchmarks ne sont d’ailleurs pas franchement glorieux. Les screenshots ci-dessous en témoignent. Les applications les plus gourmandes auront parfois un peu de mal à tourner, nous avons d’ailleurs eu quelques problème avec 3DMark. Sachez également qu’avec 4 Go de prévus pour le stockage, la carte SD sera quasi obligatoire.

Screenshot_2014-03-19-11-30-46

C’est mieux du côté de l’autonomie. Avec sa batterie de 1750 mAh, le téléphone arrive à dépasser le cap de la journée d’utilisation. Il faut donc remercier l’écran peu consommateur et la puce de moyenne gamme qui nécessitent un peu moins d’énergie pour fonctionner.

Photo et Son

Le capteur 5 mpx du Y530 est honorable : les clichés conservent une certaine justesse dans les couleurs. Le flou de bougé apparaît en revanche très facilement et il faudra souvent s’y reprendre  à plusieurs fois pour obtenir une image nette. Dommage. Le constat est plus édifiant pour le capteur dédié aux Selfies. Il n’est franchement pas génial, à réserver à la visioconférence… et encore.

IMG_20140319_115137

Pas de miracle sur le son, le petit haut-parleur logé au dos de l’appareil sortira un son nasillard. N’espérez pas écouter de la musique avec. On s’en servira simplement pour regarder une vidéo sur YouTube ou mettre son correspondant en haut-parleur quelques minutes.

Verdict


Alors oui, Huawei Y530 est un terminal d’entrée de gamme. Il est donc logique que le fabricant ait rogné partout où c’était possible afin de faire baisser le ticket d’entrée autant que possible. Vendu 129 euros, il est finalement bien positionné. Il n’apportera pas en revanche une expérience satisfaisante aux amateurs de technologies. Il est à réserver aux personnes qui n’utiliseront que les fonctions basiques de leur téléphone. Il fera alors l’affaire.

Notre avis

Basique

6 / 10