Test

Test : Neverdead

Par Caroline le

Les guitares électriques commençent à se déchaîner, les vagues de monstres se dessinent au loin, et notre protagoniste sort sa grosse épée : nous avons clairement...

Les guitares électriques commençent à se déchaîner, les vagues de monstres se dessinent au loin, et notre protagoniste sort sa grosse épée : nous avons clairement affaire avec un jeu pour bourrins et bourrines ! Mais si vous pensiez incarner un costaud comme les autres, vous vous trompez. Neverdead propose de vous plonger dans un jeu d’action axé beat’em all avec un pitch et un concept novateur : vous êtes invincible (ou presque…). Mais Konami a-t-il tout simplement voulu innover, ou bien a-t-il cherché à marquer les esprits tel le légendaire Devil May Cry, premier du nom ?

La mort vous va si mal

Bienvenue dans la peau de Bryce Boltzmann. Invincible, il encaisse les coups douloureusement, et se démembre aussi facilement qu’une poupée Barbie. Il fait un peu de ménage dans les endroits infestés de monstres pour un organisme de sécurité. Arcania, un agent de cette société, reste souvent à ses côtés pour l’assister, et veiller à ce qu’il n’oublie pas ses bonnes manières avec les civils. Car son truc, c’est tirer sur tout ce qui s’apparente à une créature démoniaque. Mais quand l’une d’entre elles parvient à lui arracher un de ces membres : c’est le début de l’histoire sans fin. Et c’est la dure réalité de la vie de notre brute immortelle. En l’incarnant avec quelques membres en moins, vous serez souvent amenés à ramper pitoyablement en homme-tronc au milieu du champ de bataille démoniaque, ou encore à perdre votre tête que vous pourrez contrôler : elle saute, charge, et roule où bon vous semblera. Mais l’homme n’a jamais besoin de chirurgien, car il sait se “soigner” tout seul, comme un grand. Ainsi, vous pourrez faire repousser les membres de Bryce en attendant que votre jauge, en bas à droite de l’écran, soit chargée. Un système qui n’a rien de révolutionnaire, mais qui, finalement, se prête assez bien aux situations et qui s’intègre parfaitement au gameplay. Au-delà de la franche rigolade procurée par ces scènes douloureuses, le studio Rebellion a su donner à Neverdead un côté action (et non juste beat’em all) obtenu grâce à ce concept de démembrement. Car lorsque vous n’aurez pas la tête sur les épaules, vous pourrez contrôler celle-ci afin d’explorer les lieux telle une souris, et vous balader dans les conduits d’aérations, par exemple. Vous rencontrerez alors des séquences axées plateforme, qui se révèleront agréables, et qui permettent de diversifier quelque peu le jeu. Enfin, Neverdead ne serait pas aussi drôle s’il n’autorisait pas à s’auto-démembrer. Tout comme pour votre tête, vous pourrez aussi vous arrachez les bras, et ce dans le but de le lancer vers un endroit inaccessible pour votre corps de grosse brute. Ainsi, cette alchimie entre l’auto-démembration et la recomposition de son corps offre de larges possibilité d’exploration, qui ne sont, malheureusement, pas toujours aux rendez-vous. Mais l’humour décalé, obtenu notamment par ces scènes de charcuterie totalement délirantes, reste dominant, ce qui créée une ambiance très appréciable tout au long du jeu. Mais on le retrouve également à travers la bande-son reprenant des titres de Megadeth qui, associée à la désintégration sanglante des monstres, ne peut que nous faire sourire. En revanche, notre mastodonte immortelle aurait pu correctement s’intégrer à ce fun s’il avait disposé de répliques plus stupides. Mais la débilité demeure intacte et nous maintiens en haleine. Le jeu se montre comme un délire ultra-prenant, à un détail prêt : la gameplay.

Une ville ravagée... C'est original...

