
Passablement échaudés par la publicité en ligne, surtout celle qui est intempestive et intrusive, la plupart des internautes ont trouvé la parade en utilisant des bloqueurs de publicité. Si la fronde gagne petit à petit les annonceurs et éditeurs de presse, à l’image d’Axel Springer ou de Yahoo, le monde de la publicité en ligne commence à faire son mea culpa.
Iligo est allé interroger 1 000 internautes de 18 à 64 ans pour leur demander quels étaient les avantages et inconvénients d’un adblockers.
Et si 67 % assurent utiliser un logiciel bloqueur de publicités pour ne pas être dérangé durant leur navigation, par une pop-up par exemple, 31 % regrettent que les adblockers bloquent toutes les publicités sans laisser le choix ou qu’à cause d’eux, l’internaute ne puisse bénéficier d’offres susceptibles d’être intéressantes pour lui.
Une étude Adobe et PageFair estimait le manque à gagner des sites internet imputés aux bloqueurs de publicités à 22 milliards de dollars pour 2015. Néanmoins, ce ne sont pas tant ces logiciels qu’il tance que la source du problème : les mauvaises publicités qui « menacent de semer le chaos dans l’ensemble de l’industrie ». Il appelle alors à la création de nouvelles normes, des « standards durables » avec la mise en place de publicités peu gourmandes en bande passante et qui n’interrompent pas la navigation des internautes. À l’image de la politique de « publicités acceptables » d’AdBlock.
