[Rachat de Twitter] Les trolls et autres haters dissuadent les potentiels acquéreurs

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Par Elodie le

Intéressé dans un premier temps par le rachat de Twitter, Disney a finalement renoncé. La raison ? La peur des trolls et autres haters qui pullulent sur la plateforme. Pas très Disney friendly.

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Les trolls ruinent-ils tout espoir de voir la vente de Twitter se concrétiser ? Selon Bloomberg, la réputation peu enviable de Twitter de plateforme offrant une tribune au harcèlement, aux trolls, au racisme, au sexisme et à toute autre forme de communication peu civilisée freine les ardeurs de potentiels acquéreurs.

Deux au moins se sont retirés des négociations pour cette raison, dont Disney. Les studios, qui avaient fait montre de leur intérêt fin septembre, craignent en effet que Twitter ne ternisse son image d’entreprise saine et familiale.

Disney et Salesforce redoutent les trolls

Salesforce se serait également montré réticent à racheter Twitter alors que la plateforme a montré son impuissance à juguler le problème du harcèlement sur sa plateforme.

Avec le retrait définitif de Saleforces en fin de semaine dernière, c’est le dernier prétendant connu de Twitter qui jetait l’éponge.

Des déclarations qui ne devraient pas faire les affaires de Twitter, déjà bien mal en point.

Un problème de longue date pour Twitter

Avant son départ, Dick Costolo avait fait de la chasse aux trolls l’une de ses priorités. En reprenant le flambeau, Jack Dorsey avait promis de faire de même, notamment avec de nouveaux outils de signalement, mais le phénomène ne s’était pas arrêté, loin de là. De nombreuses personnalités ont fait le choix de quitter la plateforme après avoir été la cible d’insultes ou de commentaires haineux.

En juillet dernier, c’est l’éditorialiste Milo Yiannopoulos, troll haineux s’il en est, qui avait été exclu définitivement de Twitter après s’être illustré dans une campagne raciste d’une rare violence à l’encontre de l’actrice afro-américaine Leslie Jones (dans le cadre de la sortie de Ghostbusters).

Jack Dorsey avait alors estimé que « personne ne mérite d’être la cible d’abus sur Twitter. On n’a pas été assez bon pour veiller à ce que cela ne soit pas le cas, nous devons mieux faire ». Apparemment cela n’a pas été suffisant.

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