Une mort sûre

Il est grand temps de vous faire part d’un grand secret de l’immortalité (dans Neverdead, bien entendu). Si vous ne pouvez pas mourrir, cela ne signifie pas que vous ne verrez jamais l’écran “échec”. Dans les situations où vous vous retrouverez à dirigez votre tête, celle-ci peut à tout moment finir dans l’estomac d’une de ces bestioles hideuses. Vous aurez donc intérêt à retrouvez votre torse au plus vite, en tout cas si vous ne voulez pas recommencer la mission depuis le dernier point de sauvegarde automatique. Mon rêve s’est vite effondré lorsque j’ai vu mon doux visage finir dans les sucs gastriques d’un inconnu…Mais il faut croire qu’un jeu sans défaite ne fait pas très fair-play. Enfin, vous devrez parfois veiller sur Arcadia qui, elle, est susceptible de mourir. Quand elle sera en difficulté, vous n’aurez qu’à la soigner ou à la couvrir, tout simplement, pour ne pas avoir à croiser l’écran GAME OVER. Ça semble juste d’aider plus faible que soi, non ? Quitte à parler de justice dans le jeu, autant évoquer l’absence de celle-ci dans le gameplay. À commencer par l’inégalité entre l’efficacité de vos armes à feu et de votre épée. Si vous pensiez vous amuser à tirer avec style sur tout vos ennemis comme dans tous bons TPS qui se respectent, vous vous mettez le doigt dans l’oeil jusqu’au coude. Vous allez très vite ranger votre pistolet, votre mitraillette, ou encore votre fusil d’assaut, car ils n’infligent que très peu de dégâts. Et étant donné les hordes de monstres qui seront toujours à vos trousses, vous n’aurez certainement pas envie de passer cinq minutes par ennemi à vider votre chargeur sur lui. Par conséquent, l’épée vous sera considérablement plus utile pour éliminer les monstres en moins de deux. Et puis, il faut l’avouer, pourquoi se servir d’un pistolet quand on est un gros bourin immortel. Incontestablement, l’épée fait les yeux doux et rappelle cruellement les bons moments passés sur Devil May Cry. Sauf que, Contrairement à ce classique, la maniabilité n’a totalement rien à voir. Pour vous servir de cette arme, il vous faudra vous en équiper avec la touche triangle. Jusque là, rien de très compliqué. Ensuite, pour exécuter vos coups, vous serez obligés de cibler un ennemi en le lockant avec la gâchette L1 (je vous entends penser “Moui…Mais encore”). Il ne vous reste plus qu’à tuer votre adversaire…En traçant des coups avec le stick droit. L’épée étant votre seule arme efficace, et qui plus est barbare, à l’image du protagoniste, vous vous retrouverez à placer des coups saccadés et mal placés dans une seule direction. Bien que l’on sente une réelle volonté d’innover, un jeu de bourrin se doit d’être agressivement dynamique. Ce que l’on ne ressent en aucun cas dans le gameplay de l’épée. La pilule serait bien mieux passée si, au moins, les armes à feu infligeaient suffisamment de dégâts pour se sentir aussi fort que le personnage en a l’air. En vérité, c’est un manque cruel de fluidité et d’expression corporelle stylée qui font que l’innovation n’a pas percée. En revanche, ces lacunes sont tout autres lorsque vous utilisez vos armes à feu : bien que Bryce ne possède aucune pose lorsqu’il tire (ce qui le rend totalement impersonnel, alors que c’est un vrai caractère de cochon), la dynamique des caméras est bonne et offre quelques coups d’adrenaline, mais sans plus. Heureusement, vous pourrez admirer les magnifiques roulades latérales de Bryce. Elles rendent le combat au pistolet plus tonique et estompe légèrement la conduite robotique du personnage. Si la physique très rigide se ressent à travers l’utilisation de l’épée, vous pourrez également le remarquer lorsque vous sauterez avec la touche croix.

Alors que je vous entend déjà taper sur votre clavier “Mais Caro, tu ne sais pas tirer, c’est tout !“, j’aimerais justifier ma remarque à l’égard des faibles dégâts infligés par les armes à feu. Mais avant cela, sachez que Neverdead dispose d’un système d’amélioration de capacités. Il ne s’agit pas que de faire du level-up, mais réellement d’apprendre de nouvelles choses comme savoir sauter plus haut, infliger plus de dégâts au corps à corps, obtenir des balles plus destructrices, bref, la variété de skills à acheter à l’aide de points d’expériences (que, bien entendu, vous obtiendrez grâce à la mort de vos victimes) s’avère alléchante et intéressante. Si on n’observe pas toujours une énorme différence, on ne la ressent pas du tout dans les améliorations de vos balles. Je tiens à souligner ce point pour, encore, exprimer ma déception sur l’utilité des armes à feu dans le jeu.

Payne to the Max ?

Mort un jour, mort pour toujours

S’il n’y a pas grand chose de très follichon du côté du gameplay, il y a de quoi se mettre quelque chose sous la dent du côté du son et de l’environnement graphique. Bien entendu, si vous aviez toujours eu horreur du heavy metal et de Megadeth, ça n’est pas avec ce jeu qu’une flamme va commencer à prendre dans votre coeur. Mais ceux qui apprécient le registre musical saisiront toute la dimension humoristique de Neverdead. Petit bémol du côté du doublage des versions européennes, vous ne pourrez pas paramétrer les voix en japonais. C’est dommage : on sent que les personnages sont des bons clichés qui n’existent qu’à travers les cerveaux déjantés de nos amis nippons…Mais s’ils sont également reconnus pour leur sixième sens perfectionniste, il semblerait que quelques petits détails de textures leur aient échappés au niveau des graphismes. Les lieux que vous serez amenés à découvrir ont été minutieusement choisis et sont assez plaisants. Comme dans un musée, par exemple, où vous pourrez tomber sur des sarcophages et autres vieilleries qui ont marqué notre histoire. Les dégâts sur les environnements sont réalistes, dans le sens où les blocs de mur que vous aviez détruit ne disparaissent pas comme par magie. Les éléments qui constituent chaque lieu sont nombreux, ce qui rend les environs extrêmement remplis. Néanmoins, certaines textures manque de minutie, pour ne pas dire “Bah…Ça fait cra-cra !”. Mais la richesse des lieux font état d’un travail approfondi et d’un game design élaboré. En revanche, la conception artistique des monstres que vous affronterez laisse clairement à désirer. Ils sont justes moches, et l’imagination ne vole pas bien haut…Vous en retrouverez certains coincés dans des angles, que vous chercherez pendant un bon moment, car ils empêchent le scénario de continuer. Concernant les autres petits défauts techniques, les caméras se bloquent parfois dans certains angles des pièces et ne vous permettent pas de vous situer correctement. Mais comme il s’agit d’un problème peu récurrent, on pourra se passer de pointer méchamment du doigt ce mauvais élève. En revanche, le scénario a de bien mauvaises notes par rapport à son camarade de classe. Il n’est tout simplement qu’un prétexte à ce massacre de monstres, tout simplement moches, qui ne fait pas vraiment sauter au plafond…

Si vous aviez décidé de vous offrir Neverdead pour vous défouler en rentrant de votre dure journée de boulot, vous ne serez pas totalement satisfaits. Vider son chargeur sur les ennemis s’avère inutile, et l’utilisation rigide de l’épée n’est en rien attractif. Si le jeu s’adresse aux parfaits bourrins friands de beat’em all, il aurait sans doute mieux relevé son challenge en allégeant le gameplay. En assignant des combos à l’épée avec la touche rond, par exemple…Mais Neverdead demeure rempli à souhait de débilité profonde qu’on adore retrouver dans ce genre de jeux ! Dommage que le gameplay ne suive pas la cadence barbare, que l’on retrouve notamment à travers le personnage de Bryce. Si Konami n’a en aucun cas eu la prétention de se mesurer à un Devil May Cry à travers Neverdead, il aurait peut-être du reprendre des mécaniques similaires pour assouvir une réelle soif de boucherie massive…Mais on note tout de même un bel effort d’innovation ainsi qu’un concept extrêmement intéressant et hilarant.

Le verdict ?


Que signifie cette pastille ?

Les guitares électriques commençent à se déchaîner, les vagues de monstres se dessinent au loin, et notre protagoniste sort sa grosse épée : nous avons clairement affaire avec un jeu pour bourrins et bourrines ! Mais si vous pensiez incarner un costaud comme les autres, vous vous trompez. Neverdead propose de vous plonger dans un jeu d’action axé beat’em all avec un pitch et un concept novateur : vous êtes invincible (ou presque…). Mais Konami a-t-il tout simplement voulu innover, ou bien a-t-il cherché à marquer les esprits tel le légendaire Devil May Cry, premier du nom ?

La mort vous va si mal

Bienvenue dans la peau de Bryce Boltzmann. Invincible, il encaisse les coups douloureusement, et se démembre aussi facilement qu’une poupée Barbie. Il fait un peu de ménage dans les endroits infestés de monstres pour un organisme de sécurité. Arcania, un agent de cette société, reste souvent à ses côtés pour l’assister, et veiller à ce qu’il n’oublie pas ses bonnes manières avec les civils. Car son truc, c’est tirer sur tout ce qui s’apparente à une créature démoniaque. Mais quand l’une d’entre elles parvient à lui arracher un de ces membres : c’est le début de l’histoire sans fin. Et c’est la dure réalité de la vie de notre brute immortelle. En l’incarnant avec quelques membres en moins, vous serez souvent amenés à ramper pitoyablement en homme-tronc au milieu du champ de bataille démoniaque, ou encore à perdre votre tête que vous pourrez contrôler : elle saute, charge, et roule où bon vous semblera. Mais l’homme n’a jamais besoin de chirurgien, car il sait se “soigner” tout seul, comme un grand. Ainsi, vous pourrez faire repousser les membres de Bryce en attendant que votre jauge, en bas à droite de l’écran, soit chargée. Un système qui n’a rien de révolutionnaire, mais qui, finalement, se prête assez bien aux situations et qui s’intègre parfaitement au gameplay. Au-delà de la franche rigolade procurée par ces scènes douloureuses, le studio Rebellion a su donner à Neverdead un côté action (et non juste beat’em all) obtenu grâce à ce concept de démembrement. Car lorsque vous n’aurez pas la tête sur les épaules, vous pourrez contrôler celle-ci afin d’explorer les lieux telle une souris, et vous balader dans les conduits d’aérations, par exemple. Vous rencontrerez alors des séquences axées plateforme, qui se révèleront agréables, et qui permettent de diversifier quelque peu le jeu. Enfin, Neverdead ne serait pas aussi drôle s’il n’autorisait pas à s’auto-démembrer. Tout comme pour votre tête, vous pourrez aussi vous arrachez les bras, et ce dans le but de le lancer vers un endroit inaccessible pour votre corps de grosse brute. Ainsi, cette alchimie entre l’auto-démembration et la recomposition de son corps offre de larges possibilité d’exploration, qui ne sont, malheureusement, pas toujours aux rendez-vous. Mais l’humour décalé, obtenu notamment par ces scènes de charcuterie totalement délirantes, reste dominant, ce qui créée une ambiance très appréciable tout au long du jeu. Mais on le retrouve également à travers la bande-son reprenant des titres de Megadeth qui, associée à la désintégration sanglante des monstres, ne peut que nous faire sourire. En revanche, notre mastodonte immortelle aurait pu correctement s’intégrer à ce fun s’il avait disposé de répliques plus stupides. Mais la débilité demeure intacte et nous maintiens en haleine. Le jeu se montre comme un délire ultra-prenant, à un détail prêt : la gameplay.

Une ville ravagée... C'est original...

Une mort sûre

Il est grand temps de vous faire part d’un grand secret de l’immortalité (dans Neverdead, bien entendu). Si vous ne pouvez pas mourrir, cela ne signifie pas que vous ne verrez jamais l’écran “échec”. Dans les situations où vous vous retrouverez à dirigez votre tête, celle-ci peut à tout moment finir dans l’estomac d’une de ces bestioles hideuses. Vous aurez donc intérêt à retrouvez votre torse au plus vite, en tout cas si vous ne voulez pas recommencer la mission depuis le dernier point de sauvegarde automatique. Mon rêve s’est vite effondré lorsque j’ai vu mon doux visage finir dans les sucs gastriques d’un inconnu…Mais il faut croire qu’un jeu sans défaite ne fait pas très fair-play. Enfin, vous devrez parfois veiller sur Arcadia qui, elle, est susceptible de mourir. Quand elle sera en difficulté, vous n’aurez qu’à la soigner ou à la couvrir, tout simplement, pour ne pas avoir à croiser l’écran GAME OVER. Ça semble juste d’aider plus faible que soi, non ? Quitte à parler de justice dans le jeu, autant évoquer l’absence de celle-ci dans le gameplay. À commencer par l’inégalité entre l’efficacité de vos armes à feu et de votre épée. Si vous pensiez vous amuser à tirer avec style sur tout vos ennemis comme dans tous bons TPS qui se respectent, vous vous mettez le doigt dans l’oeil jusqu’au coude. Vous allez très vite ranger votre pistolet, votre mitraillette, ou encore votre fusil d’assaut, car ils n’infligent que très peu de dégâts. Et étant donné les hordes de monstres qui seront toujours à vos trousses, vous n’aurez certainement pas envie de passer cinq minutes par ennemi à vider votre chargeur sur lui. Par conséquent, l’épée vous sera considérablement plus utile pour éliminer les monstres en moins de deux. Et puis, il faut l’avouer, pourquoi se servir d’un pistolet quand on est un gros bourin immortel. Incontestablement, l’épée fait les yeux doux et rappelle cruellement les bons moments passés sur Devil May Cry. Sauf que, Contrairement à ce classique, la maniabilité n’a totalement rien à voir. Pour vous servir de cette arme, il vous faudra vous en équiper avec la touche triangle. Jusque là, rien de très compliqué. Ensuite, pour exécuter vos coups, vous serez obligés de cibler un ennemi en le lockant avec la gâchette L1 (je vous entends penser “Moui…Mais encore”). Il ne vous reste plus qu’à tuer votre adversaire…En traçant des coups avec le stick droit. L’épée étant votre seule arme efficace, et qui plus est barbare, à l’image du protagoniste, vous vous retrouverez à placer des coups saccadés et mal placés dans une seule direction. Bien que l’on sente une réelle volonté d’innover, un jeu de bourrin se doit d’être agressivement dynamique. Ce que l’on ne ressent en aucun cas dans le gameplay de l’épée. La pilule serait bien mieux passée si, au moins, les armes à feu infligeaient suffisamment de dégâts pour se sentir aussi fort que le personnage en a l’air. En vérité, c’est un manque cruel de fluidité et d’expression corporelle stylée qui font que l’innovation n’a pas percée. En revanche, ces lacunes sont tout autres lorsque vous utilisez vos armes à feu : bien que Bryce ne possède aucune pose lorsqu’il tire (ce qui le rend totalement impersonnel, alors que c’est un vrai caractère de cochon), la dynamique des caméras est bonne et offre quelques coups d’adrenaline, mais sans plus. Heureusement, vous pourrez admirer les magnifiques roulades latérales de Bryce. Elles rendent le combat au pistolet plus tonique et estompe légèrement la conduite robotique du personnage. Si la physique très rigide se ressent à travers l’utilisation de l’épée, vous pourrez également le remarquer lorsque vous sauterez avec la touche croix.

Alors que je vous entend déjà taper sur votre clavier “Mais Caro, tu ne sais pas tirer, c’est tout !“, j’aimerais justifier ma remarque à l’égard des faibles dégâts infligés par les armes à feu. Mais avant cela, sachez que Neverdead dispose d’un système d’amélioration de capacités. Il ne s’agit pas que de faire du level-up, mais réellement d’apprendre de nouvelles choses comme savoir sauter plus haut, infliger plus de dégâts au corps à corps, obtenir des balles plus destructrices, bref, la variété de skills à acheter à l’aide de points d’expériences (que, bien entendu, vous obtiendrez grâce à la mort de vos victimes) s’avère alléchante et intéressante. Si on n’observe pas toujours une énorme différence, on ne la ressent pas du tout dans les améliorations de vos balles. Je tiens à souligner ce point pour, encore, exprimer ma déception sur l’utilité des armes à feu dans le jeu.

Payne to the Max ?

Mort un jour, mort pour toujours

S’il n’y a pas grand chose de très follichon du côté du gameplay, il y a de quoi se mettre quelque chose sous la dent du côté du son et de l’environnement graphique. Bien entendu, si vous aviez toujours eu horreur du heavy metal et de Megadeth, ça n’est pas avec ce jeu qu’une flamme va commencer à prendre dans votre coeur. Mais ceux qui apprécient le registre musical saisiront toute la dimension humoristique de Neverdead. Petit bémol du côté du doublage des versions européennes, vous ne pourrez pas paramétrer les voix en japonais. C’est dommage : on sent que les personnages sont des bons clichés qui n’existent qu’à travers les cerveaux déjantés de nos amis nippons…Mais s’ils sont également reconnus pour leur sixième sens perfectionniste, il semblerait que quelques petits détails de textures leur aient échappés au niveau des graphismes. Les lieux que vous serez amenés à découvrir ont été minutieusement choisis et sont assez plaisants. Comme dans un musée, par exemple, où vous pourrez tomber sur des sarcophages et autres vieilleries qui ont marqué notre histoire. Les dégâts sur les environnements sont réalistes, dans le sens où les blocs de mur que vous aviez détruit ne disparaissent pas comme par magie. Les éléments qui constituent chaque lieu sont nombreux, ce qui rend les environs extrêmement remplis. Néanmoins, certaines textures manque de minutie, pour ne pas dire “Bah…Ça fait cra-cra !”. Mais la richesse des lieux font état d’un travail approfondi et d’un game design élaboré. En revanche, la conception artistique des monstres que vous affronterez laisse clairement à désirer. Ils sont justes moches, et l’imagination ne vole pas bien haut…Vous en retrouverez certains coincés dans des angles, que vous chercherez pendant un bon moment, car ils empêchent le scénario de continuer. Concernant les autres petits défauts techniques, les caméras se bloquent parfois dans certains angles des pièces et ne vous permettent pas de vous situer correctement. Mais comme il s’agit d’un problème peu récurrent, on pourra se passer de pointer méchamment du doigt ce mauvais élève. En revanche, le scénario a de bien mauvaises notes par rapport à son camarade de classe. Il n’est tout simplement qu’un prétexte à ce massacre de monstres, tout simplement moches, qui ne fait pas vraiment sauter au plafond…

Si vous aviez décidé de vous offrir Neverdead pour vous défouler en rentrant de votre dure journée de boulot, vous ne serez pas totalement satisfaits. Vider son chargeur sur les ennemis s’avère inutile, et l’utilisation rigide de l’épée n’est en rien attractif. Si le jeu s’adresse aux parfaits bourrins friands de beat’em all, il aurait sans doute mieux relevé son challenge en allégeant le gameplay. En assignant des combos à l’épée avec la touche rond, par exemple…Mais Neverdead demeure rempli à souhait de débilité profonde qu’on adore retrouver dans ce genre de jeux ! Dommage que le gameplay ne suive pas la cadence barbare, que l’on retrouve notamment à travers le personnage de Bryce. Si Konami n’a en aucun cas eu la prétention de se mesurer à un Devil May Cry à travers Neverdead, il aurait peut-être du reprendre des mécaniques similaires pour assouvir une réelle soif de boucherie massive…Mais on note tout de même un bel effort d’innovation ainsi qu’un concept extrêmement intéressant et hilarant.

Le verdict ?


Que signifie cette pastille ?